Au cours du siècle dernier, le rôle de la mère a été revu à maintes reprises, par elle-même et par la société. Regard sur 100 ans de grossesses.
1990-2000: À la recherche de la maman parfaite
De plus en plus éduquées, les jeunes femmes rêvent de carrières prometteuses. Aussi, plusieurs préfèrent reporter les projets de maternité et se consacrer d'abord à leur vie professionnelle.
Par ailleurs, les Québécoises sont de plus en plus exposées à des modèles de femmes et de mères parfaites, les supermoms. Une bonne mère doit pouvoir organiser des fêtes, suivre des cours de psychologie pour mieux comprendre sa fille, cuisiner des biscuits pour la classe de Pitchounette, accompagner Fiston au soccer, etc. Et tout ça avec le sourire! Les femmes subissent une pression énorme. Reproduire de tels modèles en travaillant plus de 40 heures semaine? Impossible. Et pourtant, elles persistent à tenter le coup.
La maternité se redéfinit... la paternité aussi
Le nouveau millénaire débute par une annonce importante: le gouvernement fédéral bonifie de manière substantielle le congé parental. Dès 2000, ce dernier passe de 10 à 35 semaines, auxquelles s'ajoutent les 15 semaines du congé de maternité, avec prestations maximales de 410 $/semaine de l'assuranceemploi. Les couples réagissent avec enthousiasme et font bondir le taux de fécondité. Les familles de trois enfants, quasi inexistantes durant les années 1980, ne sont plus rares.
Un second programme, provincial celui-là, entraînera lui aussi d'importants changements: le congé de paternité. Créé en 2006, ce congé de cinq semaines est réservé aux pères. En 2008, 56 % des pères québécois s'en prévalent, contre 11 % des pères canadiens. Alors que le soin des enfants a toujours incombé - souvent par défaut - à la mère, voilà que le conjoint la rejoint sur son territoire. Pour de nombreux couples, c'est le début d'un réel travail d'équipe.
















