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Au cours du siècle dernier, le rôle de la mère a été revu à maintes reprises, par elle-même et par la société. Regard sur 100 ans de grossesses.
1900-1940: Pour l'amour de Dieu
Faire des enfants ou pas? La question ne se pose pas: le but du mariage est de procréer, et les jeunes couples accueillent généralement leur premier bébé peu après s'être dit oui. En même temps, les femmes enceintes restent discrètes sur leur état, portant des robes plissées qui dissimulent leur ventre et vaquant à leurs tâches comme si de rien n'était.
Lorsque le grand moment arrive, le père mène rapidement les enfants chez une tante ou une voisine. Seule une équipe réduite est admise au chevet de la parturiente: sa mère, une proche parente, le médecin et la sage-femme. On stérilise les ciseaux et un bout de ficelle à l'eau bouillante et on dispose bassine, toiles, serviettes propres et eau chaude près du lit. Dès sa sortie, le nouveau-né est lavé, huilé et langé par la sage-femme.
La mère garde le lit pendant 10 jours - pas moins, car ça porte malheur! - question de refaire ses forces. Heureusement, elle peut compter sur la releveuse (une parente ou une voisine) pour tenir maison et prendre soin des enfants. Il est d'usage que cette dernière reste auprès de la famille durant 40 jours, le temps que la mère réintègre graduellement sa routine.
1931: Trois médecins canadiens créent le Pablum. Riches en minéraux et en vitamines, ces céréales contribuent à réduire le rachitisme chez l'enfant.
1932: «Mais dans tout ça, les plus affreux, ce sont les chers p'tits malheureux, Pas d'argent pour les faire soigner, on finit par les enterrer»
Extrait de la chanson Sans travail, enregistrée par La Bolduc en 1932 Q

















