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- Page 1
- Une adaptation
- Page 2
- Consoler bébé
- Page 3
- Se donner du temps
À la naissance de notre trésor, on flotte sur un nuage. Puis, on doute, on s'inquiète, on se remet en question. Voici 9 vérités qui font du bien quand notre moral est au plus bas.
4. On n'est pas une moins bonne mère parce qu'on n'arrive pas toujours à consoler bébé
Trois semaines après sa naissance, Ariane s'est mise à pleurer beaucoup, apparemment sans raison. «J'ai tout essayé: lui frotter le dos, la bercer, la mettre dans le sac ventral, rien n'y faisait, raconte Rachel. J'étais découragée et je remettais en question mes compétences de mère.» Après deux mois, à bout de souffle, elle contacte le Groupe les Relevailles de Québec. Denise Viens lui explique que certains bébés pleurent pour évacuer la fatigue et les tensions. «Ce sont souvent des bébés plus vifs et plus curieux que la moyenne. On croit parfois, à tort, qu'ils souffrent de coliques et on tente de les soulager. Ce faisant, on les stimule davantage, ce qui augmente la durée des pleurs.» Quand Rachel a eu compris que sa fille avait besoin de pleurer pour se prédisposer au sommeil, les pleurs ont diminué en durée et en intensité. «Je la stimulais le moins possible. Elle s'endormait au bout de quelques minutes. Ç'a été presque magique.»
5. On est la mieux placée pour connaître les besoins de notre bébé
«Es-tu certaine qu'il boit suffisamment? Il doit avoir encore faim.» Si on allaite, ces phrases nous deviendront familières. Or, si notre bébé prend du poids, fait pipi, dort bien et semble en forme, il n'a pas faim. Quoi qu'en dise grand-maman. «Les nouveaux parents reçoivent des conseils de tout un chacun, constate Linda Poirier, infirmière en périnatalité au CLSC Saint-Louis-du-Parc, à Montréal. Il est parfois très difficile de résister aux pressions de son entourage, surtout quand on est épuisée par des nuits écourtées.»
Un conseil: éviter la confrontation, répondre simplement «Merci, je vais y penser» et... faire à sa tête. S'obstiner, c'est perdre une énergie dont on a grandement besoin quand on vient d'accoucher.
6. Un nourrisson ne se «gâte» pas
«Prenez-le!» répond Diane Bouchard aux mamans qui appellent parce que leur bébé de quelques jours cesse de pleurer dès qu'elles le prennent dans leurs bras. «Oui, mais ma belle-mère me dit que je vais le gâter», rétorquent les jeunes mères désemparées. Faux!
Un conseil: jusqu'à 6 mois, on ne gâte pas un bébé en répondant à ses besoins. Et le nouveau-né a besoin d'être tenu tout contre nous. Il a vécu neuf mois dans notre ventre à ressentir notre chaleur et nos mouvements et à entendre les battements de notre coeur. En le prenant, on le rassure et on l'aide à acquérir un sentiment de sécurité. On ne le gâte pas.



















