Marie-Annick, mère de Raphaëlle et de Mathilde (5 et 1 1/2 an)
Le choix de papa
«Mon mari appelait notre bébé Alexandra depuis le début de ma grossesse, sans savoir si c'était un gars ou une fille. Quand nous avons su que nous attendions bien une petite fille, je lui ai dit que je trouvais ce prénom trop long. Il était très déçu. Puis, j'ai pensé que le plus beau cadeau que je pouvais lui faire était de lui permettre de s'approprier un peu ma grossesse en lui laissant choisir le prénom de sa fille. Depuis, il est beaucoup plus impliqué et parle sans arrêt de sa future princesse. Et moi, je suis remplie de bonheur de voir l'homme de ma vie se réjouir autant de devenir père.»
Chloé, future maman d'Alexandra
Question de culture
«Ma fille s'appelle Heidi Jassinger. Son père est un anglophone d'origine hongroise. On cherchait donc un nom qui se disait de la même façon en français et en anglais. Un jour, Tom m'a dit qu'il avait entendu le prénom Heidi et qu'il aimait bien ça. Joli, facile à prononcer dans les deux langues, il se mariait bien avec le nom de famille. Beaucoup de gens croient que ça vient de l'histoire de Heidi dans les montagnes, mais pas du tout!»
Brigitte, mère de Heidi (11 ans)
«On devait trouver un prénom qui marchait dans nos deux langues, le français et le hollandais. Ma belle-mère me suggérait des noms comme Yves ou Bernadette.... Elle ne comprend pas qu'ici il y a des modes et des époques pour les prénoms. Finalement, on a choisi Ludo. Pas Ludovic, parce que ça n'existe pas en hollandais (ce serait Lodewijk... trop compliqué au Québec!). Notre fils passera sûrement sa vie à dire "Pas Ludovic, juste Ludo! " mais tant pis! Au moins, ses grands-parents pourront prononcer son nom!»
Marie-Hélène, mère de Léonie et de Ludo (3 ans et 4 mois)
Entente cordiale
«Mon conjoint et moi ne nous entendons jamais sur rien! Ce n'est pas dramatique, c'est même souvent loufoque. Mais nous devions tout de même arriver à un consensus pour les prénoms de nos enfants. Pour notre fille, il voulait Alexa; moi, Alexia. Après l'accouchement, j'ai imposé mon choix... Il se sentait tellement mal de ne pas avoir pu souffrir un peu à ma place qu'il a accepté, à condition d'avoir le dernier mot pour notre deuxième bébé. Pour notre garçon, il avait une liste de prénoms en tête, j'avais la mienne. Un seul se trouvait sur les deux listes: Lucas. Ce n'était pas notre préféré, mais nous l'aimions tous les deux. Nous avons compris que nous devions mettre de l'eau dans notre vin tous les deux.»
Nadine, mère d'Alexia et de Lucas (3 1/2 ans et 8 mois)
C'est bébé qui choisit!
«À l'hôpital, on hésitait entre Morgane et Rosie pour notre seconde fille. Le deuxième jour, elle pleurait beaucoup, et mon mari la berçait en lui parlant doucement. Après un moment, on s'est rendu compte que, quand il chuchotait "Morgane, Morgane...", elle continuait de pleurer. Mais quand il disait "Rosie, Rosie...", elle se calmait. Alors, elle s'appelle Rosie. On peut presque dire que c'est elle qui a choisi son nom...»
Gabrielle, mère d'Arielle, d'Émeryck et de Rosie (7, 4 et 2 ans)
Témoignages recueillis par Claudine St-Germain
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