Lire la suite...
- Page 1
- J'accouche comment?
- Page 2
- J'accouche dans quelle position?
- Page 3
- Les façons de soulager la douleur
- Page 4
- Les méthodes d'autogestion de la...
Un guide indispensable pour choisir l'accouchement qui nous convient et bien s'y préparer.
La péridurale
Injection, entre deux vertèbres lombaires, d'un ou plusieurs anesthésiants et narcotiques, effectuée par un anesthésiste. Elle insensibilise le bas du corps, mais on reste consciente. On la pratique lorsqu'on atteint une ouverture du col de 4 cm. C'est une option populaire: au Québec, en 2000-2001, 52 % des accouchements par voie vaginale ont eu lieu sous péridurale.
Les plus
- Elle soulage pratiquement toutes les douleurs des contractions.
- En permettant à la mère de se détendre et de se reposer, elle permet souvent aux contractions d'être plus efficaces. Aussi, on est plus reposée quand vient le temps de pousser.
- La péridurale est normalement sans danger.
Les moins
- Elle peut être plus ou moins efficace ou offrir un soulagement d'un seul côté du corps.
- Une fois la péridurale en place, le monitoring foetal est obligatoire, ainsi que le soluté en intraveineuse et la surveillance de tension artérielle de la mère.
- Comme on perd toute sensation dans les jambes, on doit rester couchée pour le reste de l'accouchement. Et, comme on ne peut aller aux toilettes, on doit parfois nous poser un cathéter.
- Comme la péridurale peut ralentir le travail, on devra peut-être administrer de l'oxytocine pour le déclencher.
- La mère ne les sentant pas très bien, les poussées pourraient être moins efficaces et plus longues, augmentant les risques d'interventions comme les forceps, la ventouse, l'épisiotomie ou la césarienne.
- Dans certains cas, elle abaisserait la pression artérielle de la mère et peut affecter sa respiration, causer des maux de tête pouvant durer quelques jours, des démangeaisons, des nausées ou de la fièvre.
Les ressources
Pour mieux comprendre la péridurale, on en discute avec notre intervenant en cours de grossesse et on visite les sites Doctissimo et Petimonde.
La méthode Bonapace
On dévie notre attention de la douleur grâce à la concentration, la respiration, au massage des zones de tension entre les contractions et à la stimulation des points douloureux lors des contractions. Cette stimulation encourage le corps à sécréter des endorphines et à dévier la douleur, explique Johanne Steben, infirmière enseignant la méthode à l'hôpital Saint-Luc, à Montréal.
Les plus
- La méthode permet d'envisager l'accouchement de façon plus sereine et de réduire le recours à la péridurale et autres interventions médicales. En effet, en contrôlant mieux notre douleur, on se sent plus forte en plus de moins ressentir la douleur (cette méthode a été prouvée neurologiquement).
- Aucun effet secondaire.
- En sollicitant la participation du père à tout moment, elle lui permet de prendre une part active à l'accouchement.
Les moins
- Il faut suivre un cours de 4 semaines à raison de 2 heures par semaine. Une fois le cours terminé, il faut pratiquer régulièrement la respiration et les massages pour ne pas perdre les notions acquises.
- Cette méthode exige une grande participation du conjoint, qui doit être présent tout au long de l'accouchement.
- Si on accouche dans un hôpital où la méthode n'est pas bien connue du personnel infirmier, le père doit être prêt à la mener seul.
Les ressources
- L'hôpital Saint-Luc de Montréal offre une formation de 4 semaines débutant le premier mardi de chaque mois. Infos et inscriptions: % (514) 890-8326. Ailleurs au Québec, le cours est offert par l'entremise de certains CLSC; on s'informe dans notre région.
- Du coeur au ventre: la méthode Bonapace de préparation à la naissance, par Julie Bonapace, UQAT, 1997, 167 p., 24,95 $.
L'acupuncture
«L'acupuncture n'est pas à proprement dit une méthode de gestion de douleur, car elle ne la supprime pas, précise Jean Lévesque, acupuncteur. Elle vise plutôt à détendre, à relaxer, à donner de la force à la maman afin qu'elle accouche le plus vite et le plus efficacement possible.» L'acupuncteur reste auprès de la mère durant tout l'accouchement pour modifier l'emplacement des aiguilles et surveiller le progrès du travail.
Les plus
- Aucun danger pour maman et bébé, aucun effet secondaire.
- Pratiquée tout au long de la grossesse, elle peut soulager plusieurs maux, comme les nausées et les douleurs lombalgiques et sciatiques, et agir dans certains cas (faire tourner un bébé en siège ou arrêter un travail prématuré).
- Elle accélère le travail en relaxant la femme, rendant ainsi les contractions plus efficaces.
- Elle n'empêche pas d'avoir recours à la péridurale ou à d'autres méthodes de gestion de la douleur.
Les moins
- Elle n'atténue pas la douleur.
- Pour y avoir droit, il faut être encadrée par un acupuncteur depuis au moins une partie de la grossesse.
- Tous les centres hospitaliers n'accueillent pas les acupuncteurs. Notre acupuncteur doit en faire la demande auprès de l'hôpital, qui pourrait exiger une dérogation.
Les ressources
- L'hôpital LaSalle, dans la région de Montréal, est le seul, pour le moment, à offrir un service de garde de 24 heures en acupuncture, par le biais du groupe Acupuncteures associées, qui regroupe une vingtaine de membres certifiés. Le coût du suivi est d'environ 350 $. Infos: (514) 525-8858.















