Si on a 40 ans…

Dans mon corps:
  • C'est le last call: à 40 ans, les chances de tomber enceinte sont d'environ 6 %; à 45 ans, elles chutent à 1 %.
  • Le risque de fausse couche grimpe à 50 %.
  • On est plus sujette aux maladies de grossesse et à celles liées au vieillissement.
  • On est plus à risque d'avoir des jumeaux ou un bébé ayant un retard de croissance ou des anomalies chromosomiques, dont la trisomie 21. Dans ce dernier cas, les risques sont de 1 cas sur 385 à 35 ans, 1 cas sur 64 à 42 ans et 1 cas sur 23 à 46 ans. Psychologiquement, il faut se préparer à cette éventualité.
  • Les césariennes sont plus fréquentes.
  • On recommande de prendre plus de temps pour se reposer avant l'accouchement. Ce qui s'en vient sera encore plus exigeant physiquement si on est déficit d'énergie.
  • Cela dit, si la grossesse se déroule normalement, le suivi sera similaire à celui d'une femme plus jeune. «Ça vaut tout à fait la peine d'essayer si on a envie d'avoir un enfant», rassure la Dre Leclercq.

    Dans ma vie personnelle:
  • Les renoncements sont plus difficiles parce qu'on a souvent une vie bien remplie: on a eu plusieurs années pour voyager, faire du sport, s'investir dans des associations, etc. Certaines dépressions post-partum sont attribuables à cela.
  • Quand on a mené sa carrière et sa vie de main de maître, il faut se faire à l'idée qu'on ne décidera plus de tout, que désormais c'est un peu bébé qui mène.
  • On est sûre de soi, on a un bagage d'expériences sur lequel on peut compter, mais en même temps, certaines choses peuvent paraître plus grosses qu'elles ne le sont réellement. On a tendance à être plus obsessive, à s'en demander plus et, sans s'en rendre compte, à en demander plus à notre enfant.
  • On n'a généralement plus de soucis financiers. Avoir un enfant dans la quarantaine est souvent un projet de couple et on est prêts à aller un peu plus loin au besoin, comme se tourner vers les méthodes de procréation assistée ou l'adoption internationale.

    Avec les autres:
  • On est encore dans les couches alors que celles qui ont eu des enfants plus tôt font face aux problèmes de l'adolescence.
  • On se fait parfois demander si on ne sent pas trop vieille pour avoir un enfant. Il faut être sûre de soi et, pourquoi pas, avoir une réponse toute prête du genre «La quarantaine est la nouvelle trentaine» ou «Au contraire, je me sens rajeunir».
  • On a la chance d'avoir plusieurs amies qui sont passées par là. Ce soutien est rassurant.
  • Nos parents sont vieillissants et on ne peut pas compter autant sur eux. Dans certains cas, on doit s'occuper en même temps des parents et d'un jeune enfant.

    Au travail:
  • Notre carrière est bien établie. On sait qu'on a fait nos preuves et que notre expérience est précieuse.
  • Il est possible qu'on ait à s'absenter plus souvent du travail pendant la grossesse pour un problème de santé. Il est important que nos dossiers soient en ordre et qu'un collègue soit à même de prendre le relais au pied levé.
  • Généralement, on attend la fin du premier trimestre pour annoncer à notre employeur qu'on est enceinte. Dans notre cas, comme on sera peut-être plus affectée par les premiers mois de grossesse et qu'on devra peut-être s'absenter subitement, il peut être approprié d'en parler plus tôt, surtout si on a à voyager beaucoup, ce qui est particulièrement pénible lorsque l'on a des nausées.