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- Un concept bien réel
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- «Je t'aime, mon ami»
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- Conseils aux parents
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Chez Nancy, il y a Frédo. Chez Isabelle, c'est Marie qui tient compagnie à sa fille. Et vous, vivez-vous avec les amis imaginaires de vos enfants?
Quoique cet ami navigue dans l'imaginaire des enfants, il s'agit pourtant d'un concept bien concret qui joue un rôle important dans le développement des enfants. «Il y a deux façons de concevoir l'ami imaginaire. D'abord, il peut combler un besoin de socialisation des enfants ou encore il sert d'exutoire à leur culpabilité», explique Élise Castonguay, psychologue clinicienne au Centre de psychologie Gouin, à Montréal. Parfois, l'enfant tente d'expliquer un dégât en rejetant la faute sur son copain imaginaire, mais il faut voir au-delà de cette action. Un enfant peut essayer de se débarrasser d'un de ses traits de caractère qui le gêne en l'attribuant à son ami.
«L'ami imaginaire n'est pas une hallucination. L'enfant sait très bien qu'il n'existe pas vraiment, sauf «dans sa tête». Il utilise ce moyen pour faire face à certaines difficultés au cours de son développement. Le début du langage et la capacité de «faire comme si» rendent possible la création de ce personnage fantastique», note Danielle Laporte dans le livre Être parent, une affaire de coeur. Même si certains parents craignent que leur enfant s'isole des amitiés réelles, il n'est pas inquiétant que notre enfant se confie à cet alter ego invisible. «Au contraire, si l'enfant parle de cet ami et l'introduit dans son quotidien, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Il passe un message à ses parents, comme s'il leur disait: ‘'Je veux vous amener la partie de moi qui est souffrante''. Par contre, si les parents rabrouent le concept de l'ami imaginaire, cela aura l'effet contraire et l'enfant, ne se sentant pas écouté, voudra se retirer du reste du monde», souligne Élise Castonguay.














