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- Turbulents ou hyperactifs?
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- Les sypmtômes du TDA/H
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- Démêler le vrai du faux
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Le trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), c'est beaucoup plus qu'un enfant qui bouge trop. Des experts nous invitent à aller au-delà des préjugés.
«Ces enfants sont des petits tannants qui s'amusent à semer le trouble»
Le TDA/H n'est pas une attitude, mais un problème neurologique. Des chercheurs ont comparé le cerveau d'un enfant TDA/H à celui d'un enfant non atteint au moment d'exécuter une tâche spécifique: on remarque entre autres que le cerveau de l'enfant TDA/H travaille beaucoup plus fort pour obtenir le même résultat. «On le voit clairement en neuro-imagerie: leur cerveau fonctionne d'une façon différente», explique le Dr Yves Lambert, omnipraticien. C'est l'une des plus grandes difficultés de l'enfant atteint: il doit livrer un véritable combat pour rester attentif à une seule tâche. Le Dr Claude Jolicoeur, pédopsychiatre, illustre ainsi le TDA/H: «C'est comme rouler sur l'autoroute et vouloir prendre toutes les sorties! L'enfant n'est pas capable de se concentrer sur une seule chose, car il pense trop vite. Il a beaucoup de mal à conceptualiser le temps et l'espace. Pour lui, c'est toujours le moment présent.»
«Le trouble de déficit de l'attention, ça veut dire qu'un enfant bouge trop et est toujours énervé»
Le terme TDA/H précise que l'enfant peut ou non être hyperactif. Selon le Dr Lambert, environ 25 % des enfants atteints ne seraient pas hyperactifs. «On les appelle lunatiques. Ils sont moins actifs et facilement distraits.» Tranquilles, ils ne dérangent pas en classe. Les filles seraient davantage touchées par le TDA sans hyperactivité, alors que les garçons montreraient plus d'impulsivité (comportements casse-cou, agressivité) et d'hyperactivité. Ce qui explique peut-être qu'on diagnostique plus souvent le TDA/H chez les garçons: on a moins tendance à consulter quand un enfant ne dérange pas.
«C'est la faute des parents: ils ne font pas assez de discipline!»
On ne sait pas encore avec certitude ce qui cause le TDA/H, mais il est clair que l'environnement, le stress ou le manque de discipline ne sont pas en cause. Selon le Dr Russell Barkley, un psychiatre américain qui étudie le sujet depuis plus de 30 ans, 80 % des cas seraient héréditaires. D'ailleurs, cela se vérifie souvent lorsqu'on pose un diagnnostic à un enfant. Quand Marie-Josée a appris que son garçon Olivier était atteint, elle s'est rappelé combien elle avait du mal à l'école, combien la concentration et les devoirs étaient laborieux. Même chose pour Véronique: «Je me suis rappelé que, quand j'étais jeune, il fallait toujours que je me force plus que les autres! J'ai aussi reconnu mon père, un type manuel et très actif.»
Dans les autres cas, le TDA/H serait causé par un problème durant la grossesse (exposition à certaines substances toxiques comme le plomb, l'alcool, la cigarette, certaines drogues dures), un manque d'oxygène à la naissance, des accidents et certaines infections affectant les centres de maturation du cerveau, comme une méningite en très bas âge. Malheureusement, les parents d'enfants atteints se sentent souvent jugés, dit Sophie, dont les deux enfants ont reçu le diagnostic. «Les gens pensent que je ne veux pas faire de discipline ou que j'achète la paix en donnant des médicaments à mes enfants!» Cela dit, même s'il n'en est pas la cause, un manque d'encadrement peut aggraver les symptômes. La gestion du TDA/H passe donc par des stratégies pour organiser le quotidien. «Il faut que l'enfant ait une vie structurée et des consignes claires et simples. Comme pour les autres enfants, mais les clôtures doivent être plus solides», explique le Dr Lambert.


















