L'énurésie nocturne : quelques chiffres

La plupart des enfants prennent plusieurs mois pour être propres la nuit même s'ils sont capables d'aller à la toilette le jour. La situation devient préoccupante lorsque l'enfant continue de faire pipi au lit au moins deux fois par semaine après l'âge de 5-6 ans (énurésie primaire) ou encore si l'enfant a été propre de nuit durant plus de 6 mois et qu'il recommence à mouiller son lit (énurésie secondaire).

Selon la Société canadienne de pédiatrie, environ 15 % des enfants de 5 ans mouillent leur lit. À 8 ans, la proportion de ces enfants baisse entre 6 à 8 %. À 15 ans, on note encore 2 % des jeunes qui vivent avec cette difficulté. L'énurésie nocturne, peu importe l'âge de l'enfant, est plus fréquente chez les garçons que les filles.

Les causes de l'énurésie nocturne

  • Événement externe

Si l'enfant était propre de nuit pendant plus de 6 mois et qu'il a recommencé à mouiller son lit, il est possible que cela soit causé par un événement extérieur qui l'affecte: déménagement, séparation des parents, arrivée d'un bébé dans la famille, etc. Dans ce cas, la situation se replacera habituellement d'elle-même avec le soutien des parents qui rassurent l'enfant sur ce qui l'angoisse. Il peut être aussi possible que l'énurésie soit causée par une infection urinaire ou une autre maladie. Il ne faut pas hésiter à consulter en cas de doute.

  • Sommeil trop profond, vessie trop petite, etc.

Dans les autres cas, l'énurésie nocturne se produit habituellement parce que l'enfant dort trop profondément. Il est donc incapable de se réveiller lorsque l'envie se fait sentir. Il est aussi possible que l'enfant ait une vessie plus petite ou qu'un problème de constipation occasionne une pression sur la vessie, ce qui fait que même une faible quantité d'urine ne peut être retenue par l'enfant.

  • Génétique

Certains facteurs génétiques semblent aussi être en cause. En effet, des recherches ont démontré que lorsqu'un des deux parents mouillait son lit en étant enfant, son enfant a 25 % de risque de le mouiller à son tour. Ce risque augmente à 65 % si ce sont les deux parents qui vivaient cette problématique. (Source: Société canadienne de pédiatrie)