«Les enfants d'âge scolaire commencent à s'identifier à leurs amis, note Marie Breton. Ils valorisent l'indépendance face aux parents. Ils commencent aussi à manger plus souvent à l'extérieur, chez leurs amis et à l'école. Ces expériences élargissent leur répertoire alimentaire en les exposant à des saveurs qu'ils n'auraient pas la chance de goûter autrement.»
Influencés par les amis et par les publicités à la télé, «les enfants veulent plus de sucreries», souligne Marie-France Lalancette. C'est l'âge où ils réclament des pogos et des pizzas pochettes comme en mangent les petits voisins. Tranquillement, ils apprennent à reconnaître un aliment nutritif d'un autre qui l'est moins. Mais, quand ils mangent un aliment, c'est parce qu'il est bon au goût et non parce qu'il est bon pour la santé.
Ils ont besoin d'affirmation. «On leur donne deux ou trois choix quand vient le moment des collations», suggère Sophie Mercure. Et on reste à l'écoute de leurs goûts. Ils préfèrent leur sandwich coupé en triangles plutôt qu'en carrés? On le coupe en triangles!
Pour voir le tableau des besoins nutritionnels des 6 à 13 ans, cliquez ici.
Des solutions à nos problèmes
«Ma fille ne veut plus boire de lait»
«Plus les enfants vieillissent, moins ils consomment de lait et de produits laitiers, constate Julie Paquette. Par exemple, 73 % des filles de 9 à 11 ans ne consomment pas le minimum recommandé selon le Guide alimentaire canadien.» Pour augmenter leur consommation de lait, on en sert aux repas et on donne l'exemple en en buvant nous aussi. On peut aussi offrir à l'occasion du lait au chocolat, qui contient les mêmes nutriments que le lait, ou préparer un lait frappé avec des fruits pour la collation. Les boissons de soya enrichies de calcium et de vitamine D constituent une solution de rechange au lait.
«Mon fils revient de l'école avec une boîte à lunch pleine»
«Plusieurs facteurs peuvent être à l'origine du problème, explique Marie-France Lalancette. Parfois, le climat de la cafétéria distrait notre enfant, qui a du mal à manger dans le bruit. Il peut aussi être pressé de finir son lunch en raison de l'horaire de l'école, alors qu'il est naturellement porté à manger lentement. On se renseigne auprès des responsables du dîner pour voir si le climat peut s'améliorer.» On peut également questionner notre enfant pour savoir ce qui cloche. «Parfois, ce qu'on a mis dans le thermos le matin n'est plus chaud le midi, ajoute la nutritionniste. Quand notre enfant commence l'école, il y a une période d'essais et d'erreurs avant de trouver ce qu'il aime.»
«Il n'est attiré que par les sucreries et le fast-food»
«Ce sont des aliments visuellement intéressants, dit Marie-France Lalancette. Les enfants accrochent à la publicité télévisuelle, ils en parlent entre amis. Pas étonnant qu'ils en réclament.» Les nutritionnistes conseillent de ne pas interdire systématiquement les gâteaux usinés, les rouleaux aux fruits, les biscuits très sucrés, les croustilles, etc., car l'interdit devient vite attrayant. «Le mieux, c'est d'offrir à la maison des aliments nutritifs, suggère Marie-France Lalancette. On maintient alors un ratio acceptable entre les aliments santé et ceux qui le sont moins.»
«Il y a une place pour les aliments moins nutritifs, ajoute Marie Breton, mais c'est aux parents de déterminer cette place. Si on décide d'offrir occasionnellement des croustilles ou un repas de hot-dogs, on laisse les enfants en manger à leur goût. Il vaut mieux en offrir moins souvent et les laisser se satisfaire. S'ils veulent se gaver de frites, qu'ils le fassent. Mais, normalement, si on ne les a jamais privés, ils ne se gaveront pas.»Les enfants d'âge scolaire sont attirés par les aliments colorés et amusants. «On peut combler ce besoin de stimulation en cuisinant ensemble des biscuits en forme d'animaux, par exemple», suggère Marie-France Lalancette. «On peut aussi commencer à aiguiser leur sens critique, ajoute Pascale Morin. S'ils veulent des pizzas surgelées, on peut proposer de faire des pizzas maison pour voir ce qu'ils préfèrent.»
«Elle fait beaucoup de sport. Comment m'assurer que son alimentation répond bien à ses besoins énergétiques?»
«Si notre fille est habituée à écouter les signaux qui lui indiquent qu'elle a faim, elle aura normalement plus d'appétit si elle est plus active, dit Julie Paquette. On continue donc de lui présenter des repas variés et équilibrés, et on la laisse se servir selon son appétit.
«Toutefois si notre enfant va jouer une partie de soccer une heure après le souper, mieux vaut ne pas lui offrir un repas trop riche en gras, poursuit Julie Paquette. Une pizza pepperoni fromage, par exemple, sera difficile à digérer. Un plat de pâtes avec sauce tomate est un meilleur choix parce que les pâtes se digèrent bien et fournissent beaucoup d'énergie.» Au retour de l'activité, si notre enfant a faim, on lui offre une collation contenant deux ou trois groupes alimentaires. Et on n'oublie pas de lui faire boire de l'eau pendant et après l'activité physique pour lui fournir une hydratation suffisante.















