Les tics sont des actions rapides et récurrentes qu'une personne accomplit sans que sa volonté n'intervienne. En règle générale, ils vont et viennent, ou disparaissent et sont remplacés par d'autres tics. Ils semblent culminer vers l'âge de 10 à 12 ans. À la fin de l'adolescence, ils diminuent considérablement chez un grand nombre d'enfants et disparaissent dans la moitié des cas.

Il existe plusieurs types de tics:

  • Les tics moteurs simples. Ces tics font intervenir des muscles. Les plus courants sont des cillements, des plissements du nez, des mouvements oculaires et des projections du cou.
  • Les tics moteurs complexes. Ces tics font intervenir plusieurs groupes musculaires. Il peut s'agir de torsions du corps, de sauts ou d'extensions subites d'un bras.
  • Les tics vocaux. Ces tics produisent des bruits comme un reniflement, un toussotement, un cri perçant, un aboiement ou une répétition en écho des dernières paroles entendues.

 

Si un enfant ou un adolescent présente au moins deux tics moteurs et au moins un tic vocal - sur une période d'un an - on peut présupposer qu'il est atteint du syndrome de La Tourette.

L'enfant peut-il réprimer ses tics?

Il est inutile et improductif de demander à un enfant de réprimer ses tics. Cela ne marche pas, tout simplement. Après tout, bien des gens ne peuvent même pas prévoir l'apparition de leurs tics. Une chose est sûre: certains enfants sont capables d'inhiber leurs tics de manière subconsciente pendant un certain temps (pendant la pièce de théâtre de leurs camarades par exemple). De même, les tics ont tendance à s'atténuer pendant une activité captivante et pendant le sommeil. Certains enfants apprennent à masquer leurs tics en leur
ajoutant un mouvement plus acceptable. Ainsi, un enfant peut dissimuler un tressaillement du bras en prolongeant le mouvement de manière à repousser une mèche de cheveux. Il n'en reste pas moins que les tics répondent mal à la maîtrise consciente prolongée. Ils sont irrépressibles, comme le besoin de respirer: on peut retenir son souffle un certain temps mais pas indéfiniment. Alors, l'enfant peut-il réprimer ses tics? Dans une certaine mesure mais, pour l'essentiel, non.

Il lance des jurons...

Une faible minorité seulement de personnes ayant des tics vocaux présente une coprolalie, c'est-à-dire une émission involontaire de mots obscènes ou vulgaires. Il ne faut pas confondre la coprolalie avec un simple langage grossier. Les jurons sont reliés au contexte de la conversation chez la personne qui a un langage grossier, tandis qu'ils surviennent inopinément au beau milieu d'une phrase chez la personne atteinte de coprolalie: « Est-ce que je pourrais C-A-L-V-A-I-R-E avoir du sirop d'érable avec mes crêpes ? » Il arrive aussi que la coprolalie consiste en l'émission de paroles
déplacées.