La recherche scientifique révèle que certaines façons de stimuler le bébé sont particulièrement efficaces pour favoriser son développement. Il est important de stimuler le jeune enfant de manière adéquate en faisant tout aussi attention à ne pas le sur-stimuler, croyant bien faire.

La période de la petite enfance est tout à fait cruciale pour favoriser l'acquisition des habiletés qui vont permettre à l'enfant de répondre aux demandes de l'école plus tard. Comment, comme parent ou adulte proche de l'enfant, pouvons-nous contribuer au développement optimal du tout-petit?

Petits gestes et grands résultats

Les activités de stimulation et les expériences qui participent au développement de l'enfant au niveau cognitif, social, langagier et moteur, prennent habituellement la forme d'interactions et de jeux entre lui et les personnes qui s'en occupent.

Spontanément, de façon intuitive et naturelle, beaucoup d'adultes réalisent ce type d'activités avec les jeunes enfants. D'autres toutefois le font beaucoup moins souvent ou pas du tout.

Vous jouez à faire «coucou»?

Vous chantez des chansons en faisant des gestes et des sons répétitifs?

Vous regardez un livre avec votre tout-petit et vous décrivez les illustrations?

Vous parlez à votre enfant en l'encourageant à produire des sons et des mots?

Vous lui offrez des objets à manipuler?

La réalisation de ces activités, anodines direz-vous, ont toute leur importance.

Qualité de l'environnement, qualité de l'apprentissage

Outre le bagage génétique, la recherche démontre aussi qu'il y a une forte relation entre la qualité de l'environnement dans lequel évoluent les enfants et la qualité de leur développement cognitif, langagier, moteur et socio affectif.

Généralement, les parents et les autres grandes personnes qui gravitent autour du tout-petit offrent spontanément l'essentiel de tout ce qu'il lui faut pour bien se développer. Mais, immanquablement, plus les conditions sociales sont difficiles, défavorables ou précaires, et moins l'enfant bénéficie de l'attention constructive de ces adultes de référence et leur développement en souffre en conséquence.

Dans plusieurs quartiers de Montréal, la moitié des jeunes enfants présentent ainsi ces retards de développement si souvent observés dans les milieux défavorisés et qui se manifestent notamment par la pauvreté du vocabulaire. Il est facile de prévoir que ces jeunes enfants ne parviendront malheureusement pas à s'ajuster aux demandes de l'école compte tenu qu'ils n'ont pas suffisamment développé les habiletés préalables à la réussite scolaire. Dès leur entrée à l'école, ils seront confrontés à des échecs scolaires avec tous les risques associés: perte d'estime de soi, troubles de comportement, renoncement.