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- Faire le deuil de l'enfant rêvé
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- Un processus difficile
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- Deux familles témoignes
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- Témoignage: Avoir un enfant autiste
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- Témoignage: Avoir un enfant aveugle
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- «Apprendre le braille»
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Comment réagit-on quand notre enfant, attendu depuis neuf mois, est handicapé ou gravement malade? Comment faire le deuil de la vie qu'on avait imaginée pour lui? Conseils de spécialistes et témoignages de parents.
Il aura les yeux de son père, jouera au soccer, s'entendra avec son grand frère comme larrons en foire... Pendant la grossesse, on bâtit une personnalité à l'enfant à venir. On l'imagine parfait. On ne s'attend surtout pas à ce qu'il naisse handicapé ou malade. Et quand c'est le cas, nos rêves s'écroulent. On passe alors à travers différentes phases semblables à celles du deuil.
1. Choc. À l'annonce du diagnostic, on vit un choc qui se manifeste de différentes façons, selon les personnes: pleurs, confusion, apathie, sentiment de torpeur, d'irréalité, d'impuissance, etc. «Il y a le choc initial, immense, et les secousses après coup, explique le psychologue François Côté. Chaque fois qu'on réalisera, plus tard, que notre enfant ne pourra pas faire ceci ou cela, on en vivra d'autres.» Ce n'est pas toujours évident, mais il faut tenter de voir l'enfant d'abord et la déficience ensuite, d'après Diane Pelchat, infirmière et professeure émérite à l'Université de Montréal, qui a conçu un programme pour aider les professionnels de la santé à accompagner les parents lors du diagnostic. «La mère a donné naissance à un enfant, pas à un handicap! L'attitude du personnel peut faire une grande différence dans l'adaptation des parents à leur nouvelle réalité.»
2. Négation. «Ça ne se peut pas, c'est impossible, les médecins se sont trompés.» La négation est un mécanisme de défense qui nous protège contre une situation trop difficile à assimiler. Cette étape, c'est un peu un sursis qu'on se donne avant d'affronter la réalité. Elle peut durer quelques heures ou quelques jours. Mais elle doit être de courte durée. Si on persiste à nier, on vivra constamment dans la souffrance et on n'arrivera pas à réorganiser notre vie.
















