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- Page 1
- Comment élever un bon sportif
- Page 2
- Joueur de soccer ou escrimeuse?
- Page 3
- Défaites sportives et leçons de vie
- Page 4
- Comment être un bon parent de sportif?
- Page 5
- Les sports d'équipe: pour que...
- Page 6
- 5 conseils pour une pratique sportive...
Tournois de soccer et de baseball, camps de natation, Jeux olympiques: pas de doute, le sport est à l'honneur cet été! L'est-il pour nos enfants? Comment les soutenir pour qu'ils bougent et se développent positivement dans le sport?
Joueur de soccer ou escrimeuse?
Pour qu'il en retire des bénéfices et demeure motivé, il est important que notre enfant choisisse un sport qui lui convient. C'est en bonne partie notre rôle de lui en faire découvrir plusieurs. Il faut en parler, lui présenter différents types d'activités physiques. «Et, surtout, il faut voir quels sont ses intérêts, précise Germain Duclos. Le but est de privilégier les activités qui collent à sa personnalité. Pour certains, les sports de groupe ne sont pas attirants: on peut alors viser une activité individuelle comme la natation.» On est donc attentive aux préférences de notre enfant. Par exemple, on n'insistera pas pour qu'il joue au basketball s'il s'intéresse davantage à la gymnastique ou au karaté.
Par ailleurs, durant la petite enfance et au primaire, il est important que notre enfant pratique plusieurs sports, non seulement pour découvrir celui qui le passionnera, mais aussi pour qu'il développe différentes habiletés physiques. C'est pourquoi «on ne recommande pas la pratique d'un sport unique avant l'âge de 10 ans», explique la Dre Lydia Di Liddo, pédiatre urgentologue formée en médecine sportive et coauteure de L'Enfant, l'Adolescent et le Sport de compétition.
Motivation 101
Elle a trouvé un sport qu'elle adore et va à ses premiers cours avec entrain. En sera-t-il toujours ainsi? On le souhaite, mais Germain Duclos rappelle que, pour garder sa motivation, l'enfant doit développer un sentiment de compétence. Pour cela, il faut lui enseigner à y mettre l'effort. «Les enfants ont une pensée magique, poursuit le psychoéducateur. Certains vont vouloir abandonner leur cours de judo après deux semaines. Ils croient qu'ils seront ultra-performants dès le début et se rendent compte que c'est un peu plus difficile. Les parents doivent leur apprendre à persévérer. Il faut leur expliquer les modalités: par exemple, dire à l'enfant qu'il devra suivre un cours par semaine durant 12 semaines et prendre une entente avec lui en précisant qu'une fois inscrit, même s'il trouve que c'est parfois difficile, il doit se rendre au bout de sa session. On lui apprend ainsi qu'il faut faire des efforts pour progresser.»
Malgré tout, il y en aura toujours de meilleurs que lui. «Il faut comparer le plus possible l'enfant à lui-même et non aux autres, rappelle Germain Duclos. Et il faut se concentrer sur les moyens et les stratégies utilisées pour s'améliorer. On peut notamment faire réaliser à notre enfant que c'est quand il prend les bons moyens et qu'il a la bonne attitude qu'il réussit.» Par exemple, pour frapper la balle au baseball, il faut bien la fixer. On peut le féliciter en lui faisant remarquer que, parce qu'il s'est concentré, il a réussi à frapper la balle deux fois dans sa pratique.

















