Bien vivre la garde partagée

Par
Mylen Vigneault
Publié:
3 mars 2008
Mise à jour:
5 mai 2009

Lors d'une séparation, plusieurs parents optent pour la garde partagée. S'agit-il de la solution pour nous?

  • Stabilité et souplesse, «La garde partagée doit naître de la volonté conjointe des deux parents d'être présents pour leur enfant, sur une base régulière et pour longtemps», explique Denyse Côté. Tant sur le plan émotionnel que pratico-pratique, la stabilité est aussi nécessaire pour les parents que pour l'enfant. Attention! Stabilité ne veut pas dire rigidité. Au fil du temps, des ajustements plus ou moins importants peuvent devoir être faits.

  • Ne pas faire sentir l'enfant responsable du conflit. Les enfants se sentent facilement responsables de tout. Le rôle des parents est de les rassurer, de leur expliquer la séparation, que les divergences d'opinions qui peuvent suivre ne sont en rien de leur faute. On n'entraîne pas notre progéniture dans un conflit de loyauté, on règle ça entre adultes.

  • Accepter les différences.
    Il est pratiquement impossible que tout soit identique chez papa comme chez maman. Les valeurs peuvent se ressembler ou diverger. Les heures de repas ou de dodo, les punitions ou récompenses, le type d'activités également. On ne peut demander à l'autre parent de devenir végétarien ou le forcer à acheter un Play Station, par exemple. De plus, de nouveaux conjoints entrent aussi dans la vie de chacun, avec leurs propres habitudes. Ici encore, le respect de la vie de chacun est de mise.

    En résumé, la garde partagée peut s'avérer adéquate pour certains et pas pour d'autres. Lorsqu'elle est motivée par un désir commun d'offrir un milieu épanouissant à l'enfant et que les deux parties s'impliquent, les chances de réussite sont grandes. Cependant, il faut que les conjoints se donnent du temps, aient des attentes réalistes et acceptent que la démarche soit parsemée d'essais et d'erreurs.

    Il n'y a pas de modèle unique. Afin d'aider à établir un plan de match et de mieux communiquer, il est fortement recommandé de faire appel à un médiateur neutre. Au Québec, six rencontres de médiation sont offertes gratuitement aux ex-conjoints qui le désirent.
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    Comment réussir la garde partagée
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    Garde partagée: témoignages

    Vos commentaires(4 commentaires)

      • kathleen
      • Jeudi 04 février 2010
      • Voilà presque 5 ans déjà que ma fille vit la garde partaée soit 1 semaine/1 semaine. C'est l'enfer. Elle ne reçoit pas la même éducation et se fait manipuler par son père. Comme toi Isabelle, il a fait ça pour gagner, parce que les quatres premières années... il n'était pas là. Jamais de pensions, de couches ou quoi que se soit! Et du jour au lendemain... il demandait la garde complète! Ça me tue de voir ma fille ainsi, renfermée et pleine de colère. La garde partagée m'a été imposée. Je dors mal depuis 5 ans. Je souhaite de tout mon coeur qu'un jour elle revienne temps plein à la maison. Je le vois qu'elle est malheureuse dans cette situation. Je le sens et je le vois par ses dessins, ses dires et son attitude. J'aimerais tellement que ça revienne comme avant pour elle. Mais je ne dois pas lui dire cela... elle serait probablement triste que je fasse rien. J'aimerais bien que ça change... mais l'avocat dit que je n'ai pas de bonnes raisons et qu'aujourd'hui c'est la garde partagée qui prime!
      • MB 25ans
      • Jeudi 07 janvier 2010
      • Mon conjoint a quitté son ex il y a prêt d un an, en raison du rapport à l 'argent qu'elle entretenait, l'absence d'intimité, et de la violence verbale et physique qu'elle lui faisait subir depuis plus de 2 ans. Il souhaite la garde-partagé car la mère est dépressive, profite du système, et laisse traîner ses pilules (antidépresseur) ce qui a requis un séjour à l'hôpital pour la petite après en avoir ingérer. Il est inquiet. Elle a changé de ville ce qui le mène a 1h15 de route. Il veut qu'il y aie de bons exemples autour de la petite et souhaite participé activement à son éducation morale et intellectuel. J'espère que la justice verra au besoin de cette enfant de stabilité émotive, etc.
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