Les crises de colère font partie du développement de l'enfant, particulièrement à l'âge où il commence à marcher et à apprivoiser le langage. Elles traduisent une difficulté à exprimer sa frustration et ses émotions par des mots.

Dès l'âge de 15 mois, l'enfant découvre les premiers interdits. Il est tiraillé entre l'envie et la peur de transgresser les règles établies par ses parents, ce qui provoque en lui une émotion intense. Comme la zone de son cerveau qui contrôle les émotions est encore immature, cette émotion se traduit par des colères, des hurlements et des coups. À partir de trois ans, l'enfant parle mieux et la colère devient un outil pour faire pression sur ses parents ou capter leur attention. C'est toujours un moyen d'exprimer des émotions dont il n'a pas encore conscience. Ce n'est que vers l'âge de cinq ou six ans que l'enfant sait qu'il se met en colère et qu'il peut mieux la contrôler. Elle exprime alors davantage une révolte, contre ses parents ou contre lui-même, son sentiment d'impuissance et ses limites.

La plupart des enfants apprennent seuls à mettre fin à leurs accès de colère. Les parents peuvent cependant les y aider. Quelques conseils.

Garder son calme

Plus on hausse le ton, plus l'enfant cherche à crier plus fort. Et en se laissant gagner par la colère, on risque de l'effrayer. Il faut plutôt chercher à faire baisser la tension. Lorsque l'enfant hurle, on s'accroupit à ses côtés et on lui chuchote à l'oreille. Au début, ses cris l'empêcheront d'entendre. Mais la curiosité l'amènera à tendre l'oreille et à écouter.

Lorsqu'on sent la situation nous échapper, on peut s'isoler quelques minutes ou prendre quelques respirations lentes et profondes pour retrouver son calme. La fessée peut sembler efficace pour calmer l'enfant, mais elle reste un geste violent qui traduit l'exaspération et une perte de contrôle.