Les troubles d'apprentissage étant «invisibles», ils peuvent être difficiles à détecter en très bas âge. Bien que certains retards dans les acquisitions de notre enfant puissent nous interpeller, certains enfants manifestent ces retards sans pour autant posséder de TA, et d'autres n'ayant pas ces retards en souffrent. C'est donc souvent quand Junior arrive à la maison avec ses devoirs que l'alarme se met en marche.

«Dès sa première année du primaire, mon fils n'aimait pas beaucoup les devoirs et les leçons. Il était agité, lunatique, il avait du mal à bien écrire... Il semblait oublier en 30 secondes la matière que je venais de m'évertuer à lui faire réviser. Au fil du temps, l'heure des devoirs - ou les heures - est devenue synonyme de tension extrême, pour lui comme pour moi», raconte France, une maman de 34 ans.

Retour en arrière. Si on allait tout d'abord voir comment a pu se passer la journée de l'enfant?

Ce que votre enfant a pu vivre aujourd'hui

  • En classe
    Premièrement, sachons que l'enfant qui a un trouble d'apprentissage se donne à 150 % à l'école. Il est très intelligent, mais son cerveau ne reçoit ni ne traite l'information comme la majorité de ses pairs. C'est dire tous les efforts que cet enfant met pour assimiler la matière «comme les autres».

    Votre enfant peut avoir diverses difficultés: lire les mots à l'envers, avoir des grosses difficultés avec sa calligraphie, mal comprendre les instructions données verbalement, peiner à ranger son bureau, etc. On parle ici de «cas par cas».

    Quand il ne comprend pas ce que l'enseignant attend de lui, il peut faire face à des réactions très négatives, tant de la part de l'enseignant que de celle de ses «amis». Rapidement, il pourra être étiqueté: paresseux, lunatique, pas assez motivé, gaffeur, désordonné, même «attardé»...

    Outre les remarques qui se veulent «constructives» du genre: «Avec plus d'efforts, tu y arriverais» ou «Concentre-toi et tu seras aussi bon que ton ami», il peut entendre bon nombres de moqueries, chuchotées dans son dos... ou criées vers lui. Quand il se trompe ou quand il pose une question «de trop», il reçoit parfois comme réponse de l'enseignant ou de ses pairs des regards sans équivoque ou des soupirs contrariés. Tout pour l'isoler de plus en plus et pour lui donner une image de lui-même pas très encourageante...
    Quand il tombe sur un enseignant avec qui il a des atomes crochus, ou qui lui démontre beaucoup d'empathie, cela peut adoucir l'épreuve. Mais les enseignants ont des classes de plus en plus nombreuses à gérer et eux aussi peuvent être épuisés. De plus, un TA ne vient pas et ne repart pas comme ça. C'est un handicap permanent. Les choses ne se règleront pas toutes seules.