Réagir aux excès

Les études sont unanimes sur un point: la supervision parentale est déterminante pour freiner la consommation abusive d'alcool chez les jeunes. Savoir où est notre jeune, avec qui, comment il va rentrer à la maison, qui est le chauffeur désigné, chercher à connaître ses amis pour voir dans quelle culture sociale il se trouve, etc.: l'important est de demeurer présente sans que les jeunes se sentent contrôlés.

Des excès, il y en aura probablement. On doit alors revenir sur les règles sur lesquelles ont s'était entendus et appliquer les sanctions prévues. «Autrement, les jeunes pensent que leurs parents ne font que parler et qu'ils n'agissent pas, explique Geneviève Dessureault. Mais ces punitions doivent être justes et réalistes. C'est normal que les jeunes vivent des expériences, mais, dans le fond, ils s'attendent à ce que leurs parents les encadrent. En consultation, il n'est pas rare que des jeunes nous disent: "Mes parents me laissent faire tout ce que je veux. J'ai l'impression qu'ils ne m'aiment pas."»

On croit que les choses dérapent? Notre ado ne coopère pas? On peut aller chercher de l'aide. Les écoles, les organismes communautaires qui oeuvrent auprès des jeunes ou notre CLSC peuvent nous donner de bons conseils ou nous orienter vers les ressources appropriées. «Des fois, il faut juste accepter que le chemin de notre enfant sera plus houleux que ce qu'on avait pensé. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne fera rien de sa vie, qu'il n'ira pas au bout de ses rêves, rassure Geneviève Dessureault. La majorité des jeunes vivent des expériences, mais c'est une minorité pour qui la consommation d'alcool devient problématique. Si vous êtes dans votre rôle de parent, que vous vous investissez dans la relation, que vous mettez des règles claires, votre job est faite, et les risques de complications seront minimes.»

«J'avais tellement bu avant le bal des finissants que je ne me suis jamais rendu au bal! Ma mère était tellement déçue! C'est vrai que ce n'était pas fort! Quand je repense à mon adolescence, je me dis qu'une chance que mes parents étaient là pour me ramener à l'ordre une fois de temps en temps. Cela aurait pu être bien pire. C'est plus tard qu'on les en remercie», se rappelle Francis, 36 ans, qui espère que ses enfants seront plus sages que lui...


Pour en savoir plus

  • La Ligne Parents De l'aide et des conseils 7 jours par semaine, 24 heures par jour.1-800-361-5085
  • Parler d'alcool avec ses enfants sans être dépassé, par Educ Alcool
  • On appelle la Ligne Drogue: aide et référence 514-527-2626 ou 1-800-265-2626