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- Page 1
- Pourquoi cette pause?
- Page 2
- Risquée, l'année sabbatique?
- Page 3
- Comment l'aider?
- Page 4
- Des activités selon leurs...
- Page 5
- Combien reprennent les études?
Nouveau phénomène: entre le secondaire et le cégep, des jeunes font une pause, question de s'aérer l'esprit pour mieux s'enligner. Normal de paniquer? Que faire pour que ce congé leur soit profitable?
Les réalistes
Ils aiment le concret, le pratique: bricolage, menuiserie, nature, jardinage, mécanique. Un stage en menuiserie, une session de travail à la ferme ou dans une écurie les intéressera. Ils sont de bons candidats aux Chantiers jeunesse, des projets de travail bénévole concrets au Québec ou à l'étranger (rénovation, protection de l'environnement, restauration du patrimoine) ou au programme Katimavik, où les jeunes travaillent comme volontaires pour des organisations communautaires à travers le Canada.
Passionnés par les sciences, les mathématiques, l'environnement et la santé, ils ont soif de connaître. On les encourage à aller dans les bibliothèques, à se faire des programmes de lecture sur mesure, à éplucher la section «Quoi faire» des journaux pour trouver des conférences intéressantes, à s'inscrire à des cours particuliers, à joindre des groupes ou des clubs d'environnement, d'astronomie, etc. On les incite à se renseigner auprès des centres de bénévolat pour connaître les projets en environnement ou en santé auxquels ils pourraient collaborer. «Ils ont besoin d'être nourris intellectuellement, dit Louisette Jean. Ils ne doivent pas rouiller, sans quoi ils auront du mal à raccrocher.»
Les artistes
Ils s'ennuient à l'école. Un cours d'art par semaine, ce n'est pas assez pour eux. Pour développer leurs talents, ils doivent côtoyer des gens qui pratiquent leur discipline. Tout ce qui leur permet de l'explorer est bienvenu: ateliers ou projets d'écriture, concours littéraires, cours de langue, de danse, atelier de peinture, de couture ou de poterie, etc. On cherche d'abord dans la communauté. Comme toutes les municipalités ne sont pas également dotées, il faut parfois mettre nos amis à contribution et même oser frapper chez des gens qu'on ne connaît que par réputation. «Plusieurs sont accueillants, assure Louisette Jean. J'ai déjà jumelé un jeune avec un peintre qui a été un mentor extraordinaire pour lui. Il a travaillé à son atelier pendant un an, puis est retourné aux études... en sciences.»
Les introvertis
Bien à la maison, ils s'occupent sans faire de vagues. Il faut les pousser, exiger qu'ils participent en faisant les repas, le ménage, mais aussi en apportant une contribution financière qui les oblige à sortir de leur cocon.
Les entreprenants
Persuasifs, énergiques, ils gagneraient à travailler dans un resto, dans la vente ou dans les relations publiques. Ils rêvent de créer leur entreprise. On peut les y aider.
Les conventionnels
Organisés, efficaces et dignes de confiance, ils sont attirés par tout ce qui touche le travail de bureau. On les incite à s'initier au classement, à la bureautique et à différents logiciels.
Pour tous
Perfectionner son anglais, apprendre une troisième langue, acquérir des connaissances en informatique ou les approfondir: autant d'acquisitions qui seront utiles à notre jeune, peu importe son choix de carrière.















