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- Pourquoi cette pause?
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- Risquée, l'année sabbatique?
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- Comment l'aider?
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- Des activités selon leurs...
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- Combien reprennent les études?
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Nouveau phénomène: entre le secondaire et le cégep, des jeunes font une pause, question de s'aérer l'esprit pour mieux s'enligner. Normal de paniquer? Que faire pour que ce congé leur soit profitable?
Qui s'arrête, et quand?
La sabbatique est encore l'apanage des étudiants de cégep et d'université, mais de plus en plus de jeunes s'arrêtent dès la fin du secondaire avec l'intention de reprendre plus tard leurs études. «Plus de gars que de filles prennent une pause, constate Louisette Jean, conseillère d'orientation à l'Université du Québec à Montréal. Ils ont plus besoin de bouger que les filles, à qui le système scolaire convient mieux.» Il faut à ces jeunes de l'air et de l'espace pour se brancher. «Ils ne remettent pas en question les études; ils y reviendront. Mais elles n'ont plus de sens dans leur vie pour l'instant», croit Yvon Trottier, conseiller d'orientation au cégep Ahuntsic.
Risquée, l'année sabbatique?
Comme Laurence, plusieurs arrêtent parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils veulent. En fait, l'immense majorité des étudiants du collégial ne savent pas ce qu'ils feront dans la vie, et «45 % des cégépiens changent d'orientation en cours de route», souligne Louise Langevin, orthopédagogue et professeure à l'Université du Québec à Montréal. Selon elle, l'indécision n'est pas un motif valable pour laisser l'école. Car prendre un temps d'arrêt comporte un risque.
Superviseure du service d'aide à l'emploi à Intégration jeunesse du Québec, Catherine Bédard reçoit des jeunes qui veulent trouver un emploi ou réintégrer le réseau scolaire après leur pause et qui se heurtent à diverses difficultés. Plusieurs regrettent de ne pas avoir écouté ceux qui leur disaient de ne pas quitter l'école. Certains ont des obligations financières (loyer, paiements d'auto, etc.) qui rendent difficile un retour aux études, même à temps partiel. «Ils devraient témoigner dans les écoles; les jeunes les écouteraient plus que leurs parents», dit-elle. Un conseil? Louise Langevin croit qu'il faut d'abord essayer de retenir les jeunes aux études. Catherine Bédard, pour sa part, invite les parents à aider leur jeune à avoir des attentes réalistes.















