Voyager responsable, c'est partir en ayant conscience des impacts que l'on créera sur les populations et les territoires que l'on visitera. En choisissant de loger dans des auberges locales plutôt que dans certaines chaînes d'hôtels, en préférant les restaurants du coin au buffet des tout inclus, ou en boycottant certaines activités touristiques laissant des empreintes indélébiles sur l'environnement, on s'inscrit comme voyageur responsable. Si l'apogée du voyage responsable consiste à se plonger dans une collectivité pour y faire du bénévolat, on peut également se responsabiliser sur l'impact de nos gestes dans toute forme de voyage. Sans nécessairement tout faire de façon responsable, différentes habitudes viendront faire une différence: «Être responsable, c'est vérifier les politiques des compagnies de voyage auxquelles on aura recours, c'est consommer local en achetant de l'artisanat, en utilisant les services d'un guide. Le simple fait de commander une cerveza et de parler aux gens dans leur langue fera une différence!» explique Marie-Andrée Delisle, conseillère en développement touristique.

Il existe des compagnies québécoises spécialisées en voyage responsable qui offrent des excursions de groupe, tels Explorateur, Expéditions Monde et Mercure .

Il est aussi possible d'entreprendre ce genre de voyage en solitaire. À ce sujet, certaines sections du guide Lonely Planet seront très utiles, ainsi que le site Ekimondo , un site québécois qui, comme l'a mentionné son fondateur Jean-Simon Chartier, «est une plate-forme qui permet aux voyageurs de partager et de découvrir des destinations responsables, des ekistops évalués selon des critères écologiques, culturels et équitables établis en partenariat avec Équiterre et le Bureau International du tourisme social.»