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- Les confidences de Fred Pellerin
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Quand un conteur se raconte...
1. Votre juron préféré, et les moments où vous l'utilisez? Dans la vie, je suis un bon sacreux. Mais jamais sur scène, jamais dans les moments où je suis en public, parce que le sacrage est perçu comme une pauvreté de langage. J'ai mes petits sacres normaux, du roulement habituel, mais de temps en temps, j'ai ceux qui défoulent mieux. Lesquels? Ah! Le sacrage a ses vertus d'invention et ses possibilités de construction qui nous laissent le champ vaste. D'ailleurs, il existe une grammaire, écrite par Clément Légaré, qui montre à quel point le sacrage est une discipline typiquement québécoise, très évoluée et haute en invention langagière. Le juron que je préfère, je ne l'utilise pas, mais il vient d'un ami de mon père: «Chapelet noir!»
2. Parlez-nous de la sorcière de Saint-Élie-de-Caxton. Madame Stroop, une étrangère qui habita sur un immense domaine et dont le souvenir est vague et ouvert aux in¬ter¬prétations. Une femme riche, aux moeurs étranges parce que différents, une femme libre, peut-être, simplement. Fait à savoir: du temps qu'elle vécut à Saint-Élie-de-Caxton, personne au village n'est mort. Hasard? On ne saura jamais.
3. Que vous inspire le vedettariat? Je ne me sens pas vedette. Vraiment pas. Dans l'image que je capte du vedettariat, je sens une grande place offerte à l'image, à la gestion des couettes, à l'accou¬tre¬ment, et encore. Et je me demande comment on peut faire pour s'en faire autant pour si peu. Je préfère mijoter des idées, monter des projets, prendre du temps avec les miens.
















