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- Les confidences d'Anne Dorval
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Elle admet que certaines mères ont plus de talent que d'autres pour la profession, mais ce qui compte vraiment à ses yeux, c'est que chacune fasse de son mieux!
Décrivez la petite fille que vous étiez à 5 ans. Enjouée et tête en l'air. J'étais tellement dans la lune que c'en était dangereux! Il est surprenant que je sois encore en vie!
Et l'ado que vous étiez? Ouf! Vous voulez vraiment que je vous raconte mon époque jupe de terre cuite et chandail de laine? J'étais intense! C'était dur! Franchement, je ne retournerais pas là.
Un beau souvenir professionnel? L'Éveil du prin¬temps, au Quatre-Sous. C'est René-Richard Cyr qui l'avait mise en scène. On était jeunes, on était une grosse gang, et comme il n'y avait pas assez d'espace pour tous les comédiens, on squattait les bu¬reaux administratifs, qu'on transformaient en loges. J'aimais cette délinquance totale. Il y avait Luc Picard, Sylvie Drapeau, David La Haye... Une méchante grosse gang dans un grand désordre mais on était unis par une passion plus forte que tout.
Une personne qui vous a beaucoup influencée? Je dirais plu¬tôt «guidée», et c'est Pierre Bernard, l'ancien directeur artistique du Quatre-Sous. Il m'a donné de la reconnaissance alors que j'étais toute jeune comédienne. Il a toujours été là pour moi, et je serai toujours là pour lui.
Un rôle que vous aimeriez tenir? Je veux jouer du Racine avant de mourir! Et j'aimerais tant qu'un public plus large puisse s'y intéresser, comprendre, aimer.














