Coup de coeur de l'équipe

L'escapade sans retour de Sophie Parent

Sophie Parent en a marre du trafic sur les ponts, de son mari qui l'ignore, de ses ados qui font constamment la moue... Un jour, elle craque. Elle plie bagage et part au Mexique. Mais son escapade au soleil se transformera vite en épopée et elle devra batailler ferme, avec l'aide de gens croisés en chemin, pour redécouvrir qui elle est vraiment. Un roman qui rappelle Mange, prie, aime, d'Elizabeth Gilbert et qui se lit agréablement sur la route des vacances.

L'Escapade sans retour de Sophie Parent, par Mylène Gilbert-Dumas, vlb éditeur, 2011, 345 p., 29,95$.

La réparation

Victime d'intimidation dans une école secondaire privée, une adolescente se suicide. Marie Dumais, journaliste, est envoyée sur place pour écrire une série de reportages sur l'affaire. En rencontrant professeurs, élèves et parents, elle découvrira qui est responsable de la mort de cette jeune génie des maths. Katia Gagnon, journaliste à La Presse, signe ici un premier roman captivant où elle raconte avec empathie la souffrance de ceux qui sont différents.

La Réparation, par Katia Gagnon, Boréal, 2011, 203 p., 22,50$.

Je voudrais qu'on m'efface

La pauvreté et la misère, on les trouve aussi près de chez nous. Et chaque fois qu'on se le rappelle, ça donne froid dans le dos. Dans ce coin d'Hochelaga-Maisonneuve qui ne connaît pas la gentrification, trois préados se côtoient sans se voir. Mélissa, Kevin et Roxane mènent une vie rude auprès de parents alcoolos, paumés ou carrément absents. Avec une plume qui écorche telle la pointe d'un scalpel, la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette signe une chronique d'où émergent une profonde humanité et une détresse troublante.

Je voudrais qu'on m'efface, par Anaïs Barbeau-Lavalette, Hurtubise, 2010, 184 p., 19,95$.

Un si joli visage

Dans la vie de Mary Gooch, il n'y a que deux choses: son mari, Jimmy, et la faim. Une faim omniprésente, sans fond, qui a fait qu'au fil des ans son corps est devenu gigantesque, un véritable rempart entre elle, le monde et le bonheur. Tout va toutefois basculer le jour de son 25e anniversaire de mariage, quand Jimmy disparaît. Pour tenter de le retrouver, Mary devra se mettre en mouvement, établir des liens avec d'autres, sortir de son cocon. Avec beaucoup d'humanité, l'auteure dresse le portrait d'une femme extrêmement attachante et aborde des thèmes auxquels plusieurs pourront s'identifier.

Un si joli visage, par Lori Lansens, Alto, 2011, 572 p., 28,95$.

L'appel de l'ange

Aéroport JFK. Un homme et une femme entrent en collision et échangent sans le savoir leurs téléphones portables. Ils s'en aperçoivent une fois à destination, séparés par 10 000 km. La curiosité l'emporte et chacun explore le contenu du téléphone de l'autre. C'est alors qu'ils découvrent qu'ils sont liés par un secret. À mi-chemin entre la comédie romantique et le thriller, ce roman nous tient en haleine dès les premières pages. Celles qui aiment les bouquins qu'on imagine bien transposés au grand écran seront bien servies.

L'Appel de l'ange, de Guillaume Musso, Éditions XO, 2011, 398 p., 29,95$.

Rosa candida

Arnlijotur, un Islandais dans la vingtaine, quitte le nid familial pour aller planter une variété de rose rare dans la roseraie d'un monastère perdu. C'était un souhait de sa mère adorée, décédée dans un accident de voiture. Avec les précieuses boutures et une photo de sa fille (née d'une histoire d'un soir avec l'amie d'un ami) dans ses bagages, Arnlijotur partira, sans trop le savoir, à la recherche de réponses sur la vie, la mort, l'amour et la paternité. Un roman tout doux, très touchant, rempli de tendresse et de sourires.

Rosa Candida, par Audur Ava Olafsdottir, Zulma, 2010, 336 p., 29,95$.