Germaine Ying Gee Wong, retraitée depuis octobre 2007 comme productrice de cinéma à l'Office national du film, nous assure qu'avant d'être bénévole, elle avait déjà un large réseau social en raison de ses occupations professionnelles. Cependant avec la retraite, elle craignait de manquer d'encadrement. «Avec le travail, on est toujours occupé, on a un horaire, mais à la retraite il faut s'en recréer un. Le bénévolat apporte une forme de structure, une occupation et de la planification dans ma vie», explique-t-elle.

En action sur le terrain

Cette femme dynamique consacre une demi-journée par semaine au restaurant le Robin des Bois où elle s'exerce comme aide-cuisinière. «J'ai bien essayé de faire le service, mais j'étais pourrie, nous confie-t-elle en riant. Je suis habituée de faire de grandes analyses intellectuelles, de siéger sur des comités de gestion, je recherchais donc quelque chose de plus physique, mais dont je suis capable évidemment. Ce que j'aime avec le bénévolat dans les cuisines c'est que quand c'est fini, c'est fini», précise-t-elle.

Bien que son horaire de retraitée soit très chargé, Madame Ying Gee Wong envisage de s'impliquer au sein d'autres organismes. La Popote roulante du père Paul comptera  peut-être une nouvelle bénévole parmi son équipe. «Consacrer sa personne à des actions positives, c'est un juste retour des choses», conclut-elle avec sincérité.