Noël en crise: les années 1930

Une affiche publicitaire de Coca-Cola, parue en 1931, met en scène un gros bonhomme rouge à l'air bon vivant. L'archétype du père Noël tel que nous le connaissons aujourd'hui est né.

Un Américain, fabricant de brosses à nettoyer les toilettes, a l'idée de disposer de nombreuses brosses autour d'un pivot central: le sapin artificiel est né!

La Bolduc enregistre Le Bas de Noël et Marie Dubas, La Charlotte prie Notre-Dame.

Le krach boursier de 1929 a engendré une grave crise économique mondiale. Avec un taux de chômage frôlant les 30%, Montréal est l'une des villes les plus touchées au Canada. Les enfants héritent d'un bas de Noël bien peu garni: quelques bonbons forts et un fruit, une orange s'ils sont chanceux. Dans les campagnes et les petites villes, la crise se fait moins sentir.

Le sapin de Noël est passé dans les moeurs. La tradition veut que les parents le décorent le 24 au soir, pendant que les enfants dorment. On le pare de fruits, de noix, de friandises et de pâtisseries. On termine en déposant une crèche, de plus en plus populaire, à sa base. Bien des gens font fi des avertissements des autorités et accrochent des bougies aux branches, provoquant, bon an mal an, de nombreux incendies.

Le réveillon est devenu une tradition. Au retour de la messe, toute la parenté se réunit autour de la table. Dès la fin novembre, les femmes commencent à cuisiner des tourtières et d'autres plats qu'elles entreposent dans les petits cabanons, à l'extérieur, où les températures glaciales ont tôt fait de congeler la nourriture. Les histoires de l'un, les chansons de l'autre et la traditionnelle partie de cartes prolongeront la soirée jusqu'à tard dans la nuit.