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La méthode du soutien-gorge

La méthode du soutien-gorge

La méthode du soutien-gorge Photographe : iStock Auteur : Geneviève Rossier

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La méthode du soutien-gorge

Si l’anecdotique vous énerve, cessez de lire tout de suite. Cliquez n’importe où ailleurs et ne perdez pas une seconde de plus avec cette chronique. Cet été, je suis assise à une terrasse en fin de journée avec deux grandes copines. 

Je ne sais pas pour vous, mais, pour moi, ce genre de sortie entre filles, que les quatre copines de l’émission Sex in the City semblaient faire presque tous les soirs, est assez rare. Il a fallu au moins 45 courriels pour arriver à s’organiser, entre les matchs de soccer, les camps d’été, les vacances, les horaires de nos conjoints, etc. Nous sommes donc déjà presque pompettes avant même de mettre le pied sur la terrasse. Pompettes de joie, bien entendu. Rendues heureuses par le simple fait d’être là. Alors, imaginez une fois qu’on a pris un verre de vin ou deux! À un moment donné, je me lève pour aller aux toilettes. En revenant à la table, je ne comprends plus du tout la conversation qui semble animer beaucoup Sandrine et Marie-Josianne. Sandrine: «Attends, je comprends pas, tu fais comment, toi?» Marie-Josianne: «Mais je fais comme toutes les femmes, voyons!» Sandrine: «Mais toutes les femmes s’y prennent comme je te dis: on fixe avant de tourner,. L’autre méthode peut donner un mal de dos.» Geneviève: «Excusez-moi, mais vous parlez de quoi, au juste?» Sandrine: «C’est pas évident? Comment tu t’y prends le matin, toi, pour mettre ton soutien-gorge?» Sandrine est d’origine française, Marie-Josianne est québécoise, et moi, je suis née ailleurs, mais j’ai grandi ici. Et sur ce sujet-là, on a des milles de distance! Alors, en se fiant à nos expériences personnelles respectives, on a fini par émettre l’hypothèse que les Françaises (ou les Européennes) attachent la fermeture du soutien-gorge devant, et le tournent ensuite pour passer les bretelles par-dessus leurs épaules. Les Québécoises, par contre, se tordent les bras pour boucler la fermeture directement dans le dos. (Je vous avais averties: cette chronique est futile!) Sandrine et Marie-Jo m’ont gentiment mise au défi de parler de ce grave problème dans Coup de pouce, au moment même où je commençais mon nouvel emploi. Sous l’influence d’un verre de vin, j’ai accepté. Mais j’ai quand même attendu un peu, histoire de préserver mon image auprès de mes nouvelles collègues. Mais l’échéance du pari arrive à grands pas: je revois Sandrine et Marie-Josianne la semaine prochaine pour notre apéro de Noël et je devrai rendre des comptes. D’où ma chronique de ce matin, habilement dissimulée dans une journée de chute de neige, de pluie et de verglas. Cela dit, je n’ai toujours rien résolu de ce mystère existentiel: comment sommes-nous censées faire pour attacher correctement notre soutien-gorge? Est-ce qu’il y a une bonne et une mauvaise façon? Est-ce que c’est culturel?  Et pouvez-vous nous aider?

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