Sexualité

Relations sexuelles: combien de fois par semaine?

Relations sexuelles: combien de fois par semaine?

iStockphoto Photographe : iStockphoto Auteur : Coup de Pouce

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Relations sexuelles: combien de fois par semaine?

Combien de fois par semaine? Tous les couples se demandent secrètement si la fréquence de leurs relations sexuelles est suffisante par rapport aux autres ou « normale ». Ils tentent toujours de se rassurer...

 


La fréquence des relations sexuelles
 
est souvent une source d'inquiétude chez les couples, car elle est généralement perçue comme l'indice le plus évident de la satisfaction conjugale. Un couple heureux est celui qui a une vie sexuelle satisfaisante, pensons-nous. Ceci sous-entend qu'il y a des relations sexuelles avec pénétration X fois par semaine et que cela convient aux deux partenaires. On en vient donc à croire que: « Si tu m'aimes, tu dois me désirer » ou « Si tu m'aimes, tu aimes faire l'amour avec moi ». Et voilà que l'inquiétude nous gagne. Effectivement, la fréquence est très variable d'un couple à l'autre et aussi, au sein d'un même couple, selon les périodes. Mais existe-t-il une « bonne » fréquence?
 
Fréquence variable des relations sexuelles
 
La fréquence des relations sexuelles dépend de plusieurs facteurs, dont les plus déterminants sont: l'âge des gens, leur état physique et psychologique, les occupations de chacun, et surtout, la complicité ou l'intimité qui existe dans le couple. Les hormones, autant que l'on sache actuellement, influencent davantage le désir sexuel que la quantité des activités sexuelles. La plupart des gens pensent qu'il y a un lien entre le désir et la fréquence des rapports, mais il faut se rappeler que si l'un entraîne souvent l'autre, divers obstacles - le manque de temps, la fatigue - peuvent empêcher les activités sexuelles malgré la présence du désir.
 
Santé, stress et manque de temps
 
La santé physique tout comme l'état psychologique sont essentiels à l'harmonie sexuelle. Une grippe, une migraine, des symptômes prémenstruels ou encore des angoisses et des pensées déprimantes influencent négativement la sexualité. Quand on ne se sent pas bien avec soi-même, on n'a pas envie de se laisser approcher: « J'ai besoin de m'aimer, pour accepter que l'autre m'aime et me désire ».
 
Par ailleurs, lorsqu'une tâche ou une occupation quelconque requiert une bonne dose d'énergie, la sexualité est généralement reléguée aux oubliettes. Qu'il s'agisse d'un changement d'emploi ou de poste, d'un projet spécial ou difficile, c'est la nouvelle préoccupation qui devient prioritaire. Elle mobilise entièrement la personne et prend toute la place. Ce phénomène se produit également à l'arrivée d'un nouvel enfant, lors d'une maladie ou d'un deuil. Par ses plaintes ou ses demandes, l'autre partenaire, celui qui subit l'isolement, aide, sans le savoir, à rétablir l'équilibre.
 
Activités sexuelles variées
 
Il existe une autre dimension importante de la sexualité qui est trop souvent négligée: les activités sexuelles ne doivent pas nécessairement être liées à l'acte de pénétration. Malheureusement, on tend à l'oublier et, comme on manque de temps pour une relation avec pénétration, on s'abstient entièrement. C'est tout ou rien et cela rend la vie bien terne. Certaines personnes (hétérosexuelles ou homosexuelles) n'utilisent jamais la pénétration dans leurs relations sexuelles et ont pourtant une vie sexuelle active et satisfaisante.
 
Lors du bilan de la fréquence des activités sexuelles, on pourrait tenir compte du nombre de fois où l'on a pris l'autre dans ses bras, où nous nous sommes bercés, caressés sensuellement, des moments où nous avons pris un bain en amoureux ainsi que ceux où nous avons fait l'amour avec pénétration. Nos statistiques seraient en hausse si on comptabilisait non seulement les pénétrations, mais aussi nos gestes de tendresse et de complicité!
 
Fin de la trentaine: l'âge de raison et de plaisir
 
S'il n'y a pas trop de heurts au sein du couple et dans leur cheminement, hommes et femmes se rencontrent dans leurs besoins d'activités sexuelles entre 35 ans et 40 ans. À cette époque, les urgences sexuelles masculines ont diminué et les hommes se laissent davantage toucher par la sensualité et par la tendresse. Ils apprennent le plaisir plus global de la sexualité. Quant aux femmes, elles acceptent mieux leur côté sexuel, érotique, et s'abandonnent plus facilement. Elles apprennent le plaisir plus concentré sur leurs organes génitaux. C'est un peu comme si les deux partenaires, après une longue fréquentation, s'étaient contaminés.
 
Un couple sexuellement « normal » est celui dont les deux partenaires sont capables de se dire leurs besoins et leurs attentes. Bien des fois, ils s'accepteront l'un et l'autre et partageront le goût de vivre ensemble une intimité sexuelle: ce sera la fête! D'autres fois, l'un voudra faire plaisir à l'autre ou être avec lui, même si son propre besoin est moins grand: ce sera l'accompagnement joyeux. Il pourra arriver également que, momentanément, ils ne soient pas sur une même longueur d'onde et qu'ils auront à s'attendre, à s'espérer: ce sera la conquête, parfois même la désolation.
 
Toutes ces étapes, ces périodes, sont essentielles à la vie du couple. Elles ne sont pas toujours très rassurantes, mais constituent une dimension primordiale de l'amour et du désir.

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