Sexualité

Mythes et réalités au sujet de l'orgasme

Mythes et réalités au sujet de l'orgasme

Auteur : Coup de Pouce

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Mythes et réalités au sujet de l'orgasme

L'orgasme est sans contredit un sujet qui intéresse tout le monde. Malgré sa popularité, encore bien des idées erronées circulent à son endroit. Clarifions les faits.



1. Je n'atteins pas l'orgasme à tous coups, je suis donc anormale!
Faux. Est-ce que chaque relation sexuelle est identique? Ressent-on les mêmes sensations, le même désir ou le même niveau d'excitation d'une fois à l'autre? Sûrement pas. Et c'est tant mieux! Sinon, nos relations sexuelles risqueraient de devenir machinales et prévisibles. Par ailleurs, la fatigue, les préoccupations, le stress, etc. peuvent faire obstacle au fait d'atteindre l'orgasme. Mais est-ce vraiment grave? Non, bien sûr. Et si, au lieu de percevoir l'orgasme comme un but à atteindre, on ne profitait pas davantage du contact privilégié qu'on a avec notre partenaire lors d'une relation sexuelle?

2. Pas d'orgasme... pas de plaisir?
Faux. Il y a une différence importante entre ressentir du plaisir et obtenir un orgasme. D'un point de vue physiologique, l'orgasme est une réaction physique du corps qui se manifeste par une série de contractions musculaires, rythmiques et involontaires du plancher pelvien survenant au point culminant de l'excitation sexuelle. Le plaisir, lui, est une émotion que l'on peut ressentir à tout moment, et non seulement lors de relations sexuelles. Certaines femmes vivent beaucoup de plaisir lors de leurs contacts intimes et sexuels sans pour autant atteindre l'orgasme. D'autres jouissent facilement, mais sans grand contentement. Ainsi, même si l'orgasme n'est pas au rendez-vous, on peut néanmoins retirer beaucoup de satisfaction lors d'une relation sexuelle.

3. L'orgasme simultané signifie qu'on est vraiment «branchée» à son partenaire.
Croyance erronée! Penser ainsi met davantage l'accent sur la performance sexuelle que sur le plaisir. Le danger d'adhérer à une telle croyance est de focaliser uniquement sur l'obtention d'un orgasme, et non sur le plaisir éprouvé tout au long de la relation. De même, être «branchée» à son partenaire signifie beaucoup plus qu'un orgasme simultané. On pense à l'excitation éprouvée, au plaisir d'être ensemble, etc. On se rappelle aussi que chacun a son propre rythme dans la réponse sexuelle, et qu'un orgasme, ça ne se commande pas!

4. Une femme prend plus de temps à jouir qu'un homme.
Il est courant d'entendre que les femmes prennent plus de temps à parvenir à l'orgasme comparativement aux hommes lors d'une relation sexuelle. D'un point de vue anatomique, il est important de se rappeler que le clitoris correspond au gland du pénis chez l'homme. Ainsi, lors du coït – tant pour l'homme que pour la femme –, l'orgasme se fera sentir plus rapidement si ces zones sont stimulées. Peut-être l'homme prendrait-il plus de temps à avoir un orgasme s'il n'y avait pas de stimulation direct au pénis lors de la pénétration. Par ailleurs, certains aspects psychologiques peuvent ralentir la jouissance chez la femme: complexes, peur de se laisser aller, lien de confiance insuffisant avec son partenaire... Des facteurs à considérer donc. Mais, comme toute chose a deux côtés, on pourrait aussi se demander: est-ce la femme qui prend plus de temps à jouir ou l'homme qui vient trop rapidement?!5. Plusieurs femmes n'atteignent pas l'orgasme par la pénétration.
Sur le plan physique, pour beaucoup de femmes, la pénétration peut s'avérer moins efficace pour obtenir l'orgasme qu'une stimulation clitoridienne. Certains auteurs rapportent que plus de 75 % des femmes ont besoin d'une stimulation directe de leur clitoris afin de parvenir à l'orgasme. Après tout, le clitoris est l'organe érogène principal de la femme et, rappelons-le, il n'a aucune autre fonction que celle du plaisir sexuel. N'est-ce pas fabuleux? Ainsi, lors du coït, si cette zone n'est pas stimulée, il est compréhensible que l'orgasme tarde à se pointer!



6. Les femmes ont leur premier orgasme plus tard que les hommes.
Comme les organes génitaux de la femme sont bien dissimulés, l'apprentissage des sensations physiques peut prendre plus de temps, comparativement à l'homme. Enfant, un garçon aura plus de facilité à toucher son pénis et découvrira plus tôt des sensations physiques. Pour la femme, ce niveau de connaissance et de confort avec son corps peut donc tarder à se faire ressentir. Par ailleurs, l'influence sociale et culturelle joue un rôle important dans le droit au plaisir sexuel de la femme. Longtemps, une femme accordant de l'importance au plaisir de la chair était mal perçue. Tous ces aspects peuvent donc influencer l'arrivée plus tardive de l'orgasme chez la femme.

7. Point G trouvé... orgasme assuré?
Le point G (d'après le nom du médecin allemand Gräfenberg) est une petite zone sensible située dans la paroi intérieure du vagin derrière l'os pubien. Cette zone stimulée vigoureusement et de manière prolongée peut déclencher un orgasme. Ce type de stimulation n'assure pas un orgasme à tout coup, tout comme les autres types de caresses. Rappelons-nous que chaque personne étant unique et ayant ses propres zones érogènes, point G trouvé ou pas, l'important est de ressentir satisfaction et plaisir. Un orgasme avec ou sans point G, ça demeure un orgasme!

8. L'utilisation trop fréquente d'un vibrateur rend l'orgasme plus difficile à atteindre avec un partenaire.
Pas nécessairement. Chez certaines femmes, l'utilisation d'un vibrateur est un bon moyen d'obtenir l'orgasme plus facilement. Toutefois, comme n'importe quel autre objet ou gadget utilisé lors des activités sexuelles, si cela devient «obligatoire» au plaisir sexuel, une forme de dépendance pourrait se développer et créer ainsi des difficultés tant au plan sexuel que relationnel, dans le couple. Un objet tel qu'un vibrateur devrait demeurer un amusement facultatif afin de changer la routine, de diversifier les pratiques, d'agrémenter les rencontres intimes et d'augmenter le plaisir.

9. Seule la femme peut vivre des orgasmes multiples.
Il est vrai qu'au cours d'une relation sexuelle, certaines personnes connaissent plusieurs orgasmes successifs appelés «orgasmes multiples». Ce phénomène serait davantage remarqué chez la femme. De son côté, juste après avoir joui, l'homme aurait besoin d'une période de récupération dite «période réfractaire». Plusieurs théories tentent d'expliquer ce phénomène. L'une d'entre elles avance que l'éjaculation activerait une fonction d'inhibiteur neurologique, imposant ainsi chez l'homme cette période de repos. Un fait qui n'a pas été remarqué chez les femmes. Toutefois, dans certains autres écrits, il a été souligné que certains hommes seraient aussi capables d'obtenir plus de deux orgasmes dans un court laps de temps. Ainsi, la science n'étant pas absolue et l'humain étant unique, différent et complexe, si l'orgasme se multiplie, il ne nous reste plus... qu'à en profiter!

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