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Le cunnilingus: ces femmes qui n'aiment pas

Le cunnilingus: ces femmes qui n'aiment pas

iStockphoto Photographe : iStockphoto Auteur : Coup de Pouce

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Le cunnilingus: ces femmes qui n'aiment pas

Certaines femmes dérobent leur sexe aux lèvres de leur amant de peur d’être sales ou par crainte de le dégoûter. Pour d’autres, le cunnilingus constitue un chatouillis ennuyeux. Mais pourquoi boudent-elles les plaisirs du sexe oral?


Bien que le cunnilingus ne soit pas une pratique nécessaire pour avoir une vie sexuelle épanouie, il peut procurer bien du plaisir à celles qui le reçoivent. Pourtant, plusieurs femmes qui s'adonnent régulièrement à la fellation avouent être mal à l'aise quand c'est à leur tour de connaître les joies du sexe oral.
 
«Quand il met sa tête là, je fige», dit l'une. «Je me demande toujours si ça sent mauvais quand il fait ça», dit une autre. Le cunnilingus, on ne le nomme pas souvent. Mais d'où vient cette perception négative par rapport au sexe oral? «Chez certaines, le malaise résulte d'une éducation puritaine. Pour d'autres, c'est surtout une question d'hygiène. Il est difficile de se centrer sur son plaisir quand on est préoccupée par des détails comme sa pilosité, son odeur, la beauté de son sexe ou le "mauvais" goût de ses sécrétions», explique la sexologue Sylviane Larose.
 
D'où vient le malaise?
 
«Si on craint que son goût "naturel" soit mal perçu, on peut s'adonner au cunnilingus au sortir de la douche ou sous le jet d'eau. Puis, progressivement, on prend le risque de ne pas être fraîchement lavée, pour vivre un peu plus de spontanéité», suggère Sylviane Larose, qui croit à l'approche des petits pas.
 
Sylvie avoue avoir vécu un premier cunnilingus assez douloureux, au début de la vingtaine. Une expérience marquante qu'elle a su dépasser grâce à une bonne communication avec son partenaire. «Comme je n'avais pas de problèmes quand j'étais en "tête à tête" avec moi-même, j'ai fini par me dire qu'un gars pourrait y arriver aussi. Mais ça a pris des années d'orgasmes feints pour surmonter l'idée que j'étais compliquée, que ma jouissance était trop longue à venir! Quand j'ai rencontré Yves, à 24 ans, je me suis dit: "Là, ça suffit! C'est sérieux avec lui. On va partir du bon pied en se disant les vraies affaires." Et la pratique du cunnilingus a été très plaisante par la suite», confie-t-elle.
 
Expérimenter de nouvelles sensations
 
Le cunnilingus n'est pas une pratique obligatoire. Si un couple ne ressent pas le besoin de s'y adonner et que les deux partenaires sont à l'aise dans cette situation, tout va bien, estime Sylviane Larose. «Par contre, s'il y a un manque chez l'un d'eux, à plus long terme, cela peut devenir problématique.»
 
Certaines femmes n'éprouvent aucun malaise par rapport à la pratique du cunnilingus, mais n'y trouvent tout simplement pas leur plaisir. Sylviane Larose leur conseille d'apprendre à élargir la perception de leurs sensations et de voir si ça fait monter l'excitation.
 
«Si on ne ressent du plaisir qu'avec de fortes pressions, des serrements de jambes lors desquels les contractions vont amener la décharge, le cunnilingus peut être perçu comme un chatouillis insupportable ou une caresse plutôt ennuyeuse. On doit donc trouver une manière différente de respirer, et apprivoiser des sensations plus douces et légères, moins fortes sur le plan musculaire. Pourquoi ne pas apprendre les nuances sensorielles dans d'autres sphères de la vie, comme la danse, la musique, la relaxation?» questionne-t-elle, en précisant que la façon d'être dans la sexualité reflète tout le reste, tant la conception de soi que celle de la vie en général.
 
Mais ce n'est pas parce que c'est plaisant que c'est excitant. «En effet! admet Sylviane Larose. Certaines femmes ont tellement besoin d'avoir la même pression au même endroit que dès que l'homme s'arrête quelques secondes, elles perdent le fil. Il respire un coup, et elles se fâchent en disant "J'y étais!" Le cunnilingus se compare à un baiser. Il doit être fait tout en nuances, d'où l'importance d'être plus à l'écoute de ses sensations pour l'apprécier!»
 
Comment se protéger des ITS?
 
Pour se préserver des infections transmissibles sexuellement (ITS), plusieurs disent qu'on doit éviter de se brosser les dents et de se passer la soie dentaire quelques heures avant et après le cunnilingus ou s'assurer de n'avoir aucune lésion dans la bouche. Mais Cindy Cinnamon, chroniqueuse coquine et propriétaire de boutiques érotiques, est formelle: seule la digue nous protège des ITS. Il s'agit d'un carré de latex mince, souple et imperméable semblable à celui utilisé par les chirurgiens-dentistes, à l'exception qu'il se vend en différents parfums.
 
«On place la digue de manière à recouvrir toute la vulve, c'est-à-dire le clitoris, l'entrée du vagin, les petites et les grandes lèvres. Pendant le cunnilingus, il faut la tenir bien en place avec les deux mains, sans trop la tendre», explique-t-elle, en spécifiant que la feuille de latex est conçue pour être utilisée d'un seul côté, une seule fois, et ce, même si on a plus d'un rapport sexuel avec la même partenaire le même soir.
 
  
 
 

 

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