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Les prébiotiques, quessé ça?

Les prébiotiques, quessé ça?

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Les prébiotiques, quessé ça?

On n’a pas fini de vanter les bienfaits des probiotiques sur la santé digestive que c’est déjà au tour des prébiotiques de faire parler d’eux. Voyons pourquoi ils sont si intéressants.

Les prébiotiques sont des fibres (et certains sucres) qui nourrissent les bonnes bactéries dans l'intestin, comme les probiotiques. Ils stimulent ainsi leur croissance et leur effet sur l'organisme. «Les prébiotiques ne sont pas digérés par les enzymes du corps, ils traversent donc le système digestif en demeurant intacts et deviennent une nourriture de choix pour les probiotiques, dont le nombre peut jusqu'à tripler selon la dose et la nature du prébiotique», précise Jean-Yves Dionne, pharmacien et expert en produits de santé naturels.

Les prébiotiques se trouve principalement dans certains grains entiers (avoine, orge, seigle), fruits et légumes (asperge, ail, oignon, artichaut, baies), racines (topinambour, chicorée) et la majorité des légumineuses (dont le soya). Désormais, il est également possible de se procurer des aliments supplémentés en prébiotiques (pain tranché, céréales, yogourt, etc.) ainsi que des suppléments sous diverses formes (poudre, capsule, etc.).

La valse des prébios et des probios

Les prébiotiques travaillent de pair avec les probiotiques pour fabriquer des acides gras à chaîne courte (propionate, butyrate), qui abaissent le pH de l'intestin et participent à son métabolisme. Ils contribuent de cette façon à l'amélioration du transit intestinal et à la régularité, à la réduction de l'inflammation intestinale et à l'absorption de certains minéraux (calcium, fer, magnésium et zinc).

Comme les probiotiques et les prébiotiques travaillent en synergie, certains suppléments les combinent pour produire un effet appelé «symbiotique». «Le raisonnement derrière cette association est logique, mais les produits sur le marché renferment généralement une dose insuffisante de prébiotiques, soit un maximum de 200 mg par dose, alors qu'on a besoin d'au moins 3000 mg par dose pour en retirer des bienfaits», prévient Jean-Yves Dionne.

Bref, la meilleure façon d'entraîner la valse des prébios et des probios dans notre intestin, c'est d'en mettre de façon régulière dans notre assiette. Certains aliments fermentés, comme la choucroute et le kimchi, sont (au moins) doublement payants, car non seulement ils représentent une source de bonnes bactéries (dont les Lactobaccillus), mais ils contiennent également des prébiotiques. Sinon, on peut combiner un aliment fermenté avec une source de prébiotiques lors d'un même repas, en ajoutant des baies dans un yogourt, des poireaux et de l'ail dans une soupe miso ou des asperges à une recette de tempeh, par exemple.

À LIRE: Quoi faire pour avoir un intestin heureux?

 

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