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Du nouveau dans le traitement des maladies du coeur

� iStockphoto.com Auteur : Coup de Pouce Crédits : � iStockphoto.com

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Du nouveau dans le traitement des maladies du coeur

Si les maladies cardiovasculaires sont l’une des principales causes de décès au Canada, la recherche pour les combattre est en parfaite santé. Voici trois traitements pour le cœur mis au point par l’Institut de cardiologie de Montréal.

De l'espoir pointe à l'horizon pour les personnes atteintes d'une maladie cardiovasculaire. Des découvertes, comme l'endoprothèse vasculaire biorésorbable, la cryoablation et l'entraînement par intervalles, s'ajoutent aux traitements existants pour lutter contre les maladies du coeur.

La cryoablation ou l'ablation par le froid

On estime qu'une personne sur 20 souffrira de fibrillation auriculaire, la forme la plus courante d'arythmie cardiaque, au cours de sa vie. Ses principaux symptômes sont des palpitations, des étourdissements, de l'essoufflement et un coeur qui se met à battre très rapidement, de façon irrégulière et imprévisible.

L'ablation est un moyen de traitement possible, lorsque les traitements médicamenteux s'avèrent inefficaces. Elle consiste à introduire divers cathéters dans une veine du pli de l'aine, sous anesthésie locale, et à les pousser jusqu'aux cavités cardiaques, où ils pourront localiser avec précision l'origine exacte et le mécanisme des anomalies du rythme cardiaque.

Grâce à l'utilisation du froid comme nouvelle source d'énergie, il est possible de traiter la fibrillation auriculaire du patient plus rapidement et plus efficacement qu'en pratiquant une ablation thermique traditionnelle. Les risques de complications liés à ce traitement, notamment celui de récidive, sont considérablement réduits. Une étude a démontré que 69,9% des patients traités à l'aide de la cryoablation ne présentaient plus de fibrillation auriculaire après un an, comparativement à 7,3% pour ceux qui suivent une pharmacothérapie.

Un dispositif cardiaque qui «disparaît»

L'endoprothèse vasculaire (stent) biorésorbable à élution de médicaments pourrait éventuellement remplacer la traditionnelle endoprothèse métallique pour traiter les personnes souffrant de maladie coronarienne, selon le Dr Jean-François Tanguay. Le cardiologue interventionnel a réalisé la toute première intervention dans le cadre de l'essai clinique du nouveau dispositif, en décembre 2011.

L'endoprothèse vasculaire biorésorbable est un traitement novateur qui permet de rétablir le débit sanguin en ouvrant un vaisseau obstrué et en le supportant pendant sa guérison. Elle est conçue pour être lentement métabolisée, jusqu'à ce que le dispositif se dissolve, après environ deux ans.

Cette percée pourrait changer la vie des patients, croit le Dr Tanguay, puisqu'une fois que le vaisseau du patient pourra demeurer ouvert sans support additionnel, le vaisseau traité ne contiendra plus d'implant métallique. «L'alliage de métal ou de polymère, qui demeure dans l'artère de façon permanente, ne permet pas au vaisseau sanguin de se dilater à l'effort. L'endoprothèse biorésorbable permet au vaisseau de revenir à un état naturel, de bouger librement, de battre et de se dilater comme n'importe quel vaisseau n'ayant subi aucun traitement, permettant ainsi à un patient de courir un marathon s'il le désire!»

Ce dispositif est fait de polylactide, «un matériau hautement biocompatible éprouvé et couramment utilisé pour les implants médicaux tels que les sutures résorbables», précise celui pour qui il était important de prendre part à la première intervention, puisque pendant ses études postdoctorales, il a y 15 ans, il avait travaillé sur des modèles préliminaires d'endoprothèses vasculaires biorésorbables.

L'entraînement par intervalles

Un programme alliant un entraînement par intervalles et l'adoption de saines habitudes alimentaires réduirait la masse corporelle et diminue les facteurs de risques reliés aux maladies cardiovasculaires, selon les résultats d'une nouvelle étude du Centre de médecine préventive et d'activité physique (Centre ÉPIC) de l'Institut de Cardiologie de Montréal.

«Il est prouvé qu'en comparaison à un entraînement continu d'intensité moyenne, l'entraînement par intervalles est plus apprécié des participants. Maintenant, nous savons que ce type d'entraînement est également plus efficace, car l'alternance de courtes périodes d'efforts intenses et de périodes de repos permet un temps d'entraînement plus long», explique Valérie Guilbault, kinésiologue au Centre ÉPIC.

Dans le cadre d'une étude, des chercheurs ont analysé le parcours de 62 participants à Kilo‐Actif, un programme de perte et de maintien du poids d'une durée de neuf mois destiné aux personnes obèses. L'étude a démontré des améliorations significatives sur la masse corporelle, le tour de taille, l'indice de masse corporelle et la capacité à l'effort des participants. Les résultats sont plus que positifs, puisqu'en moyenne, les participants ont perdu 5,5% de leur masse corporelle, 5,15% de tour de taille et ont augmenté de 15% leur capacité à l'effort. Au-delà du poids, les participants ont également vu leur taux de mauvais cholestérol (LDL) diminuer de 7% et leur taux de bon cholestérol (HDL) augmenter de 8%.

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