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Cancer: une alimentation variée réduit les risques

Cancer: une alimentation variée réduit les risques

iStockphoto Photographe : iStockphoto Auteur : Coup de Pouce

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Cancer: une alimentation variée réduit les risques

Jusqu’à un tiers des cancers seraient attribuables à ce que l’on mange et ce que l’on boit. Une alimentation variée et équilibrée réduit donc les risques, nous dit la Dre Johanne Blais, médecin de famille à l’Hôpital Saint-François d’Assise de Québec.

Existe-t-il une recette anti-cancer?

Non, aucun aliment magique ne peut nous mettre à l'abri du cancer à coup sûr. Le secret d'une alimentation qui limite les risques réside avant tout dans la variété et l'équilibre. On offre ainsi à l'organisme tous les éléments essentiels tout en maintenant un poids santé, car il est prouvé que l'embonpoint et l'obésité accroissent les risques de cancer du sein et du côlon.

Quels sont les aliments à privilégier?

Tout d'abord, les fruits et légumes. Plus vous en mangez, plus vous gagnez des points contre le cancer. Ils sont une excellente source de vitamines et de minéraux, ainsi que d'antioxydants et d'agents phytochimiques qui joueraient un rôle clef dans la prévention du cancer. Le second groupe à privilégier, ce sont les produits céréaliers à grains entiers.

Ces deux familles d'aliments sont riches en fibres et faibles en gras: ils régulent le transit intestinal et jouent un rôle de prévention contre certains cancers dont le cancer du côlon. Et je ne peux passer sous silence l'importance d'ajouter du poisson à notre alimentation. Les poissons gras, tels le saumon, la truite, les sardines, sont d'excellentes sources d'oméga-3 qui jouent un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

Y a-t-il des aliments à bannir?

Bannir? Non! Plutôt à consommer avec modération. Il faut éviter les matières grasses nocives: les gras saturés (présents dans la viande, le beurre, le fromage...) et les gras trans (dans les croustilles, les viennoiseries, les aliments frits...). Attention aussi aux aliments transformés, comme les plats préparés : non seulement ils perdent une partie de leur valeur nutritive, mais sont souvent trop salés ou sucrés. Les aliments fumés, séchés et les charcuteries, eux, accroissent le risque de cancer du côlon.

Les Québécois ont-ils des mauvaises habitudes à combattre?

Oui. 55 % des Québécois consomment moins de cinq fruits et légumes par jour, alors qu'il en faudrait entre sept et dix. On accorde trop de place aux pommes de terre! Nous avons aussi du mal à manger du poisson deux fois par semaine, tel que recommandé. Et on oublie trop souvent l'option des légumineuses: elles peuvent remplacer la viande à bon prix, elles sont rassasiantes, riches en fibres et faibles en gras.  

Qu'en est-il des portions que nous consommons?

Nous avons tendance à consommer de trop grosses portions pour l'énergie que nous dépensons. Attention: la taille normale de la portion de viande doit être de la dimension d'un jeu de cartes.

Quels conseils pratiques donnez-vous à vos patients?

Par exemple, miser sur la soupe pour manger plus de légumes; mélanger les pommes de terre en purée avec des carottes, des navets, des patates douces...; commencer par prendre un repas par semaine de saumon frais ou de thon en boîte pour apprivoiser les poissons; remplacer les pépites de chocolat dans vos muffins par des noix et des fruits  ou encore ajouter des fruits frais à du yogourt faible en gras (2 % et moins).

Et au resto?

Demandez la vinaigrette et les sauces à part : il y en a toujours trop! Informez-vous sur la façon dont sont apprêtés les légumes et commandez les plats où ils sont cuits vapeur ou rôtis.

Quelle boisson privilégier?

Rien ne remplace l'eau, pas même le jus de fruit. Le jus comprend souvent plus de sucre et moins de fibres que le fruit entier.

A-t-on droit à quelques exceptions?

Bien sûr! L'alimentation reste avant tout une question de plaisir. Des frites ou un dessert à l'occasion ne mettront pas en péril votre santé, si, au moins cinq jours sur sept, vous mangez varié et équilibré.

  

Lire aussi: Bouger réduit le risque de cancer

Source

La Dre Johanne Blais est l'auteure de trois livres sur la santé des femmes : Être femme à 40 ans, Être femme à 50 ans et Être femme à 60 ans.

 

Société canadienne du cancer

 

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