Santé

Bouger pour soulager la spondylarthrite ankylosante

Bouger pour soulager la spondylarthrite ankylosante

Auteur : Coup de Pouce

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Bouger pour soulager la spondylarthrite ankylosante

Septembre est le mois de l’arthrite. Pour montrer qu’il est possible de conserver une certaine qualité de vie malgré la maladie, voici l’histoire de Naomi, une athlète de haut niveau pour qui le sport est la planche de salut.

Naomi est kinésiologue et adepte de l'entraînement physique depuis son plus jeune âge. Grande sportive, elle s'entraînait depuis des années plus de 20 heures par semaine en vue de participer à des compétitions nationales de taekwondo. Elle a pratiquement toujours vécu avec de la douleur au dos et aux articulations, mais elle «vivait avec» ... jusqu'à il y a deux ans, lorsqu'elle a reçu un diagnostic de spondylarthrite ankylosante (SA). Cette forme d'arthrite inflammatoire de type auto-immune toucherait entre 150 000 et 300 000 Canadiens, selon la Société de l'arthrite. Comme toutes les maladies auto-immunes, le système immunitaire «s'attaque» aux tissus sains du corps - plus précisément aux os de la colonne vertébrale dans le cas de la SA -, causant douleurs, raideurs et éventuellement l'incapacité de fléchir le dos, après que les vertèbres se soient fusionnées.

Puisque l'exercice était au centre de la vie de Naomi, elle a choisi de le mettre aussi au cœur de son combat contre sa maladie. «Ma vie est le mouvement et l'entraînement, raconte la jeune femme de 37 ans. La maladie, c'est l'anti-mouvement. Mon but, malgré le diagnostic, était de garder mon identité de championne d'arts martiaux.» Un gros défi, qu'elle a su relever au prix de gros efforts.

Aujourd'hui, Naomi s'entraîne six jours par semaine. Puisqu'elle a réussi, grâce à l'exercice, à conserver une bonne amplitude de mouvement, à contenir la douleur et les raideurs, et à avoir une bonne qualité de vie, elle a voulu partager sa méthode avec d'autres personnes atteintes de SA. C'est ce qu'elle fait aujourd'hui, en offrant ses services de kinésiologue à des personnes atteintes de SA et d'autres maladies.

À lire aussi: la fiche sur la spondylarthrite ankylosante de notre Guide des maladies

«Lorsqu'on reçoit un diagnostic de SA, le médecin nous donne des médicaments et nous dit de bouger, mais c'est assez vague, constate Naomi. Pourtant, certains sports sont clairement moins exigeants pour les articulations. Puisque je m'y connais, je peux proposer un programme individualisé aux personnes atteintes. Mon but personnel est toujours de devenir une athlète plus performante, mais les objectifs des autres peuvent être très différents: continuer de jouer avec leurs petits enfants, jardiner, garder leur liberté de mouvement, etc.»

L'exercice physique: la clé pour conserver une bonne qualité de vie

«La dégénérescence liée à la SA n'est pas inévitable, rappelle la jeune femme. Plus on fait de l'exercice, plus on maintient de la souplesse dans les articulations. On diminue les spasmes musculaires et on augmente la mobilité pour ne pas perdre d'amplitude dans les mouvements. Surtout, le fait d'augmenter notre masse musculaire contribue à protéger nos articulations. Alors oui, l'exercice fait de la bonne façon, c'est l'espoir!»

Conseils de Naomi pour les personnes atteintes de SA:

1. Rester positif. Les forums sur le web peuvent être décourageants. Certaines personnes sont très négatives et tendent à nous enfermer dans un diagnostic.

2. Oublier le prédéterminisme. Oui, c'est une maladie dégénérative, mais ça ne veut pas dire que le pire se produira.

3. Même si bouger est difficile ou douloureux, pratiquer un maximum d'activité physique au quotidien pour conserver une certaine qualité de vie.

4. Trouver un kinésiologue ou un physiothérapeute pour dresser un programme personnalisé d'exercices qui tiendra compte de l'état actuel de la maladie et notre état de santé global.

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