Santé

Au secours, il ronfle!

Au secours, il ronfle!

Auteur : Coup de Pouce

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Au secours, il ronfle!

Vous avez déjà tout essayé, mais rien à faire, chéri ronfle! Avant d’envisager de faire chambre à part, lisez cet article, qui pourrait vous aider.

Bien au chaud sous la couette, vous êtes sur le point de vous endormir quand, tout à coup, un bruit sourd et régulier vient troubler votre sommeil... Au secours! S'il n'est pas dangereux pour la santé, sauf s'il est accompagné d'une apnée du sommeil, le ronflement le devient parfois... pour la vie de couple! D'ailleurs, c'est à la demande de leur partenaire que beaucoup de ronfleurs se retrouvent dans le bureau du médecin. C'est ce que confirme le Dr Jean-Raymond Spénard, oto-rhino-laryngologiste spécialisé dans le traitement du ronflement. «Être un gros ronfleur peut avoir des conséquences sociales. Personne ne veut partager leur chambre; en avion, ils exaspèrent les autres passagers et, à la maison, ça crée parfois des conflits», observe-t-il.

Les «coupables»
Le ronflement est dû à la vibration de structures musculaires de la gorge au passage de l'air. Cela dit, tout le monde ne ronfle pas et, chez les ronfleurs, l'intensité du bruit varie d'une personne à l'autre, tout comme la sensibilité du conjoint!

Parmi les facteurs prédisposant au ronflement, notons une obstruction nasale, des amygdales volumineuses, une luette allongée et un voile du palais épais.

S'il est difficile d'agir sur ces facteurs autrement que par un recours à la médecine, il existe d'autres coupables, qui, eux, sont directement liés au mode de vie. Voici les fautifs qui ont pour effet d'accentuer les ronflements de chéri... et d'écourter vos nuits:

  • Boire de l'alcool au souper ou en soirée
  • Prendre des médicaments (par exemple des sédatifs) pour dormir
  • Fumer la cigarette
  • Avoir un surplus de poids. «C'est un mythe de dire que le ronflement est toujours associé à un surplus de poids, mais si cet excédent corporel est accompagné d'un relâchement de structures musculaires de la gorge, le risque de ronfler est plus grand», explique le Dr Spénard.
  • Dormir sur le dos


À tout âge, le ronflement est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Et, mauvaise nouvelle pour les ronfleurs et leurs conjointes, celui-ci a tendance à s'accentuer en vieillissant, puisque les muscles se relâchent.

 

Au secours!
Au début, vous trouviez ses « petits » ronflements charmants. Mais après avoir tout essayé pour les stopper - du pinçage de nez au petit coup de pied, en passant par les gros soupirs et les menaces de l'envoyer dormir à vie sur le sofa du salon -, vous êtes à bout de nerfs. Avant d'envisager le divorce, mieux vaut amener chéri voir un médecin. «La première étape consiste à faire un examen pour déterminer les sites d'obstruction et voir à quel endroit l'air passe mal», explique le Dr Spénard. «Lors de cette consultation, la présence de la partenaire est un atout puisqu'elle peut nous fournir des informations sur le sommeil du ronfleur, que lui ne connaît pas», ajoute-t-il en souriant.

Il existe plusieurs traitements pour le ronflement. Parfois, perdre quelques kilos, dormir sur le ventre ou sur le côté, éviter l'alcool en soirée ou soulager la congestion nasale suffit.

Si le problème persiste, les traitements chirurgicaux s'avèrent d'une grande efficacité.

  • Chirurgie au laser: Pratiquée sous anesthésie locale. On modifie une petite partie du voile du palais et de la luette. Il s'agit d'une chirurgie simple, d'une séance, effectuée en clinique.
  • Somno-plastie ou radiofréquence: Chirurgie plus récente dans le traitement du ronflement. Elle consiste à créer une cicatrisation contrôlée du voile du palais. «Le hic, c'est que ce traitement n'est pas disponible partout et qu'il est dispendieux. Deux à trois séances sont nécessaires, et ça ne fonctionne pas chez tous les ronfleurs», précise le spécialiste.
  • Chirurgie classique, aussi appelée uvulo-palato-pharyngoplastie (UPPP): Pratiquée sous anesthésie générale. On modifie une partie du voile du palais ou de la luette, et on effectue une amygdalectomie si nécessaire. La convalescence est plus longue - on recommande une semaine de repos -, mais le taux de succès est très élevé et les résultats, généralement durables.

 


Source: Dr Jean-Raymond Spénard, oto-rhino-laryngologiste spécialisé dans le traitement du ronflement.

 

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