Guide des maladies

Sclérose en plaques

Sclérose en plaques

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Sclérose en plaques

Maladie neurologique qui peut entraîner des troubles de l'équilibre et de la vue, des difficultés d'élocution, une extrême fatigabilité, voire la paralysie.

Bien que la SP soit le plus souvent diagnostiquée chez les jeunes adultes de 15 à 40 ans, nous savons qu'elle atteint aussi les enfants, dont certains n'ont que trois ans. L'impact en est ressenti par la famille, les amis et la collectivité. La SP est imprévisible, elle affecte la vue, l'ouïe, la mémoire, l'équilibre et la mobilité. Ses effets physiques, émotionnels et financiers durent toute la vie. Et il n'y a pas encore de remède à cette maladie.

La Société canadienne de la sclérose en plaques est là pour aider. Personne ne doit faire face à la SP seul. Dans les collectivités du Canada, nos bénévoles et notre personnel fournissent de l'information, du soutien et d'autres ressources aux personnes atteintes de SP et à leur famille et organisent des événements éducatifs à leur intention. Les chercheurs subventionnés par la Société de la SP travaillent à mettre au point de nouveaux et de meilleurs traitements. Leur but ultime est de trouver un remède à la SP.

La SP peut entraîner des troubles de l'équilibre et de la vue, des difficultés d'élocution, une extrême fatigabilité, voire la paralysie. La SP a été décrite pour la première fois par un neurologue français, Dr Jean-Martin Charcot, en 1868.

Types de sclérose en plaques
  • Syndrome clinique isolé

La toute première forme de SP. Caractérisée par une seule poussée de symptômes neurologiques, mais des lésions peuvent être détectées par une IRM du cerveau.

  • La forme cyclique

Caractérisée par des poussées clairement définies, suivies de rémissions complètes ou partielles; il s'agit de la forme la plus fréquente (75%, au moment du diagnostic).

  • SP bénigne

Type secondaire de SP cyclique dans lequel les rémissions, après les poussées, sont presque complètes, de sorte que 10 ou 15 ans suivant l'apparition de la maladie, peu d'incapacités sont observées. De 10 à 15% de tous les cas de SP sont de type bénin. Dans la plupart d'entre eux, les symptômes touchent principalement la vue ou le toucher (ou les deux). La proportion de personnes qui demeurent atteintes de la forme bénigne diminue au fil du temps et passe de 60% après 10 ans, à 40% après 20 ans et 25% après 30 ans.

  • SP progressive

Caractérisée par une incapacité croissante et constante avec ou sans poussées.

  • La forme progressive primaire

Moins répandue (de 10 à 15% des cas, au moment du diagnostic), elle se caractérise d'emblée par une aggravation presque continue, sans poussée ni rémission évidente. Cette forme apparaît généralement chez les gens dans la quarantaine et est la seule qui touche les hommes et femmes dans une même proportion.

  • La forme progressive secondaire

La maladie devient progressive à la suite d'une phase initiale cyclique. Plus de gens atteints de SP cyclique développent éventuellement (après 5 à 25 ans ou plus) la forme progressive secondaire. Dans cette dernière, la maladie progressera avec ou sans poussées. Lorsqu'une poussée survient toutefois, la récupération n'est généralement pas complète; les incapacités s'accumulent donc au cours des années.

Le taux de risque d'avoir la sclérose en plaques au Canada figure parmi les plus élevés au monde. La SP est la maladie neurologique la plus répandue chez les jeunes adultes de notre pays. Chaque jour, trois nouveaux cas de SP sont enregistrés au Canada. Les femmes sont trois fois plus susceptibles d'être atteintes de la SP que les hommes. On ne sait pas ce qui cause la sclérose en plaques, mais les chercheurs ne cessent de se rapprocher de la réponse à cette question.

Les symptômes de la sclérose en plaques sont imprévisibles et varient grandement d'une personne à l'autre et chez une même personne, au fil du temps.

La SP s'attaque à la gaine protectrice - myéline - des fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière, la détériorant par endroits. Résultat: l'influx nerveux qui se propage habituellement dans les fibres nerveuses (axones) est perturbé ou bloqué, d'où l'apparition de symptômes très variés dépendant de la localisation des lésions dans le système nerveux central.

Les zones détériorées de la myéline sont souvent appelées «lésions» ou «plaques». Soulignons qu'il existe des preuves que la détérioration de la myéline peut entraîner des lésions irréversibles des fibres nerveuses.

Bien que la liste suivante puisse paraître décourageante, en particulier aux personnes qui viennent d'apprendre le diagnostic, il est possible de soulager la plupart d'entre eux.

Les symptômes de la SP peuvent comprendre les suivants:
  • troubles visuels (par exemple, vision double ou embrouillée)
  • fatigabilité extrême
  • troubles de l'équilibre
  • incoordination
  • raideur musculaire
  • difficultés d'élocution
  • troubles vésicaux et intestinaux
  • altération de la mémoire des faits récents
  • paralysie partielle ou complète.

N'oubliez pas que les personnes atteintes de SP ne présenteront pas tous ces symptômes et que ceux-ci s'atténueront souvent au cours des rémissions.

Prise en charge des symptômes

La nature des symptômes dépend de la région touchée dans le cerveau et la moelle épinière. Veuillez consulter les liens ci-dessous pour en apprendre davantage sur la prise en charge de symptômes particuliers. Vous pouvez également lire la section sur les symptômes dans la brochure intitulée La sclérose en plaques: ses effets sur vous et sur ceux qui vous sont chers.

La SP peut être traitée de diverses manières. D'abord, certains traitements (qualifiés de modificateurs de l'évolution de la maladie ou immunomodulateurs) ont des répercussions sur la maladie profonde. Puis, certains médicaments (les corticostéroïdes) contribuent à diminuer la gravité des poussées. Enfin, d'autres traitements aident à atténuer de nombreux symptômes associés à la SP. La SP progressive est plus difficile à traiter, mais certaines méthodes se révèlent bénéfiques à cet égard.

Les formes de SP qui comportent des poussées (attaques) sont souvent traitées par un immunomodulateur. Parfois, il peut également se révéler avantageux de traiter les poussées de SP en recourant à la corticothérapie.

En outre, de nombreux symptômes de SP peuvent être atténués en associant un traitement pharmacologique à un mode de vie sain qui comprend de l'exercice et un régime alimentaire équilibré. Grâce à la recherche incessante menée au Canada et ailleurs dans le monde, de plus en plus de traitements sont offerts.

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