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Polype rectocolique / Adénome rectocolique / Polype adénomateux rectocolique

Polype rectocolique / Adénome rectocolique

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Polype rectocolique / Adénome rectocolique / Polype adénomateux rectocolique

Tumeur bénigne du côlon et du rectum.

Le polype rectocolique, ou l'adénome rectocolique, est la tumeur bénigne la plus fréquente du côlon (gros intestin) et du rectum. Le polype peut être unique ou multiple, pédiculé (retenu à l'organe par une tige) ou sessile (formé à plat sur l'organe) et sa taille varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres; il prédomine au niveau du côlon sigmoïde (segment du gros intestin) et du rectum et sa prévalence augmente avec l'âge. 

On ne parlerait pas autant du polype si la majorité des cancers colorectaux ne provenaient de la dégénérescence cancéreuse d'un polype adénomateux. Cette dégénérescence est influencée par la taille (>2cm), le nombre, le type d'architecture interne du polype (tubuleux, villeux, tubulo-villeux) et le degré (léger, modéré ou sévère) des anomalies de développement de la structure interne (dysplasie). Il faut entre 10 à 15 ,ans en moyenne, pour qu'un polype se développe en cancer. Les polypes adénomateux constituent donc des lésions précancéreuses dont l'exérèse précoce, avant leur dégénérescence, constitue un moyen préventif du cancer colorectal.

Le polype adénomateux rectocolique peut être asymptomatique et découvert fortuitement au cours d'examens endoscopiques (coloscopie) ou radiologiques (lavement baryté) réalisés pour des raisons diverses: douleur abdominale, dépistage du cancer du côlon chez des patients à risque, en cas de polypose familiale par exemple, etc.

Le polype rectocolique peut être également responsable de saignements microscopiques détectables seulement par un test de laboratoire ou de saignements minimes visibles sur les selles; il peut être à l'origine, si son volume est important, d'une obstruction intestinale en provoquant une invagination.

Le diagnostic repose principalement sur deux explorations: la coloscopie, qui examine le côlon dans son entier ou dans sa partie rectosigmoïdienne, et le lavement baryté double contraste. La coloscopie permet d'effectuer dans le même temps le diagnostic et souvent l'exérèse de l'adénome.

Le traitement est essentiellement chirurgical. En effet, tout polype colorectal doit être enlevé (polypectomie) et examiné au microscope (examen histologique). La voie d'accès chirurgicale est fonction de la localisation, du volume et du nombre de polypes en place.

La chirurgie peut être réalisée par voie endoscopique à l'aide d'une anse thermique ou de pince biopsique électro-chirurgicale ou, pour les polypes plus volumineux, avec une large base d'implantation ou encore, s'ils sont trop nombreux, par laparotomie («chirurgie à ciel ouvert») permettant, si nécessaire, la colectomie (résection d'une partie de l'intestin).

Les polypes rectocoliques ayant tendance à récidiver, coloscopie et/ou lavement baryté seront subséquemment nécessaires pour surveiller l'apparition de toute nouvelle lésion et surtout pour permettre leur exérèse précoce qui préviendra toute dégénérescence cancéreuse. 

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