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Maladie pulmonaire obstructive chronique / MPOC

Maladie pulmonaire obstructive chronique

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Maladie pulmonaire obstructive chronique / MPOC

Affection pulmonaire chronique habituellement progressive.

MPOC signifie « maladie pulmonaire obstructive chronique ». C'est une maladie pulmonaire à long terme, habituellement causée par le tabagisme. La bronchite chronique et l'emphysème en sont les causes les plus fréquentes et le tabagisme constitue un facteur de risque important dans 75 % des cas.

La MPOC englobe quelques maladies pulmonaires : les plus courantes sont la bronchite chronique et l'emphysème. Plusieurs personnes atteintes de MPOC ont ces deux maladies.

La MPOC s'accompagne de symptômes comme l'essoufflement, un mucus abondant et la toux. Certaines personnes atteintes de MPOC disent qu'elles ont l'impression de respirer dans une paille.

Il n'y a pas de remède pour guérir la MPOC, mais on peut la traiter.  Avec un traitement adéquat, les personnes atteintes de MPOC peuvent vivre plusieurs années et être actives. Les personnes atteintes peuvent apprendre comment vivre avec la MPOC.

Comment la MPOC affecte-t-elle mes poumons?

La MPOC endommage lentement vos voies aériennes (les tubes qui font entrer et sortir l'air de vos poumons). Les personnes atteintes de MPOC ont les voies aériennes enflées et partiellement bloquées; et les petits sacs d'air à l'extrémité de leurs voies aériennes peuvent aussi être endommagés.

La MPOC rend la respiration difficile parce que:

  • les voies aériennes et les petits sacs d'air dans les poumons perdent leur forme et leur élasticité
  • les parois entre plusieurs sacs d'air sont détruites
  • les parois des voies aériennes s'épaississent et enflent
  • les cellules des voies aériennes produisent plus de mucus qu'à l'habitude, ce qui bloque le passage de l'air.

Plusieurs personnes atteintes de MPOC souffrent d'emphysème et de bronchite chronique.

L'emphysème, qui fait partie de la MPOC, signifie que les sacs d'air à l'extrémité de vos voies aériennes sont endommagés. Cela rend difficile pour votre corps d'absorber l'oxygène dont il a besoin.

La bronchite chronique, qui fait partie de la MPOC, signifie que vos voies aériennes sont irritées et rouges, et produisent trop de mucus. Les parois de vos voies aériennes sont enflées et bloquent partiellement le passage de l'air.

90 % des cas de MPOC sont causés par la cigarette. Les autres causes comprennent:
  • l'hérédité (par exemple, une rare maladie génétique appelée « déficit en alpha 1-antitrypsine » )
  • la fumée secondaire
  • la pollution de l'air, au travail et dans l'environnement (poussière ou produits chimiques)
  • des antécédents d'infections pulmonaires durant l'enfance.
Qui peut avoir la MPOC?

Toute personne qui fume ou qui a déjà fumé peut développer la MPOC. Les personnes qui ont un déficit en alpha 1-antitrypsine, qui sont exposées à la fumée secondaire ou à la pollution ou qui ont eu plusieurs infections pulmonaires pendant leur enfance, sont aussi vulnérables.

Les statistiques officielles révèlent que plus de 714 000 Canadiennes ont reçu un diagnostic de MPOC - soit 2,3 % de la population canadienne. Il y a probablement des milliers d'autres personnes qui ont la MPOC. Dans une récente enquête de l'Association pulmonaire, 8 % des répondants ont déclaré être atteints de MPOC ou de l'une de ses composantes, l'emphysème ou la bronchite chronique [Source: Le Bulletin National sur la MPOC]. Plusieurs personnes atteintes de MPOC n'ont pas encore été diagnostiquées. La MPOC est en plein essor - des médecins estiment qu'elle sera la troisième principale cause de décès dans le monde d'ici 2020. Aujourd'hui, plusieurs patients atteints de MPOC sont des femmes. De plus en plus de femmes qui ont commencé à fumer pendant les années 1960 reçoivent maintenant un diagnostic de MPOC.

Les gens commencent habituellement à remarquer des symptômes de la MPOC vers l'âge de 40, 50 ou 60 ans. La plupart d'entre eux croient que ces symptômes - essoufflement, respiration sifflante ou toux - sont dus à l'âge. Mais c'est faux.

Plus la MPOC est diagnostiquée de façon précoce, plus elle est facile à traiter. Il est donc très important de reconnaître les symptômes de la MPOC dès que possible. Faites le Test canadien de santé pulmonaire pour évaluer vos risques de MPOC. 

Les signes et symptômes de la MPOC comprennent:

  • Essoufflement;
  • Poitrine en forme de tonneau;
  • Respiration sifflante;
  • Infections pulmonaires fréquentes et prolongées (grippe, pneumonie, etc.);
  • Fatigue
  • Perte de poids non intentionnelle.

On pourrait croire que l'essoufflement est un signe normal de l'âge, mais c'est faux. Si vous présentez ces signes et symptômes, consultez votre médecin. Demandez à passer un test de spirométrie, qui mesurera la quantité d'air sortant de vos poumons.

Plus tôt vous consultez votre médecin, plus vite vous aurez un bon traitement contre la MPOC.

Si vous êtes âgé de plus de 40 ans et fumez la cigarette, ou si vous avez déjà fumé, vous êtes vulnérable à la MPOC.

Signes et symptômes d'une poussée de MPOC

Les personnes atteintes de MPOC peuvent avoir des poussées actives (crises) des moments où les symptômes de la MPOC s'aggravent. Familiarisez-vous avec les signes avant-coureurs d'une poussée active, et apprenez davantage sur leur prévention et leur traitement.

Diagnostic

Pour déterminer si vous êtes atteint de MPOC, votre médecin pourrait vous faire passer un ou plusieurs des tests diagnostiques suivants:

Questions sur vos antécédents médicaux

Votre médecin pourrait vous demander:

  • Quels sont vos antécédents de tabagisme?
  • Souffrez-vous d'essoufflement?
  • Quels facteurs aggravent votre essoufflement?
  • Avez-vous de la toux?
  • Crachez-vous des sécrétions (mucus); si oui, à quoi ressemblent-elles?
  • Quels sont vos antécédents familiaux de maladie pulmonaire?
Spirométrie

Ce test diagnostique courant et efficace peut être effectué facilement au cabinet de votre médecin ou dans une clinique ou un hôpital près de chez vous. On vous demandera de souffler le plus fort et le plus longtemps possible dans un tube rattaché à un appareil. Cet appareil mesurera combien de temps il vous faut pour expirer tout l'air de vos poumons. Plus les voies aériennes sont bloquées, plus il faut du temps pour expirer l'air. La spirométrie est la méthode la plus fiable de test des poumons.

Radiographie pulmonaire

La radiographie aidera votre médecin à détecter tout dommage à vos poumons.

Test sanguin

Cela permet de mesurer le taux d'oxygène et de dioxyde de carbone dans votre sang.

La MPOC ne se guérit pas, mais elle peut être traitée. Un traitement adéquat de la MPOC inclut:

Arrêter de fumer pour ralentir la progression de la MPOC

Prendre des médicaments contre la MPOC pour prévenir et atténuer vos symptômes

Choisir un mode de vie sain et faire la guerre aux germes pour prévenir les infections

Se joindre à un programme de réadaptation respiratoire pour apprendre à mieux respirer et à faire de l'exercice

Prévenir et contrôler les poussées actives de MPOC

Travailler de concert avec votre équipe de soin de santé 

La chirurgie est parfois recommandée à certaines personnes atteintes de MPOC.

Arrêter de fumer pour ralentir vos symptômes de MPOC

Arrêter de fumer est bénéfique, même si vous êtes déjà atteintes de MPOC. C'est effectivement la meilleure chose que vous pouvez faire pour vous sentir mieux. La MPOC s'aggravera au fil du temps, si vous continuez de fumer ou de respirer de l'air pollué. Les dommages ne cesseront pas tant que vous n'arrêterez pas de fumer et de respirer de l'air pollué. En arrêtant de fumer dès maintenant, vous ne réparerez pas les dégâts déjà causés, mais vous préviendrez les dommages ultérieurs à vos poumons.

Il est aussi très important d'éviter la fumée secondaire et l'air pollué.

Réadaptation respiratoire pour la MPOC

Les programmes de réadaptation respiratoire enseignent aux personnes atteintes de MPOC à mieux respirer et à mieux vivre avec la MPOC. Vous y apprendrez des techniques pour optimiser votre respiration et des trucs pour faire de l'exercice; et vous aurez l'occasion de pratiquer vos apprentissages en groupe. Ces programmes abordent des thèmes comme la nutrition, la vie avec la MPOC et la conservation d'énergie dans les tâches quotidiennes.

Une vaste recherche médicale sur les programmes de réadaptation respiratoire a conclu que la réadapatation atténue l'essoufflement et la fatigue et rehausse la capacité du patient de contrôler sa maladie. À la plupart des stades de la MPOC, les patients tirent des bienfaits de cette rééducation.

Les programmes de réadaptation respiratoire sont souvent menés par des inhalothérapeute, infirmière ou physiothérapeute cardiopulmonaire, et offerts dans les hôpitaux. Ils peuvent s'adresser aux patients hospitalisés et aux membres de la communauté.

Comment puis-je m'inscrire à un programme de rééducation respiratoire?

Pour vous inscrire, vous pourriez avoir besoin d'une référence de votre médecin - parlez-en lors de votre prochain rendez-vous. Si vous voulez savoir quels programmes sont disponibles dans votre région, vous pouvez rejoindre notre ligne tele-assistance ActionAir. La ligne sans frais ActionAir fournit des informations sur la MPOC gratuitement : composez le 1-866-7171-MPOC (6762).

Chirurgie pour la MPOC

Dans de rares cas, un médecin pourrait aussi recommander la chirurgie.

Les Lignes directrices sur la MPOC de la Société canadienne de thoracologie (directives pour aider les médecins à vous fournir les meilleurs traitements) stipulent que la chirurgie:

  • Est recommandée seulement à des personnes ayant certaines formes particulières de MPOC
  • Comporte d'importants risques
  • Devrait être envisagée uniquement si les traitements habituels (arrêter de fumer, médicaments, mode de vie sain) n'atténuent pas les symptômes de la MPOC.
  •  
Réduction du volume pulmonaire

Lors d'une chirurgie de réduction du volume pulmonaire, le chirurgien enlève de 20 % à 35 % des poumons du patient (habituellement la partie du haut, qui est la plus endommagée). L'idée est que l'ablation de la partie des poumons qui ne fonctionne plus permettra à l'air de mieux circuler dans celle qui fonctionne. Si l'air circule bien, vous devriez avoir moins de symptômes et plus de facilité à respirer. Cette procédure est controversée : elle comporte des risques et son efficacité n'est pas pleinement démontrée.

Transplantation pulmonaire

La plupart du temps, la transplantation pulmonaire est recommandée uniquement aux personnes en stade avancé de MPOC, qui ne vivront pas longtemps à moins d'une greffe. Si un patient est admissible à la transplantation, on l'inscrit sur une liste d'attente. La période d'attente peut être longue. Lors de la transplantation, le chirurgien retirera l'un des poumons du patient et le remplacera par un poumon en santé. Cette procédure peut comporter des risques. Les personnes qui ont une transplantation d'organe doivent prendre des médicaments anti-rejet (immunosuppresseurs) pour le reste de leur vie.

La MPOC ne se guérit pas, mais il existe des médicaments sûrs et efficaces qui peuvent vous aider à en contrôler les symptômes. Vous aurez besoin d'une ordonnance de médecin pour obtenir ces médicaments.

Étant donné que les symptômes de la MPOC sont variables - ils peuvent changer ou s'aggraver, - il est important de savoir comment ajuster votre médication selon votre état.

Demandez à un professionnel de votre équipe de soins pour la MPOC de vous expliquer:
  • Ce que fait chaque médicament
  • Comment les utiliser
  • Quand les utiliser
  • Comment reconnaître les signes avertisseurs d'une poussée de MPOC
  • Comment ajuster vos médicaments si vos symptômes s'aggravent
  • Comment utiliser les appareils qui servent à l'administration de vos médicaments - inhalateur, nébuliseur, tube d'espacement.

Plusieurs personnes connaissent mal les médicaments pour la MPOC; elles ne savent pas toujours quoi prendre et quand. Avec un peu de pratique, vous apprendrez à ajuster votre médication pour bien contrôler vos symptômes.

Ce site web fournit un aperçu des médicaments pour la MPOC. Il explique aussi comment utiliser un inhalateur et un nébuliseur. Si vous avez des questions, consultez un membre de votre équipe de soins pour la MPOC. Vous pourriez aussi demander à votre fils/fille, à votre conjoint ou à un ami de vous accompagner chez le médecin, lorsque celui-ci vous expliquera vos médicaments. Votre accompagnateur pourra prendre des notes et vous aider à vous rappeler des détails.

Médicaments typiques pour la MPOC:

  • Bronchodilatateurs
  • Corticostéroïdes (anti-inflammatoires)
  • Antibiotiques
  • Oxygène
  • Vaccins contre la grippe et la pneumonie
Bronchodilatateurs pour la MPOC

Souvent administrés comme tout premier traitement, les bronchodilatateurs aident à réduire l'effort déployé pour respirer. Ils ouvrent les voies respiratoires en relâchant les muscles qui entourent vos bronches pour atténuer l'essoufflement et le sifflement.

Il existe trois (3) types de bronchodilatateurs:

1. les beta2-agonistes;

2. les anticholinergiques;

3. les xanthines;

Les Beta2-agonistes réduisent l'essoufflement.

Il y en a deux (2) sortes : les beta2-agonistes de courte durée et les beta2-agonistes de longue durée.

Les beta2-agonistes de courte durée servent souvent de médicaments de secours pour ouvrir rapidement les voies respiratoires, mais ils peuvent aussi être utilisés régulièrement.

Voici différentes sortes de beta2-agonistes:

1.      Ventolin® et Airomir® (salbutamol);

2.      Bricanyl® (terbutaline); et

3.      Berotec® (fénotérol).

4.       

Si vous avez besoin de plusieurs doses de vos bronchodilatateurs de courte durée afin de contrôler vos symptômes, il serait avantageux de prendre de façon régulière un beta2-agoniste de longue durée.

Voici les différentes sortes de beta2-agonistes de longue durée:

  • Serevent® (salmetérol);
  • Oxeze® et Foradil® (formotérol).

Les anticholinergiques soulagent aussi l'essoufflement, mais de façon différente. Les anticholinergiques semblent efficaces pour le traitement de la MPOC - surtout lorsqu'on les prend régulièrement.

Voici une sorte d'anticholinergique :

  • Atrovent® (ipratropium),
  • Un bronchodilatateur anticholinergique de longue durée Spiriva® (tiotropium) est aussi disponible.

Il arrive que l'on combine un beta2-agoniste et un anticholinergique de courte durée dans le même inhalateur. Pour certains patients souffrant de la MPOC, cette combinaison soulage mieux l'essoufflement que si on augmentait la dose de chacun de ces médicaments. D'autres n'y voient aucune différence mais il est plus facile de les prendre s'ils sont combinés. Ils peuvent être utilisés régulièrement ou au besoin.

Voici une sorte de combinaison de beta2-agoniste de longue et de courte durée :

  • Combivent® (salbutamol et ipratropium)
  • Les xanthines sont des comprimés qui aident à réduire l'essoufflement.

Pour certaines personnes, elles améliorent le fonctionnement des muscles respiratoires et peuvent diminuer l'inflammation des bronches causée par la MPOC. Mais, il est important que vous consultiez votre médecin avant de prendre des xanthines : ce médicament entraîne souvent des effets secondaires comme des nausées et des brûlements d'estomac. De plus, il interagit avec certains aliments et d'autres médicaments.

Voici différentes sortes de xanthines :

  • Theophylline;
  • Uniphyl®;
  • Theo-Dur®
Corticostéroïdes (anti-inflammatoires) pour la MPOC

Les corticostéroïdes sont des anti-inflammatoires qui sont généralement inhalés mais sont parfois administrés sous forme de comprimés (prednisone). Ils réduisent la toux et l'inflammation à l'intérieur des voies respiratoires. Bien qu'ils soient surtout efficaces pour le traitement de l'asthme, il se peut que les corticostéroïdes inhalés servent à réduire la fréquence des exacerbations tandis que les corticostéroïdes sous forme de comprimés (ex. : prednisone) sont administrés au besoin pour traiter l'exacerbation.

Voici différentes sortes de corticostéroïdes:

  • Flovent® (fluticasone);
  • Pulmicort® (budésonide);
  • Qvar® (béclométhasone)

Certains médicaments comprennent un anti-inflammatoire et un beta2-agoniste pour réduire l'inflammation, l'essoufflement et la fréquence des exacerbations de la MPOC.

En voici deux sortes:

  • Advair® (fluticasone et salmetérol); et
  • Symbicort® (budesonide et formoterol)
Antibiotiques pour la MPOC

La MPOC fait en sorte que le système de défense naturelle de vos poumons n'est pas aussi efficace qu'il devrait l'être. Vous avez donc un risque accru d'infections pulmonaires.

Vous aurez besoin d'antibiotiques pour protéger vos poumons : même une infection bénigne peut s'aggraver si les poumons sont incapables de se protéger.

Si vous avez des signes avertisseurs d'une poussée de MPOC, communiquez avec votre médecin. Il pourrait vous prescrire des antibiotiques. Assurez-vous de respecter les indications de votre médecin et de prendre tous vos antibiotiques.

Oxygènothérapie pour la MPOC

L'oxygène est un médicament par ordonnance. Ce n'est pas toutes les personnes atteintes de la MPOC qui nécessitent de l'oxygénothérapie; votre médecin peut vous dire si vous en avez besoin. Bon nombre de personnes atteintes de MPOC croient que prendre un surplus d'oxygène indique qu'ils sont gravement malades. Pourtant, ce n'est pas toujours le cas. Pour certaines personnes, l'oxygène est un élément important de leur thérapie régulière tandis que pour d'autres, il sert de traitement à court terme.

En général, l'oxygénothérapie est indiquée pour:

  • les personnes qui ont un très faible taux d'oxygène dans le sang qui se traduit par une insuffisance d'oxygénation des tissus que l'on désigne par le terme hypoxémie;
  • les personnes qui souffrent d'une affection aiguë telle la pneumonie
  •  
Quels sont les bienfaits de l'oxygénothérapie?

Si votre médecin dit que l'oxygène vous est nécessaire, vous pouvez attendre ces bienfaits:

  • plus grande espérance de vie: l'ajout d'oxygène supplémentaire prévient le coeur de devoir travailler très fort, comme il le droit quand il y a une pénurie d'oxygène.
  • meilleur sens de bien-être et pensées plus claires
  • plus de tolérance pour l'exercice
  • moins d'essoufflement
  • moins de jours en hôpital
  •  
Comment fonctionne l'oxygénothérapie?

L'oxygénothérapie est généralement administrée avec du gaz à partir d'une source d'oxygène sous forme de cylindre ou de concentrateur. Vous inspirez l'oxygène à l'aide de petites pinces nasales qui entrent dans les narines ou à l'aide d'un masque qui couvre la bouche et le nez. Le fait d'inspirer ce supplément d'oxygène élève votre basse teneur en oxygène dans le sang, facilitant ainsi l'endurance de votre corps et rendant votre respiration plus facile.

Parce que votre corps est incapable de conserver l'oxygène, la thérapie fonctionne seulement pendant que vous l'utilisez. Si vous enlevez votre masque d'oxygène ou si vous retirez vos pinces, votre taux d'oxygène dans le sang va chuter en quelques minutes.

Comme pour tous les autres médicaments sur ordonnance, l'oxygène doit être utilisé avec précaution. Vous devez suivre les directives et être conforme à toutes les mesures de sécurité. Comme pour la plupart des médicaments, votre médecin adaptera votre prescription d'oxygène à vos besoins particuliers.

Pendant combien de temps devrais-je utiliser l'oxygénothérapie?

Vous pouvez faire un traitement d'oxygénothérapie pendant quelques semaines ou quelques mois ou pour le reste de votre vie. Le tout dépend des raisons pour lesquelles vous en avez besoin.

Si vous avez une infection des voies respiratoires, vous aurez peut-être besoin d'oxygène seulement jusqu'à ce que l'infection soit guérie et que votre taux d'oxygène dans le sang revienne à la normale.

Si votre taux d'oxygène dans le sang est bas de façon chronique en raison des dommages aux poumons causés par la MPOC, vous aurez peut-être besoin d'oxygène de façon permanente.

Si l'on vous prescrit de l'oxygène pendant vingt-quatre heures d'affilée, vous devez habituellement utiliser l'oxygène pendant un minimum de 15 heures par jour pour un traitement optimal.

Demandez à votre médecin de vérifier votre prescription au moins une fois par année, ou si vos symptômes changent, de voir si votre prescription d'oxygène répond toujours à vos besoins.

Conseils sur l'oxygénothérapie

Il vous est tout simplement interdit de fumer si vous utilisez de l'oxygène. Un surplus d'oxygène n'est pas approprié pour tous et n'est pas forcément nécessaire pour le reste de votre vie. Demandez à votre médecin un test afin de vérifier si vous avez besoin d'oxygène. N'oubliez pas que, chez certaines personnes, l'oxygénothérapie ne s'applique qu'à court terme. Par exemple, si vous avez des exacerbations, vous aurez besoin d'oxygène seulement jusqu'à ce que votre infection se résorbe. Autrement dit, dans le cas de traitement lié à la MPOC, vous aurez sans doute besoin de l'oxygénothérapie à long terme.

Assurez-vous de bien comprendre le fonctionnement de votre équipement. Si vus avez besoin d'une oxygénothérapie à long terme, vous aurez à traiter régulièrement avec votre fournisseur d'oxygène. Apprendre le fonctionnement de votre équipement d'oxygénothérapie ainsi que son entretien n'est pas si difficile. Demandez à votre fournisseur de vous faire une démonstration. Si vous n'êtes pas certain de bien comprendre, posez vos questions jusqu'à ce que vous vous sentiez confiant.

Maintenez votre équipement propre. Utiliser un équipement propre est une façon de prévenir les infections et assure également son bon fonctionnement. Votre fournisseur d'oxygène vous montrera comment maintenir propres vos tubes à oxygène et votre canule nasale ou votre masque. Assurez-vous d'avoir toujours les mains bien propres avant de vous servir de votre équipement d'oxygénothérapie.

Renseignez-vous à propos de l'aide financière. L'oxygénothérapie est très coûteuse, particulièrement à long terme. L'aide financière varie selon la province et le statut financier de l'individu. Certains organismes comme les Anciens combattants, la sécurité du revenu ou un régime d'assurances privées peuvent couvrir vos besoins de base. Certains articles, tel l'oxygène liquide ou les appareils de conservation d'oxygène peuvent ne pas être couverts.

Gardez-vous en bonne forme. Afin de retirer le maximum d'avantages de l'oxygénothérapie, vous devez vous maintenir en bonne forme physique. Faites de l'exercice régulièrement, mangez bien, prenez vos médicaments tels qu'ils vous sont prescrits, traitez les infections respiratoires dès leur début et surtout, ne fumez pas.

Faites partie d'un groupe de soutien. Malgré ses avantages, l'oxygénothérapie exige un ajustement. Toutefois, rencontrer des personnes qui vivent les mêmes émotions et inquiétudes que vous peut s'avérer un grand réconfort et soutien. Le programme ActionAir de l'Association pulmonaire peut vous référer au groupe de soutien de votre région (les groupes de soutien n'existent pas dans toutes les provinces ou régions.)

Cesser de fumer si ce n'est pas déjà fait. En fait, personne ne peut fumer à l'intérieur d'environ 3 m (10 pieds) d'un système d'oxygène en raison d'un risque élevé de feu (voir Questions fréquentes à propos de l'oxygène). Contactez l'Association pulmonaire pour des conseils pour cesser de fumer.

Questions fréquentes à propos de l'oxygène

L'oxygène est-il un élément déclencheur d'incendie?

Utilisée de façon sécuritaire, l'oxygénothérapie n'est aucunement dangereuse. Si l'oxygène est exposé à des flammes, il peut contribuer ou augmenter la combustion et peut occasionner de graves brûlures. Pour cette raison, il n'est pas permis de fumer lorsqu'on utilise de l'oxygène.

L'oxygénothérapie peut-elle créer une dépendance?

Non. Malgré que l'oxygène soit prescrit, il n'est pas pour autant un médicament dont il est possible de créer une dépendance puisque nous avons tous besoin d'oxygène. Les personnes qui utilisent l'oxygène ne sont pas plus dépendantes de leur oxygène qu'un diabétique à son insuline - c'est une nécessité.

Est-ce que l'oxygène peut éventuellement cesser de faire effet?

Non. Les effets de l'oxygénothérapie pour traiter les bas taux d'oxygène dans le sang ne diminuent pas au fil du temps. Vous devrez peut-être augmenter votre taux d'écoulement de l'oxygène pendant que vous faites de l'exercice et quelques activités pour maintenir les besoins de votre corps en matière d'oxygène. En pareil cas, votre médecin peut vous prescrire à la fois un taux d'écoulement au repos et un taux d'écoulement pendant vos activités.

Puis-je voyager avec de l'oxygène?

Oui. Vous pouvez voyager pendant que vous utilisez de l'oxygène, mais vous devez avoir de l'aide et de la bonne planification. Communiquez avec votre fournisseur en oxygène avant de partir en voyage, il sera en mesure de prendre les dispositions nécessaires pour que vous ayez de l'oxygène lors de votre voyage et à l'endroit de votre destination.

Complications de la MPOC:

  • Infections thoraciques récurrentes (pneumonie, grippe, etc).

§         Les personnes atteintes de MPOC peuvent vivre longtemps après leur diagnostic. Si vous avez la MPOC, votre espérance de vie dépend de plusieurs facteurs:

  • Votre âge au moment du diagnostic
  • La gravité des dommages à vos poumons
  • Le fait de continuer de fumer, de ralentir ou d'arrêter complètement (ralentir est un bon départ - mais arrêter est encore mieux!)
  • Les soins et traitements que vous recevez
  • D'autres problèmes de santé que vous pouvez avoir

Si vous avez la MPOC et que vous êtes fumeur, il est important d'arrêter de fumer. Consultez votre médecin pour obtenir un traitement adéquat qui vous aidera à vous sentir mieux et à vivre plus longtemps. Plusieurs personnes atteintes de MPOC trouvent des moyens de mener une vie heureuse et productive en dépit de leur maladie.

Il est également important de discuter avec votre médecin et votre famille des soins dont vous aurez besoin dans l'avenir, et de ce que vous pouvez faire dès maintenant pour vous y préparer.

La MPOC est-elle évitable?

Oui, la MPOC est généralement évitable. Puisqu'elle est habituellement causée par le tabagisme, on peut la prévenir en évitant de fumer. Les fumeurs peuvent réduire leur risque de développer la MPOC en arrêtant de fumer le plus tôt possible. Il n'est jamais trop tard pour le faire.

La MPOC peut être ralentie?

Oui. Si vous êtes fumeur et que vous avez la MPOC, vous pouvez en  ralentir la progression en arrêtant de fumer. C'est la meilleure chose à faire pour vous sentir mieux.

Comment la MPOC progresse-t-elle?

Les personnes atteintes de la MPOC meurent éventuellement de celle-ci ou de l'une de ses complications.

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