Guide des maladies

Gonorrhée

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Gonorrhée

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Gonorrhée

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La gonorrhée aussi connu sous le nom de chaude-pisse est une infection transmise sexuellement causée par la bactérie gonocoque.

La gonorrhée, communément appelée chaude-pisse, dose ou blennorragie, est une infection transmise sexuellement causée par la bactérie Neisseria Gonorrhea (ou gonocoque).

Elle se transmet uniquement par les rapports sexuels via l'échange de liquides biologiques au contact des muqueuses génitales, orales ou anales. Ce qui veut dire que la gonorrhée est transmise principalement par la pénétration vaginale ou anale non-protégée et par le sexe oral (fellation). Elle peut aussi se transmettre de la mère à son bébé au moment de la naissance. Elle est rarement transmise par cunnilingus.

Les hommes sont plus sujets à avoir des symptômes que les femmes. Lorsque les symptômes sont présents, ils apparaissent entre 2 et 10 jours après le contact sexuel avec un(une) partenaire infecté(e). Cependant, lorsque la gonorrhée est située au col, à la gorge ou à l'anus, la majorité des gens ont peu ou pas de symptômes, d'où l'importance du dépistage de ces sites lors de votre consultation médicale.

Les hommes et la gonorrhée

Chez les hommes, les symptômes peuvent se présenter comme suit:

- un écoulement purulent (liquide épais jaunâtre ou verdâtre) du pénis souvent accompagné de douleur - d'où les termes chaude-pisse, dose ou blennorragie;

- une sensation de brûlure parfois sévère au passage de l'urine;

- une douleur au(x) testicule(s);

- des symptômes d'une infection à l'anus qui peut se manifester par un écoulement, des picotements à l'anus et parfois même l'évacuation douloureuse des selles accompagnée de saignement. Bien que rarement, il est à noter que même les hommes qui n'ont pas de relations anales peuvent être infectés par un contact avec des sécrétions infectées (vaginales, péniennes ou orales).

- une infection de la gorge pouvant causer une douleur localisée, un gonflement douloureux ou du pus dans la gorge (rarement symptomatique).

Les femmes et la gonorrhée
Lorsque les femmes ont des symptômes, elles peuvent éprouver:

- des saignements entre les périodes menstruelles;

- des saignements vaginaux pendant les relations sexuelles;

- des relations sexuelles douloureuses;

- une douleur ou une sensation de brûlure au passage de l'urine;

- des pertes vaginales anormales, épaisses, jaunâtres, verdâtres ou sanguinolentes;

- des symptômes d'une infection à l'anus qui peuvent se manifester par un écoulement, des picotements à l'anus et parfois même l'évacuation douloureuse des selles accompagnée de saignement. Il est à noter que même les femmes qui n'ont pas de relations anales peuvent devenir infectées si la bactérie se répand à partir du vagin.

Le microbe peut se propager aux trompes de Fallope, provoquant ainsi une maladie pelvienne inflammatoire (MPI) - voir le chapitre sur la salpingite. Les symptômes de la MPI incluent, notamment, des périodes menstruelles plus longues, plus abondantes et plus douloureuses; des pertes vaginales anormales; des douleurs au bas du ventre (souvent dans la région des ovaires); de la fatigue, de la fièvre; des vomissements et des douleurs à l'examen vaginal.

La gonorrhée est souvent soupçonnée à partir des symptômes et de l'examen. Le médecin ou les autres professionnels de la santé utilisent une ou plusieurs techniques de laboratoire pour diagnostiquer la gonorrhée: la coloration directe du microbe à partir d'échantillons de liquides biologiques ainsi que la croissance de la bactérie sur un milieu de culture en laboratoire sont des procédures courantes. Plusieurs médecins préfèrent utiliser plus d'un test pour augmenter leur chance d'obtenir un diagnostic précis.

Le test de coloration de GRAM dans le cas d'une urétrite gonococcique consiste à préparer un frottis avec l'écoulement du pénis, de le placer sur une lame de verre et de le colorer avec des teintures. Puis, le médecin ou le technicien de laboratoire utilise un microscope pour trouver le microbe sur la lame. Vous pouvez habituellement recevoir le résultat immédiatement. Ce test est assez précis pour l'homme, mais moins pour la femme (seulement une femme sur deux avec la gonorrhée aura une coloration positive).

Pour la culture, on place un échantillon sur une plaque à culture (des plaques de couleur chocolat) et on l'incube jusqu'à deux jours afin de permettre à la bactérie de se multiplier. La sensibilité de ce test dépend du site duquel l'échantillon provient. Les cultures d'échantillons prélevés à partir du col de l'utérus détectent l'infection dans environ 90 % des cas. Le médecin peut aussi faire une culture pour détecter une infection à la gorge ou à l'anus. La culture permet aussi d'identifier les bactéries résistantes (celles qui ont appris à contourner les antibiotiques plus anciens). Ceci permet de nous assurer que l'infection sera complètement éliminée.

Parce que les symptômes ne sont pas toujours présents, vous pouvez être infecté(e) sans le savoir. C'est pour cette raison que nous faisons le dépistage, c'est-à-dire le test en absence de symptômes.

L'infection à chlamydia accompagne souvent la gonorrhée. Les personnes diagnostiquées avec la gonorrhée devraient être évaluées pour la présence d'une infection à chlamydia et vice-versa.

Le traitement est simple. Le médecin prescrira une dose unique d'un des antibiotiques suivants pour traiter la gonorrhée de façon efficace: ceftriaxone, cefixime, ciprofloxacine ou ofloxacine. Les femmes enceintes et les personnes de moins de 18 ans ne devraient pas prendre la ciprofloxacine ni l'ofloxacine - il y a possibilité de complications ou d'effets secondaires.

Étant donné que les infections à gonorrhée et à chlamydia voyagent fréquemment ensemble, le médecin prescrira habituellement une combinaison d'antibiotiques, telle que la ceftriaxone et la doxycycline ou l'azythromycine, qui traitera les deux infections.

Tous les partenaires sexuels de la personne infectée devraient être testés (et traités s'ils sont infectés), peu importe la présence ou l'absence de symptômes.

Traiter tôt

Lorsque traitée tôt, il n'y a pas de conséquences à long terme associées à la gonorrhée. Dans le cas contraire, des complications sérieuses peuvent survenir.

Les conséquences à long terme chez l'homme peuvent inclure:

L'épididymite - une inflammation des testicules pouvant causer la stérilité;

La prostatite;

La gonococcémie disséminée;

Des cicatrices dans l'urètre et de la difficulté à uriner.

Chez la femme, les conséquences à long terme incluent:

La maladie pelvienne inflammatoire - une infection qui se propage du vagin et du col vers l'utérus et les trompes de Fallope. La MPI peut mener à l'infertilité;

Un abcès tubaire (des trompes) ou ovarien (des ovaires);

Une grossesse ectopique (une grossesse hors de l'utérus);

Une périhépatite (une infection autour du foie);

L'infertilité;

La transmission de la gonorrhée au nouveau-né, durant son passage dans le canal vaginal au moment de l'accouchement.

Environ 2 % des personnes non traitées pour la gonorrhée peuvent développer une complication rare connue sous le nom d'infection disséminée à gonocoque (IDG). Celle-ci se caractérise par une fièvre, des lésions sur la peau et une douleur de type arthritique. Il s'agit d'une atteinte générale du système par le microbe gonocoque, d'où l'importance d'effectuer des tests de dépistage.

L'abstinence de relations sexuelles génitales et orales est le seul moyen de se protéger à 100 % contre la gonorrhée et les autres infections transmises sexuellement.

Les condoms demeurent la meilleure protection contre les ITS pour les personnes qui sont actives sexuellement. Ils devraient être utilisés systématiquement et correctement pour toute activité sexuelle sauf dans une relation monogame avec un partenaire non infecté. Privilégiez un condom (masculin ou féminin) ou une digue dentaire pour le sexe oral, particulièrement si les risques sont inconnus.

Limitez le nombre de partenaires. Les risques de contracter la gonorrhée et les autres ITS augmentent avec le nombre de partenaires.

Des examens réguliers. Le dépistage des ITS devrait faire partir d'un examen de routine, même en l'absence de symptômes.

Une personne avec la gonorrhée peut, notamment, éviter de la transmettre en informant ses partenaires sexuels (le médecin peut aider à contacter les partenaires et les traiter), en n'ayant pas de relations sexuelles (sexe oral inclus) avant que le traitement soit complété (pendant au moins une semaine) et en s'assurant que tous les partenaires soient testés et traités en même temps, brisant ainsi la chaîne de transmission.

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