Guide des maladies

Boulimie / Hyperphagie boulimique

Boulimie / Hyperphagie boulimique

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Boulimie / Hyperphagie boulimique

La boulimie et l'hyperphagie se manifestent par des épisodes d’orgies alimentaires suivis ou non de vomissements ou de périodes de privation.

La boulimie se manifeste par des épisodes d'orgies alimentaires lorsque la personne se sent hors de contrôle. Ces excès d'aliments surviennent à la suite de périodes de restriction alimentaire ou de privation calorique qui peuvent s'échelonner sur plusieurs jours.

Souvent accompagnées par un sentiment de honte ou de culpabilité, les orgies alimentaires sont fréquemment suivies par des vomissements et/ou par l'usage de laxatifs et/ou de diurétiques visant à éviter un gain de poids. On appelle ces actes compensatoires des purges. Les purges donnent l'impression à la personne de reprendre le contrôle sur elle-même, mais lui font en fait perdre le contrôle parce qu'elles permettent de se déculpabiliser par aux excès alimentaires. En plus d'être dangereuses, elles ne sont d'aucune utilité réelle et plus nocives que bénéfiques à long terme.

L'hyperphagie boulimique est similaire à la boulimie, mais pas complètement. Il s'agit d'un trouble caractérisé par des épisodes d'orgie alimentaire, mais sans geste compensatoire (vomissements, usage de laxatifs ou de diurétiques, etc.), suivis également de sentiments de honte et de culpabilité. Le syndrome d'hyperphagie est souvent lié aux régimes amaigrissants et/ou à la dépression.

En comparaison aux autres troubles alimentaires, les hommes représentent une assez forte proportion des personnes souffrant d'hyperphagie (2 hommes pour 3 femmes, selon les statistiques les plus récentes). Alors que l'anorexie et la boulimie débutent généralement vers l'adolescence, l'hyperphagie commence généralement à un âge plus avancé (moyenne d'âge = 23 ans)

Les troubles de l'alimentation seraient causés par une combinaison de facteurs de risques biologiques, psychologiques et sociaux.

Les facteurs biologiques incluent, entre autres, l'hérédité, les antécédents familiaux de dépression, d'anxiété, de troubles de l'alimentation et les problèmes de poids. Des facteurs génétiques permettent de dire qu'il peut y avoir transmission de traits de tempérament ou d'une vulnérabilité à d'autres perturbations qui augmenteraient le risque de développer un trouble de l'alimentation. De plus, certaines anomalies au niveau des neurotransmetteurs régulant l'appétit et l'humeur auraient une influence sur le développement des troubles alimentaires.

Les facteurs sociaux quant à eux comprennent notamment les relations difficiles avec la famille, un manque de soutien, la tendance à juger de la valeur d'une personne selon son apparence et le poids, et les pressions socioculturelles envers la minceur. De fait, les médias diffusent énormément de publicité quant aux régimes miracles et autres diètes infaillibles.

Dans le cas des personnes dont les prédispositions génétiques sont favorables aux troubles de l'alimentation, les régimes agiront souvent en tant que déclencheur du trouble. Le premier geste à poser est sans doute d'arrêter les régimes. Enfin, selon l'Academy of Eating Disorders, les facteurs familiaux peuvent jouer un rôle dans l'apparition et le maintien d'un trouble de l'alimentation, mais ils ne sont en aucun cas la cause unique ni même principale du développement d'un trouble de l'alimentation.

Les facteurs psychologiques incluent, entre autres, une faible estime de soi, la sensation de ne pas être à la hauteur, le manque de contrôle, la solitude et la colère. De plus, certaines tendances sont souvent rencontrées chez les personnes aux prises avec un trouble de l'alimentation: insécurité, méfiance, confusion, perfectionnisme, peur de la maturité, sentiment d'inefficacité, impulsivité, abus de drogue ou d'alcool.

  • Épisodes de compulsion alimentaire
  • Comportements de purge
  • Fréquentes sautes d'humeur, irritabilité
  • Retrait ou isolement
  • Impulsivité ou actions sans égard pour les conséquences

Un diagnostic précoce est important dans le traitement des troubles de l'alimentation. Toutefois, les gens souffrant d'un trouble de l'alimentation tentent souvent de nier le problème. Ainsi, ces troubles peuvent être difficiles à diagnostiquer. Néanmoins, avec un traitement approprié, plusieurs personnes peuvent guérir complètement.

Les traitements efficaces consistent en une approche multidisciplinaire, incluant des formes variées d'intervention, par exemple une évaluation médicale complète, des conseils en nutrition, du soutien, un suivi médical, la psychothérapie (individuelle, de groupe et familiale) et, dans certains cas, une médication.

Dans les cas de symptômes sévères, d'une incapacité à contrôler les comportements dangereux ou d'une non-réponse à une thérapie antérieure, on peut considérer l'hospitalisation où sera élaboré un plan de traitement adapté.

Parce qu'ils sont souvent complexes et rattachés à différentes causes, les troubles de l'alimentation peuvent être longs à guérir.

Afin de prévenir les troubles de l'alimentation, certains principes peuvent aider:

  • Valoriser qui l'on est
  • S'éduquer sur son propre poids
  • Réévaluer nos croyances
  • Décourager la restriction calorique
  • Valoriser le plaisir dans les activités et la nourriture
  • Éviter les remarques sur l'apparence et la forme du corps
  • Mettre en garde contre les médias qui propagent des mythes
  • Encourager les enfants à ne pas focaliser sur leur apparence
  • Tenir un journal alimentaire pour s'assurer d'une bonne routine
  • Améliorer les connaissances chez les enseignants et les professionnels de la santé
  • Diviser l'apport calorique en trois ou quatre repas et les consommer à des heures régulières

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