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Vélo urbain: 10 actions politiques à préconiser

Vélo urbain: 10 actions politiques à préconiser

� iStockphoto.com Photographe : � iStockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Vélo urbain: 10 actions politiques à préconiser

Cette fois-ci, pas d’excuse! À vous d’agir pour vous mettre à la bicyclette. Voici 10 actions politiques pour faire du vélo un mode de transport urbain populaire.

Comme le démontre de façon éloquente François Cardinal, journaliste à La Presse, dans son essai «Le Mythe du Québec vert», nous sommes de grands parleurs et de petits faiseurs en matière d'environnement. Alors arrêtons de nous indigner sur ce que les autres font ou ne font pas et passons à l'action!

Dix actions

Voici donc dix actions concrètes et pratico-pratiques, comme vous les aimez, pour changer la donne et faire du vélo un mode de transport urbain à part entière. Et ces actions dépendent en partie de vous. Pour un Québec plus vert, pensons à:

 

1. Installer des milliers de places de stationnement pour vélos, sur la rue et hors rue et aux abords de tous les lieux de destination (écoles, bureaux, institutions, commerces, parcs, centres de loisirs). Faire de la place sur les terrains publics et privés et sur la rue pour que les cyclistes puissent barrer adéquatement leurs bicyclettes sur le lieu de leur destination est une priorité.

2. Aménager des voies cyclables interreliées au coeur des villes: itinéraires, routes, bandes cyclables, pistes cyclables sur rue et en site propre. Les voies cyclables de loisir ont eu leur part du gâteau au cours de la dernière décennie. Il est temps d'allouer des budgets significatifs pour tracer des pistes, bandes et chaussées désignées qui pénètrent au coeur des villes. Un programme conjoint d'infrastructures Canada - Québec -municipalités de 50M$ par année, puisé à même tout ces fonds verts mis en place pour diminuer notre production de GES, permettrait en 10 ans de faire une place méritée et justifiée au vélo dans la ville.

3. Développer des projets de «cocktail transport» en proposant une intégration tarifaire multimodale pour les usagers des transports en commun, du covoiturage, des clubs de partage automobile, de la location de véhicule, du taxi, du vélo et de la marche.

4. Offrir un crédit d'impôt pour les utilisateurs du vélo et du cocktail transport comme les gouvernements le font pour inciter l'achat de véhicules automobiles éco-énergétiques. Si on veut encourager l'achat de véhicules «propres», faisons le raisonnement jusqu'au bout. Pour le Québec, qui produit 80% de la production canadienne de vélos, il s'agit d'une proposition doublement valable et rentable.

5. Restreindre la vitesse de circulation automobile dans les rues, avenues et boulevards de toutes les villes à 40 km/h. Apaiser la circulation automobile, c'est favoriser un meilleur partage de la route et de la rue avec les cyclistes et les piétons.

6. Près des écoles, des parcs, des centres sportifs et de loisirs, des foyers pour personnes âgées, des édicules de métro et des rues commerçantes, mettre en place des quartiers verts et des zones trente (30 km/h) par une reconfiguration des rues, des intersections, des gabarits, des traverses pour piétons, des phases de feux.

7. Mettre en place un programme de vélo en libre service à l'instar de la ville de Lyon, qui a initié le mouvement repris par la suite par des dizaines de villes européennes avec un succès inespéré.

8. Mettre en place une politique favorisant l'utilisation du vélo par les employés des institutions publiques. Le remboursement des frais de déplacement et des frais fixes d'utilisation de la bicyclette par des employés dans le cadre de leurs fonctions doit se faire au même titre et toutes proportions gardées que pour l'utilisation de l'automobile.

9. Reprendre les campagnes de sécurité routière à l'intention des cyclistes sur 3 règles fondamentale du code: 1) les vélos ne doivent pas circuler sur les trottoirs; 2) les vélos doivent être munis d'un système d'éclairage avant blanc et arrière rouge à la tombée de la nuit; 3) les feux rouges c'est aussi pour les cyclistes.

10. Mener des campagnes publicitaires et promotionnelles pour inciter les enfants, les jeunes, les enseignants et les employés des écoles à se déplacer en transport actif (à pied, en vélo, en patins, en planche à roulette) et favoriser les projets de parcours sécuritaires pour l'école.


Utopiques, ces propositions? Il s'agit d'aller faire un tour dans certaines villes historiques d'Europe, pour voir comment une forte densité de population, mêlée au flot continuel des touristes, arrive à circuler de manière harmonieuse. Question de volonté politique? Alors nous avons peut-être les politiciens que nous méritons.

À feuilleter

Cardinal, F. Le Mythe du Québec vert, éditions Voix parallèles, 2007.

 

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