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Toutes les raisons pour lesquelles je vais courir mon premier marathon…

Mon premier marathon Photographe : Élise Jetté Auteur : Élise Jetté

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Toutes les raisons pour lesquelles je vais courir mon premier marathon…

​Dimanche, je vais courir le Marathon de Montréal. Mon premier 42km. Avec mes amies Joannie et Marie-Ève, on va relever ce défi pour la première fois pour amasser des fonds pour la Fondation Néz pour vivre.



C’est une fondation qui vient en aide aux jeunes adultes (18-30 ans) atteints de cancer. Avec notre nez de clown, symbole de la fondation, nous allons passer la ligne d’arrivée après la plus longue course de notre vie. Quand j'étais petite et que j’avais de la difficulté dans une tâche ou une matière scolaire, ma mère me disait toujours «fais ce que tu peux». Je vais donc courir parce que je peux courir. Je sais que la souffrance de ma course ne sera qu’une poussière si on la compare au long et dur combat contre un cancer, mais symboliquement, j’ai l’impression de faire un gros high five aux gens de mon âge cloués à un lit d’hôpital. C’est ma manière de démontrer que, si je le pouvais, je prendrais une parcelle de leur douleur. Sans hésiter. Comme toutes les actions qui portent en elles un brin de grandiose, un marathon n’est pas un exploit qu’on accomplit en croisant les bras, en se disant que l’on n’est pas concerné.

Emma Watson prononçait hier devant les représentants de l’ONU un discours sur les raisons de s’engager dans le mouvement féministe. Elle a dit: si ce n’est pas nous, ce sera qui? Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand? C’est une question que l’on peut certainement se poser quant à notre engagement dans le discours féministe, mais c’est applicable à tant d’autres choses. Le bénévolat, l’altruisme, le désir d’aller ailleurs, de changer des petites choses avec ce que l’on a entre les mains... Aujourd’hui, j’ai deux jambes qui fonctionnent bien, une santé qui me permet de faire du sport chaque jour, un désir intrinsèque de faire quelque chose que je n’ai jamais fait encore. Et si je me disais que ce n’était pas le moment? Si je me disais que ce devoir n’était pas le mien? Je crois que beaucoup de petits miracles ne se produiraient pas si on mettait tous les défis dans la cour du voisin ou dans celle du «futur soi-même». Je sais que ça fera mal, je sais que je frapperai un mur après mon 26 e kilomètre (je connais mes failles), je sais que, durant le dernier kilomètre, j’aurai des frissons de douleur et de fierté des orteils à la tête, je sais que je vais pleurer tellement fort en passant la ligne d’arrivée que j’aurai du mal à reprendre mon souffle.

Je vais amener mon corps et ma tête un peu plus loin, en m’imposant une épreuve physique que je n’ai jamais faite. C’est ma méthode pour faire une différence. Des méthodes, il y en a mille; des manières de s’amener soi-même ailleurs et des manières de «faire ce qu’on peut» pour les autres. Je vous invite à trouver la vôtre. Si vous avez envie de soutenir comme moi la lutte contre le cancer chez les jeunes, vous pouvez faire un don ici. On me dit souvent qu’à 25 ans, j’ai toute la vie devant moi. Un jour, ce sera vrai pour tout le monde. #NézPourVivre

nezpourvivre.com
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