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Pourquoi on s’entraîne?

Pourquoi on s’entraîne?

� Istockphoto.com Photographe : � Istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Pourquoi on s’entraîne?

Pratiquer régulièrement des activités physiques et s’entraîner, c’est bon pour la santé. Mais pourquoi?

Certaines personnes, profitant d'une hérédité favorable, auront une condition physique supérieure à la moyenne, qu'elles s'entraînent ou non à fond de train. Il n'en demeure pas moins que toute personne qui soumet régulièrement son organisme au stress physiologique de l'exercice physique intense améliorera sa condition physique. Comment cela se fait-il? Autrement dit, pourquoi faut-il «forcer» pour s'améliorer?

L'homéostasie: l'équilibre physiologique naturel

L'être humain, comme tous les animaux d'ailleurs, a cette fabuleuse habileté à assurer l'équilibre interne de l'organisme lorsqu'il est soumis à un stress quelconque. Dans le jargon des spécialistes, on appelle cet équilibre physiologique «homéostasie». Par exemple, lorsqu'on effectue un travail physique, la chaleur que l'on produit nous mettrait rapidement en danger de mort si notre organisme ne mettait pas en branle tout un arsenal de processus pour dissiper cette chaleur.


On connaît plusieurs systèmes mécaniques qui fonctionnent de cette façon, par exemple le radiateur d'une voiture, qui limite l'augmentation de la température du moteur. Ce qui différencie les systèmes physiologiques des systèmes mécaniques, c'est leur habileté à s'améliorer.


Lorsqu'on fait peu d'efforts physiques, on stimule peu les mécanismes qui assurent l'homéostasie et on ne les améliore pas. En revanche, lorsqu'on s'entraîne vigoureusement, on stimule fortement les processus de restauration de l'homéostasie, si bien qu'ils s'adaptent en devenant plus efficaces, ce qui nous rend plus aptes à travailler à haute intensité sans trop «forcer»!


Les processus physiologiques mis en branle pour assurer l'homéostasie dépendent du stress physiologique auquel on soumet son corps. Ainsi, seules les qualités physiologiques mises à l'épreuve au cours de l'entraînement s'amélioreront. Par exemple, la personne qui fait à une intensité confortable des randonnées à vélo de plus en plus longues sur le plat deviendra évidemment meilleure pour faire de longues sorties, mais ne sera pas nécessairement meilleure pour faire, par exemple, de puissants sprints de course à pied, comme celle qui en aura effectué plusieurs à l'entraînement.

Il faut forcer et stresser pour s'améliorer!

Pour s'améliorer, donc, il faut «forcer», c'est-à-dire qu'il faut soumettre des processus physiologiques à un stress assez élevé. Suffisamment en tout cas pour:

  • provoquer un déséquilibre physiologique;
  • mettre en branle des processus assurant l'homéostasie;
  • stimuler l'amélioration de ces processus.


Le hic, c'est qu'on ne peut maintenir longtemps une intensité élevée. Voilà pourquoi l'entraînement intermittent est si populaire parmi les athlètes de haut niveau: il permet d'effectuer plus de travail à haute intensité que l'entraînement de type continu, sans toutefois provoquer trop de fatigue. L'autre problème, c'est qu'en «forçant» trop et trop souvent, on risque de souffrir du syndrome du surentraînement. Il n'y a pas de recettes: il faut apprendre à doser son effort et savoir quand se ménager avant qu'il soit trop tard.


Curieusement, certains processus physiologiques ne s'améliorent pas même si on les met à l'épreuve régulièrement. Par exemple, l'habileté à faire passer du système digestif à la circulation sanguine l'eau que l'on boit pendant l'effort ne semble pas s'améliorer, quoi que l'on fasse à l'entraînement.


Il est donc nécessaire de «forcer» à l'entraînement pour améliorer sa condition physique et sa performance. Il semble toutefois qu'on puisse prévenir plusieurs maladies graves qui affligent une grande partie de la population en pratiquant des activités physiques à intensité faible ou moyenne, à condition de le faire régulièrement. On pense par exemple aux maladies cardiovasculaires, dont l'hypertension, aux dyslipidémies (trop de «mauvais» transporteurs du cholestérol, pas assez de «bons»), au diabète de type 2, à l'ostéoporose, au surplus de poids.

«Volume» d'activité et bénéfices pour la santé

Plus une personne est active, plus elle en retire des bénéfices pour sa santé. Ça, c'est clair. Cependant, l'effet bénéfique de l'activité physique pour la santé tend progressivement à plafonner lorsque le «volume» d'activité augmente. Ainsi, la personne sédentaire qui augmente son activité physique et majore ainsi sa dépense énergétique de, par exemple, 1 000 kcal par semaine, diminuera beaucoup ses risques d'être éventuellement atteinte de certaines maladies. En revanche, chez une personne déjà physiquement active, donc en meilleure santé, une augmentation identique d'activité physique ne réduira pas autant le risque de maladie, puisque ce risque est déjà faible.

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