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On s'active! Trucs pour les antisportives

On s'active! Trucs pour les antisportives

Auteur : Coup de Pouce

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On s'active! Trucs pour les antisportives

On connaît ses effets bénéfiques sur la santé, mais l'activité physique n'est pas dans notre nature. Que faire? Tout ce qu'il faut savoir pour se motiver et persévérer.

Notre objectif: devenir active, pas nécessairement sportive! «Faire de l'activité physique, c'est bouger suffisamment, alors que le sport a une dimension compétitive et des règlements», explique Suzanne Laberge, kinésiologue. Devenir active n'est donc peut-être pas aussi compliqué qu'il n'y paraît. Néanmoins, parce que le goût pour l'activité physique n'est pas inné en nous, on est plus susceptibles d'abandonner, en général après trois ou quatre semaines. Il est donc important de savoir pourquoi nous voulons devenir actives.

Un truc: on liste les raisons qui nous motivent à vouloir bouger davantage et on la place en évidence dans la maison. «On puisera plus de 80 % de notre motivation dans cette liste», affirme Marc-André Morel, conférencier motivateur et auteur de De l'énergie à vie – Trouver et garder la motivation au gym. Souvent, la santé viendra en tête de liste, parce qu'on a été malade ou que notre médecin nous l'a recommandé à titre préventif. À cet égard, on se rappelle qu'être active diminue les risques d'obésité, d'hypertension, de cancer du côlon, d'accidents cérébraux vasculaires, de diabète, en plus de faire chuter le stress. À noter: si ce n'est déjà fait, il importe de connaître notre bilan de santé. On prend donc rendez-vous chez le médecin sans tarder!

On met toutes les chances de notre côté

Selon Suzanne Laberge, une démarche réussie repose sur cinq principes. Ces derniers nous serviront à identifier nos motivations et, donc, l'activité physique parfaite pour nous. Voici les 5 façons d'y parvenir.

1. Avec plaisir!
On mise sur le plaisir. Seules, la volonté d'améliorer notre santé ne nous motivera peut-être pas toujours. En prenant plaisir à faire une activité, on augmente nos chances de persévérer. «L'activité est un moyen de se réserver du temps juste pour nous», dit Denise Létourneau, coordonnatrice du service du sport et de l'activité physique à l'Université de Sherbrooke.

2. Pas trop vite
On s'y met progressivement. «Il faut y aller de façon progressive pour ne pas se blesser ou se décourager», conseille Suzanne Laberge. Nos objectifs doivent également être progressifs. «On se fixe des objectifs réalistes, ajoute la spécialiste. On ne fera pas le Tour de l'Île si on a commencé le vélo la semaine d'avant!»

3. Accès direct
On choisit une activité accessible: lieu et coût. Idéalement, on opte pour une activité qu'on pourra pratiquer à moins de 30 minutes de la maison (ou du bureau). Et, bien entendu, pas question d'éventrer notre portefeuille pour accéder à notre vie plus active! On détermine dès le départ si on peut se permettre telle ou telle activité, en essayant de prévoir à long terme.

4. Aimer changer
On varie nos activités selon les saisons. Ainsi, on réduit les risques de finir par s'en lasser. On profite donc du changement de saison pour varier: on nage pendant l'été, on prend de longues marches en automne, on patine l'hiver, on se dégourdit les jambes en vélo au printemps. Besoin d'inspiration? On consulte le site de Kino-Québec.

5. Du calme!
On évite de se créer du stress. L'activité physique vise notamment à nous aider à réduire notre stress, non pas à nous en créer! On choisit donc une activité qui nous ressemble et on s'assure d'avoir le temps de la pratiquer. On a peur du jugement des autres? On évite les cours de groupe. On déteste s'entraîner le soir? On y va le midi ou le matin. Il n'y a pas de recette miracle: chacune a sa façon de faire, mais on devrait toujours penser à féliciter nos efforts. «On mérite une récompense. Il faut fêter notre réussite», insiste le motivateur Marc-André Morel.

Trucs en vrac

Pour se motiver, certaines aiment être en compagnie d'une amie. On s'assure que la personne est fiable et que notre activité ne dépend pas de sa présence. Si on en a les moyens, une autre option est d'engager un entraîneur privé. Un bon plan pour motiver les sédentaires, puisqu'il faudra lui rendre des comptes!

Chose certaine, les antisportives doivent fuir les abonnements qui exigent un engagement à long terme. «Il vaut mieux payer plus cher pour un mois que de signer pour un an et ne pas y aller!», souligne Denise Létourneau, qui rappelle que les centres sportifs des universités sont ouverts au public à un tarif souvent inférieur aux salles d'entraînement.


Le bon choix?

Comment choisir l'activité qui nous convient? En ciblant nos préférences. Je veux être seule ou en groupe? Être dehors ou en salle? Sur terre ou dans l'eau? Si notre indécision persiste, la solution est d'expérimenter. «On essaie tout, jusqu'à ce que ça clique, conseille Denise Létourneau. On n'hésite pas à poser toutes les questions qui nous viennent en tête». D'ailleurs, voici d'autres questions qui pourront nous aider à choisir le lieu où on s'activera, si on le fait dans une salle.

Question pour choisir une salle d'entraînement

Au téléphone, on leur demande:
  • Est-ce près de notre résidence?
  • Les horaires nous conviennent-ils?
  • Quel est le profil de la clientèle?
  • Quelle tenue vestimentaire est exigée?
  • Y a-t-il une halte-garderie?
  • Exige-t-on un engagement à long terme?

    En personne, on se demande:
  • Est-ce propre?
  • Est-ce trop bondé ou trop calme pour nous?
  • Les appareils sont-ils vétustes?
  • L'endroit me plait-il?

    Si on s'assure de poser les bonnes questions, notre choix sera le bon. Du coup, on aura un maximum de motivation.Comment avez-vous fait?

    On socialise
    «Je marche avec une amie presque tous les jours. On se motive l'une et l'autre. Je fais aussi du conditionnement physique en groupe depuis 15 ans. C'est dynamique.» – Claudette, 70 ans.

    Exemple de détermination
    «Je m'entraîne en salle, je nage ou je fais de la marche rapide. L'entraînement, c'est une façon de vivre. Mes trucs? Je prépare mon sac de sport à l'avance et je me récompense. Facile, parce qu'on a l'estime de soi au plafond et on se trouve belle.» – Lise, 51 ans.

    Plongez sans penser
    «Je nage 2 km chaque semaine, toujours le même jour. Quoi qu'il arrive, pas question de me défiler. Le truc pour se motiver: ne pas réfléchir avant d'être arrivée à la piscine! Et si je m'ennuie en nageant, je me fixe des objectifs: j'entre secrètement en compétition avec la nageuse du couloir d'à côté ou je calcule simplement mon temps.» – Maryève, 29 ans.

    Prudence!
    «On fait évaluer sa condition physique par un médecin avant de commencer une activité physique. Je ne l'ai pas fait et j'ai souffert! En salle, on m'a fait un programme exigeant qui m'a causé des douleurs aux articulations. C'est même arrivé au tai-chi. Aujourd'hui, je marche et c'est parfait pour moi.» – Lise, 62 ans.

    Danse et liberté
    «Danser, c'est mon moyen de m'exprimer. Nous organisons deux fois par mois des soirées de danse libre. Pas d'alcool, pas de tabac. On loue une salle, on met de la musique – n'importe quoi! – et on se lance. La seule règle: ne pas rester assise à regarder.» – Louise, 60 ans.

    Pour aller plus loin

    On visite le site de Kino-Québec pour...
  • S'inspirer grâce à une liste d'activités à faire en fonction de la saison.
  • Consulter l'étude Pour des Québécoises plus actives et en meilleure santé.

    On lit et relit De l'énergie à vie – Trouver et garder la motivation au gym, Marc-André Morel, en vente dans les centres Énergie-Cardio,10 $.

    La danse sans contraintes nous intéresse? On contacte l'Association Contact Improvisation ou 514 762-3634.
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