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Le tir à l'arc, un plaisir démodé?

Le tir à l'arc, un plaisir démodé?

� iStockphoto.com Photographe : � iStockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Le tir à l'arc, un plaisir démodé?

Le succès du film Hunger Games rejaillit sur le tir à l'arc. Le sport, longtemps méconnu, gagne en popularité et les clubs font le plein de jeunes archers désireux d'apprendre à tirer des flèches.

Le succès du film Hunger Games, dans lequel une jeune archère tente de survivre à une téléréalité sanglante, rejaillit sur le tir à l'arc. Dans les mois qui ont suivi la sortie du film, en mars 2012, les clubs de tir à l'arc ont vu de nombreux jeunes frapper à leur porte pour s'initier au sport.

Pourtant, le Québec a une longue tradition de chasse à l'arc, et de nombreux athlètes ont fait leur marque au niveau international. Nos ancêtres ont appris rapidement des autochtones l'efficacité des flèches pour tuer le gibier. Mais si certains chasseurs se sont convertis à la chose, peu de sportifs connaissent la discipline du tir à la cible. Ils sont à peine 3 000 au Québec à manier l'arc et les flèches en entraînement et en compétition.

De la coordination et de la concentration

La pratique du tir à l'arc permet d'acquérir ou de maintenir une bonne coordination et de développer sa concentration. En apprenant à faire le vide de toute pensée extérieure, les archers augmentent leur capacité à se concentrer et à canaliser leur efforts vers un seul but: la cible. Ils travaillent ainsi beaucoup sur le contrôle de la respiration pour gagner en précision. 

Les archers doivent également être en forme physiquement. La pression quand on tend la corde d'un arc peut atteindre 35 livres, ce qui sollicite fortement les muscles du dos, surtout quand on tire une centaine de flèches au cours d'un entraînement. C'est que le tir à l'arc est un sport de répétition et de patience, pour maîtriser la technique. C'est aussi un sport d'endurance. Les compétitions peuvent s'étaler sur une journée complète, obligeant les athlètes à rester concentrés et alertes pendant des heures.

Arc traditionnel ou conventionnel?

Il existe sur le marché plusieurs catégories d'arc pour les archers, chasseurs ou sportifs.

  •  L'arc traditionnel: c'est celui de Robin des Bois, fait d'une seule pièce de bois, d'une poignée et d'une corde. C'est le plus simple, pour ne pas dire le plus rustique des arcs. Il existe des clubs de tir qui se spécialisent dans son utilisation, jugée plus difficile, parce que cet arc est très long comparativement aux arcs modernes.
  •  L'arc conventionnel: plus court que l'arc traditionnel, il s'en distingue par sa construction en plusieurs parties. Le centre de l'arc, le corps, est moulé d'une seule pièce, soit en bois, soit en alliage léger et résistant. Les branches sont faites de laminages de bois et de fibres synthétiques pour plus ou moins de souplesse ou de rigidité. Le fait que les branches se détachent du corps de l'arc le rend plus facile à transporter et à remiser. C'est en général, l'arc que l'on conseille pour l'initiation.
  •  L'arc à poulies: c'est le plus populaire auprès des chasseurs, mais il gagne du terrain auprès des tireurs sur cibles fixes, comme sur les sentiers avec cibles animalières. Son grand avantage, outre sa taille encore plus petite que celle de l'arc conventionnel, c'est que le système de poulies à chaque extrémité des branches permet, une fois la corde tendue, de ne plus avoir à fournir d'effort pendant que l'on vise. Les poulies, ovales, permettent d'absorber la tension une fois la corde tendue. La décoche est donc plus stable, la chance d'atteindre la cible plus grande. L'autre avantage, c'est la puissance. Ce sont des arcs qui assurent une poussée de la flèche très grande pour une plus grande portée.
Les options

À ces arcs, on peut ajouter une panoplie d'options, dont des stabilisateurs, des tiges en alliage qui dépassent devant le corps de l'arc, et des décoches automatiques qui s'utilisent comme une détente, sans toucher la corde. Mais avant de se laisser séduire par ces accessoires utilisés par les experts, il faut se questionner sur ses besoins et sur l'utilisation qui sera faite de l'arc.

Les seuls accessoires vraiment indispensables à la pratique du tir à l'arc, à part bien sûr une cible, sont le plastron, le protecteur d'avant-bras et le petit gant pour tenir la corde tendue plus facilement.

Un code d'éthique

Il existe un code d'éthique de base mis en place pour assurer la sécurité des archers et de leur entourage. En voici l'essentiel:

  • Pour retirer vos flèches, vérifiez que personne ne se trouve derrière les encoches des flèches plantées dans la cible. Une fois la main posée sur la cible proche de la zone d'impact, prenez la flèche et tirez dans l'axe sans la tordre ou la plier pour ne pas la voiler. De toute évidence, il faut retirer les flèches une à une.
  • La distance recommandée pour commencer se situe entre 5 et 10 mètres.
  • Toujours prévoir une zone de sécurité derrière la cible, soit par un mur, une butte de terre, une bâche ou un filet.
  • Le passage entre le pas de tir et la cible est strictement interdit. Attention aux tireurs qui voudraient aller chercher leurs flèches sur la cible avant que les autres tireurs aient terminé de tirer les leurs.
  • Votre visée ne devrait pas excéder 2 à 3 secondes, faute de quoi vous risqueriez de perdre toute stabilité. Retenir la tension sur la corde d'un arc de 35 lb de poussée plus longtemps demande plus de force que vous ne le croyez.

  

S'initier au tir à l'arc

La meilleure façon de s'initier au tir à l'arc est de s'informer auprès de la Fédération de tir à l'arc du Québec pour connaître les clubs de tir de notre région.

Sources

Fédération de tir à l'arc du Québec (FTAQ)

 

Chartrand, J. Tir à l'arc, Service-Vie 2003

 

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