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Courir pour le plaisir

Billet de blogue par
Courir pour le plaisir

  Photographe : Courir au bon rythme de Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier

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Courir pour le plaisir

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Début avril. Ce matin-là, il faisait beau. Les petits oiseaux gazouillaient, l’air était doux et je venais d’écrire un article sur les bienfaits de l’exercice sur le cerveau. C’était décidé. J’allais faire de la course à pied. Pour ma santé physique et mentale. Pour me retrouver seule. Pour m'adonner à une méditation plus active. Pour moi. Maintenant. On m’a toujours dit qu’une résolution, ça se prenait sur le coup de l’émotion. J’en ai envie maintenant? Je le fais. Pas plus compliqué. Du moins, c’est ce que je croyais. À tort. Car chausser des espadrilles et courir comme ça, c’était avant. Bien avant. J'ai couru le tour d'un pâté de maisons et je suis rentrée à pied. Penaude. Le lendemain, on aurait dit que j’avais fait le Marathon de Montréal. J’avais mal partout. Par empathie pour mes jambes, toutes les autres parties de mon corps me faisaient mal. C’est très solidaire le corps.

Ma copine Geneviève aussi s’est mise au jogging. Même âge que moi, même inaptitude pour la course à pied. Une seule différence: le plaisir. Geneviève a du plaisir à courir. Déjà. Moi, je cours dans l’espoir d’un bien-être futur. Je me dis qu’un jour, quand je serai en forme, je comprendrai le sourire béat des coureurs de fond, que je pourrai porter les plus belles petites robes de l’été, que j'aurai plus d'énergie, que, que. Le plaisir de courir, c’est demain. Pour m’aider, Geneviève m’a suggéré de lire Courir au bon rythme de Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier. Dès le début de leur livre, les auteurs disent que « la marche et la course doivent toujours être agréable », qu’il faut adopter un programme d’entraînement à notre portée, ne pas être impatientes, ni sauter les étapes. « Le voyage compte autant que la destination! » Le pâté de maisons, c'était trop.

Ils expliquent aussi qu'au début, toutes les excuses sont bonnes pour ne pas aller courir : fatigue, préoccupation, pas assez beau, trop froid, pluie, trop beau. Que c’est normal. Ils nous suggèrent  un bon truc : « dites-vous que vous irez quand même, mais que vous réduirez votre entraînement de moitié. La plupart du temps, vous oublierez ce compromis et continuerez jusqu’au bout! » L'idée, c'est de sortir et de ne pas sauter de journée. Quand il pleut: un demi-pâté de maisons, à la marche. Les auteurs nous implorent aussi d’éviter l’improvisation et suivre un plan d’entraînement. « Comment améliorer nos conditions physiques si on est sur le dos? Si on a subi des blessures? Comment continuer à courir si l’exercice devient pénible et intolérant? », nous questionnent-ils. Aujourd'hui, je cours avec un plan d’entraînement précis. Je devrais être capable de courir un 5 km d'ici la fin du mois. Je cours avec le corps que j'ai et non pas avec celui que je voudrais avoir. Je cours sous la pluie et j'aime ça. Le plaisir de courir, c’est maintenant.

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