Vie de famille

Écoles: 7 projets écolos

Auteur : Coup de Pouce

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Écoles: 7 projets écolos

1 . École primaire L'Étincelle à Sainte-Marguerite de Beauce: éolienne, styromousse et compagnie

L'école primaire L'Étincelle, à Sainte-Marguerite de Beauce, est sans contredit une des plus écolos du Québec. À preuve, il y a quelques années, les élèves ont réussi à convaincre la caisse populaire locale de financer l'achat d'une éolienne destinée à alimenter la radio étudiante en électricité. Impressionnant? Ce n'était qu'un début. Ils ont ensuite créé Écolocorde, une micro-entreprise qui fabrique des cordes à danser à partir de tubulures d'érablières récupérées, concept repris par une entreprise du coin en association avec l'école.

Ces jeunes ne sont jamais à court d'idées. Leur plus récent projet: récupérer de la styromousse, matière non recyclée au Québec, pour en faire des coussins et des poufs, vendus à la communauté. Pour publiciser leur initiative, ils ont préparé des messages aux parents et diffusé des chroniques à la radio. Pour financer l'achat du tissu et du bois nécessaires, ils sont allés chercher une subvention de la Fondation jeunes projets, qui soutient des activités initiées par des jeunes du primaire et du secondaire. Et, pour confectionner leurs coussins et poufs, ils ont appris à coudre sur une machine offerte à l'école.

Le projet fonctionne bien, mais sa portée reste limitée. C'est pourquoi Johanne Morin, l'enseignante qui les encadre, aimerait bien, comme dans le cas des cordes à danser, voir une entreprise québécoise reprendre le flambeau. «Nous agissons à petite échelle. Nous ne pouvons pas stocker de grosses quantités de styromousse», explique-t-elle.

L'ensemble des projets de l'école L'Étincelle lui a valu un Phénix, prix en environnement, catégorie jeunesse, en 2007.

Pour en savoir plus: École L'Étincelle de Sainte-Marguerite, Fondation Jeunes-Projet.  

2. École primaire Sacré-Coeur de Coaticook: des vers dans la classe!

Le compostage s'intègre tranquillement dans nos vies. Normal que certaines écoles aient le goût d'emboîter le pas. Après tout, avec les rebuts de lunchs et de collations et les restes de la cafétéria, nourrir une compostière, ce n'est pas plus difficile en classe qu'à la maison!

À l'école primaire Sacré-Coeur de Coaticook, le projet compostage, à l'origine, c'était pour nourrir le potager. L'enseignante Nathalie Gilbert voulait sensibiliser ainsi les enfants à la bonne nourriture. «Et pour bien engraisser notre potager, il fallait de la bonne terre», explique-t-elle.

Une fois l'habitude acquise, elle a décidé d'initier les jeunes au vermicompostage, une méthode de récupération des déchets de cuisine à l'aide de vers de terre utilisée surtout par les gens qui n'ont pas de terrain. Les jeunes ont rapidement adopté les vers. «Ils n'ont pas eu le choix, car on doit enlever les vers du compost pour l'utiliser quand il est prêt. Mais aucun ne s'est montré dédaigneux. Et puis, ça les rapproche de la terre», lance l'enseignante. Et la récolte? Délicieuse, évidemment!

Pour en savoir plus: École Sacré-Coeur de Coaticook

3. École secondaire Louise-Trichet à Montréal: à la rescousse des canards

Le comité environnement de l'école secondaire pour filles Louise-Trichet, à Montréal, voulait souligner l'Année internationale de la biodiversité, mais ne savait trop quelle cause épouser. C'est une rencontre avec France et André Dion au Salon du livre de Montréal qui a inspiré les filles. Les Dion gèrent une fondation dont l'objectif est de protéger le garrot d'Islande, un canard migrateur menacé. Un projet était né.

Aidées du couple, les huit filles du comité ont trouvé un fournisseur de bois de cèdre qui a gracieusement offert les matériaux et permis au groupe de bâtir dix nichoirs qui permettront à ce canard de se faire un nid dans un endroit adéquat et sécuritaire. En effet, la destruction des forêts réduit les possibilités d'y faire son nid. Et sans nid, pas de descendance! En mai dernier, le groupe s'est rendu au Centre de plein air de Pohénégamook afin d'installer un premier nichoir. «Le Centre, qui est un des partenaires de la Fondation, nous a offert l'hébergement. Leurs naturalistes s'occuperont d'installer les autres nichoirs. Ça nous aurait pris deux semaines pour les installer tous», explique Patricia Lepage, la technicienne en travaux pratiques qui supervise le comité environnement.

Les filles ont tellement apprécié l'expérience qu'elles souhaitent construire d'autres nichoirs l'an prochain. Qui plus est, leur enthousiasme a convaincu d'autres élèves de s'impliquer elles aussi dans le comité. Les garrots d'Islande n'auront jamais été si bien logés!

Pour en savoir plus: École secondaire Louise-Trichet, Fondation France et André Dion

4. École Chavigny à Trois-Rivières: couture... écolo

À l'école Chavigny, à Trois-Rivières, les élèves de secondaire V peuvent maintenant, dans le cadre d'un cours optionnel, confectionner des vêtements recyclés à partir de vieux vêtements ou de morceaux de tissu déjà récupérés. À travers les rudiments de la couture, du design ou de la mise en marché, les professeurs en profitent aussi pour leur faire découvrir les dessous de l'industrie textile. Les élèves ont fabriqué, entre autres, des bandeaux pour cheveux, des costumes d'Halloween et des sacs à main. «L'an prochain, j'espère pouvoir leur en montrer davantage et peut-être même leur enseigner à concevoir et réaliser leur robe ou leur habit de bal», mentionne Jean Martineau, le professeur responsable de ce cours.

Pour en savoir plus: École secondaire Chavigny

5. École primaire Saint-Thomas à Hudson: Zéro déchets, le film

À l'école primaire Saint-Thomas, à Hudson, un groupe d'élèves motivés se relayaient pour ramasser le compost et laver les contenants recyclables. Pour propulser un peu plus cette idée, des parents ont décidé de produire un petit film sur la routine du lavage et de la récupération, qui a été présenté à l'ensemble des élèves de l'école.

Après la projection, les jeunes ont présenté un sketch sur les lunchs sans déchets, qui a aussi été filmé. «Le message passe toujours mieux quand il vient des amis et non des parents ou des professeurs, explique Chantal Girard, une des mères bénévoles. Avec ces films, les jeunes ont compris l'importance de composter, de recycler et de produire le moins de déchets possible.» (Les deux films sont présentés sur le site Internet de l'école.)

L'initiative a fait des petits. Des dîners sans déchets sont maintenant organisés en collaboration avec les parents, et des tirages récompensent les parents et élèves qui relèvent le défi avec succès.

Pour en savoir plus: École Saint-Thomas

6. École primaire Saint-Yves à Québec: une forêt à défendre

Afin de mettre en valeur un boisé situé sur le terrain de l'école, un groupe de jeunes de l'école primaire Saint-Yves de Québec ont décidé de l'adopter. Au fil des ans, ils l'ont nettoyé, ont identifié ses arbres, entaillé ses érables, aménagé ses sentiers, y ont installé des bancs et fabriqué des mangeoires pour les oiseaux qui le fréquentent. Ce travail de défrichage leur a permis d'apprendre à aimer leur boisé et à lui donner une identité. «Chacune des sept classes a donné un nom à un sentier», souligne la directrice Louise Lemieux. Les enfants ont aussi reçu les conseils de spécialistes pour prendre soin de la forêt où ils planteront 160 arbres d'ici l'automne. Digne couronnement de cette initiative: comme la municipalité a participé au financement, le boisé est désormais ouvert aux citoyens, qui peuvent s'y promener et admirer l'endroit.

Pour en savoir plus: École primaire Saint-Louis-de-France/Saint-Yves

7. Polyvalente de L'Ancienne-Lorette: des tonnes de déchets ramassés

Il y a sept ans, la polyvalente de L'Ancienne-Lorette a adopté une partie de la rivière Lorette, voisine de l'établissement, pour la nettoyer. On a profité de l'occasion pour présenter aux étudiants différents aspects reliés à l'eau. «Avant l'activité annuelle du grand nettoyage, on prépare pour les élèves des ateliers d'information sur les questions de pollution. Cette année, un ingénieur leur a expliqué l'effet filtre des plantes», souligne Jean-François Perron, l'enseignant qui supervise le projet.

Au fil des ans, l'opération de nettoyage s'est étendue sur les berges et le lit de la rivière, et couvre maintenant une distance de 3 km. Chaque année, 1 à 1,5 tonne de déchets est récupérée puis amenée devant l'école. «Je tiens à ce qu'on rassemble tout ce qu'on a récupéré pour montrer aux jeunes des résultats concrets et les encourager à continuer d'année en année.»

Pour en savoir plus: Polyvalente de l'Ancienne-Lorette

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