Vie de famille

3 stratégies de parentalité positive

3 stratégies de parentalité positive

3 stratégies de parentalité positive

Photographe : istockphoto.com Auteur : Danielle Verville

Vie de famille

3 stratégies de parentalité positive

Pas toujours facile de garder son calme face aux crises de notre enfant ou de bien réagir face à des signes d’anxiété. Voici des trucs issus de l’éducation positive pour nous y aider.

 

Les dernières découvertes sur le cerveau nous permettent de mieux décrypter les comportements de nos enfants et d’y répondre de manière adéquate. Voici trois stratégies de parentalité positive, tirées du livre Le cerveau de votre enfant, du Dr Daniel J. Siegel et de la psychothérapeute, Tina Payne-Bryson.

1. Se connecter au cerveau droit et rediriger

Notre cerveau est divisé en deux hémisphères. Le cerveau gauche aime l’ordre. Il est logique, littéral, linguistique et linéaire, c’est-à-dire qu’il organise et ordonne les éléments de notre vie. Le droit est plutôt intuitif, émotionnel et non verbal. «Quand notre enfant est bouleversé, on se connecte d’abord à lui émotionnellement, de cerveau droit à cerveau droit», expliquent les auteurs. Quand il reprend ses esprits et qu’il se montre plus réceptif, on sollicite son cerveau gauche pour lui expliquer les consignes.

Dès qu’il est contrarié, le garçon de Mélanie, âgé de quatre ans, fait des crises terribles. «La dernière fois qu’il s’est jeté sur le plancher, hurlant que son frère avait reçu une plus grosse part de gâteau, je l’ai pris à part et lui ai fait un gros câlin. Je me suis connectée à lui, en lui montrant que je comprenais ce qu’il ressentait. Il s’est calmé, ce qui m’a permis de faire appel à son cerveau gauche. Je lui ai demandé de regarder attentivement les morceaux de gâteau. Il a fini par réaliser que son morceau n’avait pas la même forme que celui de son frère, mais que sa part était juste.»

2. Nommer pour apprivoiser

Quand le cerveau droit de notre enfant est submergé d’émotions fortes, on doit l’inciter à nous raconter ce qui le tracasse. Il utilisera ainsi son cerveau gauche pour donner un sens à son expérience et reprendre le contrôle de lui-même. «Avec un enfant en bas âge, vous êtes le premier narrateur, insistent les auteurs. Utilisez vos propres mots et mimez même sa chute, avec humour si possible.»

«J’ai essayé ce truc avec ma fille de 13 ans, suite à un accident de vélo, relate Caroline, mère de deux adolescentes. Elle était paniquée et incapable de me dire où elle avait mal exactement. Avec calme et patience, je lui ai posé des questions: “Où es-tu tombée? As-tu été heurtée par une voiture? Comment es-tu rentrée à la maison?” Raconter son histoire lui a permis de contenir ses émotions. Une fois calmée, elle a réalisé qu’elle avait une douleur à l’épaule. Elle s’était fracturé une clavicule.»

3. Bouger le corps pour ne pas perdre l’esprit   

Le tronc cérébral et le système limbique sont situés dans la partie inférieure de notre cerveau. Ils sont responsables de nos fonctions corporelles de base, des réactions innées ou impulsives comme cligner des yeux ou respirer et aussi des émotions fortes, telles que la peur, l’anxiété ou la colère. Le cerveau d’en haut, ou cortex préfrontal, est complètement différent. Il est le siège des processus mentaux les plus complexes. C’est lui qui est responsable des qualités que nous souhaitons observer chez nos enfants, comme réfléchir avant d’agir, gérer leurs émotions, être empathiques, évaluer les conséquences de leurs actes, etc. Notre cerveau fonctionne bien quand ces deux parties sont bien intégrées et que l’on peut passer de l’une à l’autre aisément. Mais même si nous aidons nos enfants à utiliser les deux parties de leur cerveau, celui d’en haut n’est pleinement mature qu’autour de 25 ans.

Quand notre enfant perd le contact avec son cerveau supérieur, qu’il est submergé par l’anxiété ou l’agressivité, une manière efficace de l’aider à se reconnecter est de l’inciter à bouger. En effet, des recherches ont démontré que l’activité physique modifie directement la chimie cérébrale, que son effet calmant facilite l’accès au cortex préfrontal. «En classe, j’intègre des exercices d’aérobie pour calmer les enfants anxieux ou qui manquent de concentration, explique Julie, une enseignante de deuxième année. Après avoir fait une activité physique, les élèves se calment et j’obtiens plus facilement leur attention pour enseigner ma matière.»

Si notre enfant est anxieux, bouleversé ou stressé avant un examen, on prend d’abord en compte ses émotions, insistent les auteurs. Ensuite, on peut danser avec lui, faire une course jusqu’à sa chambre ou l’inciter à faire une randonnée de vélo, s’il est un peu plus vieux.

Le cerveau de votre enfant: manuel d’éducation positive pour parents d’aujourd’hui, de Daniel J. Siegel et Tina Payne-Bryson, Guy Saint-Jean, 2016, 257 p.

 

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