Les parents se posent bien des questions: « Qui est la meilleure personne pour parler à mon enfant? À quel moment mon enfant doit-il être mis au courant de ce qui lui arrive? Qu'a-t-il besoin de savoir, au juste? » Vous vous demandez aussi s'il est vraiment nécessaire de parler du cancer avec votre enfant. Dans le passé, on cachait souvent la vérité aux jeunes patients. Pourtant, des études démontrent que la plupart des enfants souffrant d'une maladie grave perçoivent la vérité, et cela en dépit des efforts des parents et des professionnels de la santé qui tentent de les protéger en ne leur expliquant pas franchement la situation.

Il est fort probable que votre enfant se doute déjà que quelque chose ne tourne pas rond. Il ne se sent pas bien, les visites chez le médecin sont plus fréquentes et il a connu soit la peur, soit la douleur physique, lors des tests qu'il a subis. De plus, un enfant sait très bien reconnaître la peur et l'angoisse vécues par son entourage immédiat. Si personne ne lui explique ce qu'est le cancer, un enfant laisse libre cours à son imagination et trouvera une explication pour ses symptômes dans les pires craintes qui habitent son esprit. Il croira peut-être que sa maladie est un châtiment pour une quelconque mauvaise action qu'il a commise - ce qui causera une angoisse et un sentiment de culpabilité on ne peut plus inopportuns. Les professionnels de la santé reconnaissent de façon générale qu'il vaut mieux parler ouvertement à un enfant malade si l'on veut réduire l'angoisse et prévenir le développement d'un sentiment de culpabilité. De plus, un enfant qui sait la vérité sur son état de santé est plus susceptible de faire preuve de coopération lors du traitement.

Qui est la meilleure personne pour parler à mon enfant?
La réponse à cette question est très personnelle - elle dépend de la relation que vous avez avec votre enfant, ainsi que de vos propres sentiments et attitudes. Que vous parliez vous-même à votre enfant ou que vous demandiez à son médecin de le faire, il faudra de toute façon que vous (ou une autre personne de qui l'enfant se sent proche) soyez là pour dispenser l'appui, l'encouragement et l'amour dont le jeune malade aura tellement besoin.

Si vous décidez de parler vous-même à votre enfant, discutez-en avec d'autres personnes afin de trouver la meilleure approche. Des professionnels de la santé (le médecin de votre enfant, une infirmière ou une travailleuse sociale, par exemple) peuvent vous faire des suggestions utiles. Entrez en contact avec d'autres parents qui ont un enfant atteint de cancer, ou avec des groupes d'appui pour les parents vivant une situation comme la vôtre.

Réfléchissez bien à ce que vous voulez dire, discutez-en avec d'autres personnes qui connaissent bien le problème auquel vous êtes confronté. Vous pouvez également faire une sorte de «répétition générale» avec un de vos proches. Ces méthodes vous permettront de vous sentir un peu plus à l'aise.