Loisirs et jeux

Choisir le bon camp de vacances

Choisir le bon camp de vacances

Istockphoto.com Photographe : Istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Choisir le bon camp de vacances

Quand vient le temps de penser à un camp de vacances pour notre enfant, on se pose bien des questions. Voici des réponses pour faire le meilleur choix.

À quel âge notre enfant peut-il aller dans un camp de vacances? Entre 4 et 17 ans. La programmation varie selon l'âge et les capacités de l'enfant.

Pourquoi lui faire vivre l'expérience? C'est l'occasion rêvée pour lui de s'amuser, de nouer des amitiés, de s'initier à la vie de groupe et de multiplier les découvertes. Les nouvelles activités qu'il pratiquera éveilleront peut-être de nouveaux intérêts chez lui. C'est aussi un dépaysement qui lui permet de décrocher véritablement de la routine scolaire et familiale. De plus, notre bambin acquerra de nouvelles compétences, comme l'autonomie, la débrouillardise et le sens de l'initiative, en plus d'intégrer des valeurs telles que l'entraide, le partage, la tolérance et l'ouverture aux autres.

Choisir le bon camp
Quels sont les divers types de camps de vacances? L'Association des camps du Québec (ACQ) regroupe et représente des camps de vacances certifiés qui proposent un séjour avec hébergement. Ces camps doivent respecter 40 normes allant de l'encadrement des campeurs à la formation du personnel, en passant par des menus sains et équilibrés approuvés par un diététiste. Ces normes sont vérifiées aux trois ans. Pour la saison 2006-2007, on comptait 91 camps de vacances certifiés, dont une dizaine sont aménagés pour accueillir une clientèle présentant des handicaps physiques ou intellectuels. D'autres camps de vacances, privés, offrent également leurs services. Ils doivent répondre à des normes gouvernementales régissant l'hébergement, les installations sanitaires, la restauration, l'accueil, les services (notamment les premiers soins et l'équipement et le matériel servant aux activités), le terrain et les bâtiments. Ils doivent aussi se soumettre à certaines lois et règlements (comme la Loi sur la sécurité dans les édifices publics), et leurs cuisines sont inspectées par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Par contre, aucune de ces normes ne touche l'encadrement des enfants (ex.: ratio moniteur-enfants et formation des moniteurs). Il est donc important de bien s'informer à ce sujet si on opte pour un camp non accrédité. (Au sein des camps certifiés, ce ratio varie en fonction de l'âge des enfants: ainsi, pour les moins de 5 ans, il est de 1 moniteur pour 5 enfants; pour les 15-17 ans, il est de 1 moniteur pour 10 jeunes.)

Camp généraliste ou camp spécialisé? Alors que certains camps ont une vocation plutôt générale, d'autres misent sur un créneau bien précis. Au nombre des programmes spécialisés, on compte les arts - plastiques, visuels, de la scène et du cirque -, l'écologie et les sciences naturelles, l'équitation, l'informatique et le multimédia, l'apprentissage de langues, le plein-air, les sciences et les sports. Un certain nombre d'heures (variable d'un camp à l'autre) est consacré à la spécialisation, le reste du temps est consacré à d'autres activités.

Selon quels critères devrait-on choisir un camp? On identifie d'abord les goûts et intérêts de notre enfant. On scrute ensuite la programmation des camps à la loupe. On demande au personnel de nous décrire une journée type. Si on opte pour un camp spécialisé, on vérifie quel pourcentage du temps est alloué à la spécialité. Y privilégie-t-on les activités individuelles ou de groupe? les activités supervisées ou les jeux libres? Il faut également définir nos besoins et attentes à titre de parent. Cela inclut notamment notre budget et nos exigences en matière de sécurité, d'encadrement, de formation du personnel, de programmation, d'activités, d'hébergement et de menus (incluant les repas, les collations et la politique en matière d'allergies alimentaires).

Les camps peuvent-ils convenir à tous les enfants? Oui, à certaines conditions. Dans notre choix, il faut tenir compte de la personnalité et du tempérament de l'enfant. Par exemple, un jeune hyperactif rongera son frein dans un camp où il a peu d'occasions de dépenser son énergie. Et, si notre enfant est timide, on s'assure que l'organisation favorisera adéquatement son intégration. Pour ce faire, on pose des questions concrètes au directeur du camp et aux moniteurs: «Mon enfant est timide. Qu'allez-vous faire concrètement pour favoriser son intégration? Comment allez-vous réagir s'il reste continuellement dans son coin, s'il demande à revenir à la maison, s'il pleure? Avez-vous déjà vécu un tel problème? Comment l'avez-vous réglé?» La qualité des réponses nous renseignera quant à la capacité du camp de répondre aux besoins de notre enfant. Cela vaut pour tout type de tempérament. Notre jeune présente des troubles d'attention ou de comportement ou encore des troubles envahissants du développement comme l'autisme? On en informe la direction du camp, qui nous dira si elle peut ou non répondre à ses besoins.

Comment s'assurer que les activités plairont à notre enfant? Si on choisit un camp spécialisé, on peut, au préalable, inscrire notre enfant dans un camp de jour qui offre des activités comparables ou encore l'initier à ces activités dans ses heures de loisirs. Certains camps offrent également de courts séjours. Si notre enfant s'y plaît, on pourra l'inscrire pour un séjour prolongé.

Devrait-on visiter le camp avant d'y envoyer notre enfant?
Absolument. Avant le début de la saison, plusieurs camps offrent une journée portes ouvertes. Rien ne nous empêche de convenir avec l'organisation d'une visite individuelle des lieux, idéalement avec notre enfant.

Où peut-on obtenir de l'information sur les camps de vacances? On consulte le Répertoire des camps certifiés sur le site de l'ACQ (www.camps.qc.ca ou on se procure le magazine des camps de vacances certifiés du Québec, offert gratuitement dans les CLSC de la province. L'ACQ organise aussi annuellement sa Caravane des camps certifiés. Plus d'une trentaine de représentants des différents camps du Québec se donnent rendez-vous à ce salon. Si notre enfant présente un handicap, on peut aussi consulter le site de l'Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées www.aqlph.qc.ca et s'informer auprès de l'organisation. Elle pourra nous guider vers un camp approprié. Après avoir épluché l'information, pour en savoir plus sur les camps convoités, on peut se procurer leurs dépliants et consulter leurs sites, puis contacter la direction par téléphone.

Questions de sécurité
Comment s'assurer qu'un camp est sécuritaire? On visite l'endroit et ses installations. Les lieux sont-ils bien entretenus? Les accès intérieurs et extérieurs sont-ils bien éclairés? Les aires de jeu comportent-elles des zones ombragées pour éviter les insolations? On demande aussi à voir les équipements. Sont-ils en bon état et bien remisés et cadenassés pour n'être accessibles qu'au personnel autorisé? Finalement, on pose des questions sur tout aspect qui touche à la sécurité des campeurs. Comment se fait le contrôle des présences? Y a-t-il une infirmerie et une personne responsable des premiers soins? Lors d'excursions, la direction du camp peut-elle être rejointe en tout temps? Des réponses évasives, ambiguës et insatisfaisantes devraient sonner une alarme dans notre esprit.

Quelles sont les mesures de sécurité qui devraient être en place? Elles sont nombreuses. Chaque établissement doit se doter d'un plan d'urgence, de règles de sécurité et de modalités d'exécution pour chaque activité potentiellement dangereuse (activités nautiques, escalade, équitation, etc.), en plus de disposer d'équipements sécuritaires, vérifiés régulièrement. En tout temps, il devrait y avoir sur les lieux suffisamment de personnel certifié en secourisme pour intervenir en cas d'urgence (formations reconnues: Société de sauvetage, CSST, Croix-Rouge ou Ambulance St-Jean). La présence d'une trousse de premiers soins conforme et le rangement des médicaments dans un endroit sécuritaire sont essentiels. Les camps de vacances doivent embaucher des sauveteurs brevetés pour la surveillance des plans d'eau. Des contrôles devraient également avoir lieu pour assurer la qualité de l'eau de consommation et de l'eau de baignade.

Qui sont les moniteurs et quelle formation reçoivent-ils? La majorité des moniteurs de camps certifiés sont des hommes ou des femmes de 18 ans et plus. Toutefois, on autorise un maximum de 35 % de moniteurs de 17 ans. Les moniteurs reçoivent une formation de 60 heures, couvrant un très large spectre de sujets, comme le camp et son milieu, le rôle, les responsabilités et les tâches du moniteur, l'enfant et ses besoins, les activités et l'animation, la sécurité, la prévention et les premiers soins.

Comment s'assurer que le personnel est professionnel? On discute avec la direction et les moniteurs (ces derniers sont parfois présents lors des journées portes ouvertes). On pose toutes les questions qui nous préoccupent concernant l'âge des moniteurs, leur formation, leur ancienneté, le ratio moniteur-enfants, le type d'encadrement utilisé, l'approche pédagogique, les valeurs transmises, etc. On parle aussi à des parents qui envoient déjà leurs enfants dans ce camp (certains camps acceptent de nous donner des références d'autres parents, mais le mieux est de faire appel au bouche à oreille).

Coûts, réservation et préparatifs
Combien coûte un séjour dans un camp de vacances? Pour une semaine dans un camp de vacances certifié, le tarif moyen total se situe entre 350 $ et 400 $. Le tarif moyen par nuitée avoisine 55 $ à 75 $, mais cela peut aller jusqu'à 120 $ dans les camps très spécialisés. Cela comprend l'inscription, l'hébergement, les repas, les activités et l'animation.

Et si c'est trop cher pour moi? Certains camps de l'ACQ soutiennent les familles qui ne sont pas en mesure de payer le plein tarif. Certains offrent même une tarification proportionnelle, où le coût du séjour est établi en fonction du revenu familial.

Quelles sont les politiques de remboursement? Les politiques d'acompte et de remboursement devraient figurer sur la fiche d'inscription. En règle générale, on peut obtenir un remboursement, en payant une légère pénalité, si on annule avant le début du camp. Si la direction juge que notre enfant n'est pas en mesure de terminer son séjour, on paie généralement seulement pour les jours utilisés.

À quelle période doit-on réserver?
Les inscriptions se font à l'année, mais le gros des inscriptions se fait au cours des mois de mars et d'avril. En juin, près de 90 % des places sont réservées. Alors, si on souhaite des dates de séjour bien précises (ex.: les deux dernières semaines de juillet), il faut s'y prendre tôt.

Quelles informations doit-on fournir? On nous demandera de remplir une fiche santé, en plus de fournir certaines informations sur notre enfant. Il fait pipi au lit, est somnambule, a des phobies (ex.: noirceur, araignées, eau) ou a vécu récemment des événements susceptibles d'affecter son humeur et ses comportements (ex.: séparation/divorce des parents)? On le dit. Mieux le personnel connaît notre enfant, plus efficace sera son intervention en cas de pépin.

Est-ce une bonne idée d'envoyer notre enfant au même camp que son frère, sa soeur ou un ami? Pourquoi le priver d'un bon copain en camp de vacances? Si l'enfant en est à sa première expérience, s'il est très jeune ou a un tempérament plus craintif, cela peut également lui procurer un sentiment de sécurité. Certains camps offrent également des rabais si on y inscrit plus d'un enfant. Mais si nos enfants s'entendent comme chien et chat ou si leurs goûts sont diamétralement opposés, vaut mieux dénicher un camp qui réponde aux besoins de chacun.

Comment préparer notre enfant à son séjour? D'abord, il faut lui transmettre un message positif sur les plaisirs qu'il en retirera. On visite avec lui le site du camp ou, mieux encore, le camp. On lui demande ce qu'il ressent à l'approche du séjour (ex.: joie, excitation, peur, anxiété, etc.). On le réconforte au besoin, et on cherche avec lui des solutions pour faire face aux émotions négatives. Par exemple, s'il a peur de s'ennuyer, il voudra peut-être apporter des photos de famille, un doudou ou tout autre objet qui lui rappelle notre présence. (Et on ne lui dit pas constamment qu'on va s'ennuyer: cela pèsera lourd sur ses épaules.) Entre-temps, on peut l'inciter à assumer certaines tâches domestiques pour l'aider à devenir plus autonome. S'il couche seulement à la maison, on peut faire du camping en famille avant ou l'habituer à coucher ailleurs à quelques reprises, chez une tante, par exemple.

Que doit-on mettre dans ses bagages? Chaque camp fournit une liste d'articles à apporter. On prend toujours soin de bien identifier tous les vêtements et les effets personnels de l'enfant. Peut-on garder contact avec notre enfant pendant son séjour? Certains camps le permettent, d'autres non. On s'informe des politiques de l'établissement.

Que se passera-t-il s'il s'ennuie ou s'il ne s'intègre pas? Le camp de vacances doit favoriser l'intégration des enfants par le jeu, les activités, les discussions de groupe ou les rencontres individuelles. À l'occasion, le personnel peut faire appel aux parents pour obtenir un coup de pouce. Dans de rares cas, un enfant peut voir son séjour écourté, si la direction le juge nécessaire.


Merci à: Louis Jean, directeur général, Association des camps du Québec; Mélanie Paquet, coordonnatrice, Explos-Nature, titulaire d'une maîtrise en loisir, culture et tourisme de l'UQTR (son mémoire portait sur les critères d'excellence des camps de vacances du Québec); Patrick St-Denis, copropriétaire et directeur des opérations, Camp Le Ranch Massawippi.

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Choisir en fonction de leur passion
«Mes enfants ont des passions et des intérêts différents. J'ai donc choisi de les inscrire dans trois camps différents pour m'assurer une meilleure participation de chacun. Une décision que je n'ai pas regrettée.»
Céline, mère de Jean-Sébastien, 18 ans, Audrey-Anne, 16 ans, et Carolie, 11 ans

Suscite l'anticipation
«Avant le camp, on revoit en famille le programme de la semaine et on en parle pour faire naître l'anticipation. Plus jeunes, les enfants apportaient un toutou pour dormir.»
Antoine, mère de Jean-Bernard, 18 ans, et Camille, 15 ans

Faire les bagages
«Ma fille et moi faisons toujours les bagages ensemble. Pour lui permettre de se préparer à l'idée de partir, se responsabiliser et minimiser les chances qu'elle oublie quelque chose avant de partir du camp de vacances.»
Carole, mère de Mélanie, 9 ans

Faire le plein de souvenirs
«Dans les bagages de l'enfant, glissez une caméra jetable et un journal de bord. Cela lui permet de ramener des photos de ses copains et des activités qu'il aura pratiquées, et de noter des souvenirs ou des chansons qui l'auront marqué.» Louise, mère de Cédric, 12 ans

Une belle occasion pour un enfant autiste
«Mon enfant est atteint d'autisme. Au camp de vacances, elle cohabite avec des enfants réguliers. L'expérience est bénéfique pour chacun. Elle les observe, les imite et socialise avec eux, et eux apprennent à s'ouvrir aux différences. Aujourd'hui, ma fille en retire encore des bénéfices: elle va davantage vers les autres enfants, dans les bains libres, par exemple.»
Danielle, mère de Roxanne, 12 ans

Un retour marqué!
«Le lendemain du retour du camp, on organise toujours une fête avec les grands-parents et les amis du voisinage. En plus de partager des souvenirs, cela permet à mon fils de faire la transition entre le camp et le retour à la routine quotidienne.» Lyne, mère d'Alexandre, 9 ans


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